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Saison agricole 2025-2026: Des chiffres records

• Avec une hausse de 9,2 % des superficies emblavées

• La campagne humide a couvert 126,4% des besoins céréaliers

• Et la production maraîchère a connu une hausse de 14,4% en saison sèche

Au cours du Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026, le ministre d’État en charge de l’agriculture, le Commandant Ismaël Sombié, a présenté les résultats de la campagne agricole de saison sèche 2025-2026, marquée par une progression globale des productions maraîchères, céréalières et des tubercules. Selon les données communiquées, la production maraîchère, toutes spéculations confondues, est estimée à 1 469 371 tonnes, soit une hausse de 14,4% par rapport à la campagne précédente. Cette performance confirme la dynamique de développement du secteur horticole, fortement soutenu par les politiques publiques d’aménagement et d’accès à l’eau. La production céréalière (maïs, riz, blé) s’établit, quant à elle, à 55 141 tonnes, enregistrant une augmentation de 5% en glissement annuel. De même, les racines et tubercules (pommes de terre, patates) atteignent 61 512 tonnes, également en hausse de 5%. Ces résultats traduisent une amélioration progressive de la productivité agricole, malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et climatiques dans certaines zones du pays.

Le ministre d’État en charge de l’agriculture, le Commandant Ismaël Sombié.

On se rappelle que la campagne humide s’est distinguée par une hausse de 9,2 % des superficies emblavées, rendue possible par la sécurisation de zones de production et la réinstallation de populations. L’État a fortement soutenu les producteurs à travers des aménagements et la mise en valeur de 127 000 hectares. La production céréalière totale s’élève à 7 millions 142 mille 484 tonnes, soit une hausse de 17,63 % par rapport à la campagne précédente. Les autres cultures vivrières totalisent 1 million 246 mille 132 tonnes, en hausse de 27,9 %, dont 884 953 tonnes de niébé (+10 %). Les cultures de rente (sans le coton) atteignent 1 million 353 mille 298 tonnes, soit +3,03 %.

Avec plus de 7 millions de tonnes, la production céréalière de la campagne est historique.

D’une manière générale, la campagne 2025-2026 s’est déroulée dans un contexte marqué par la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire, couplée à l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025. Une dotation record en intrants, engrais, semences et matériels a été mise à la disposition des producteurs et des personnes déplacées internes (PDI). L’État burkinabè a injecté environ 104 milliards FCFA pour soutenir la campagne agropastorale et cet appui massif s’est traduit par d’importantes subventions sur les intrants, des labours aménagés et la dotation en matériels agricoles.

Pour la campagne sèche particulièrement, l’État a mis en place de 472 forages à gros débit et 129 forages maraîchers, renforçant l’accès à l’eau pour l’irrigation. Par ailleurs, 3 900 hectares de périmètres irrigués ont été aménagés, dont 643 hectares spécifiquement dédiés au maraîchage sur l’ensemble du territoire. À cela s’ajoutent 3 617 hectares de terres labourées hors aménagement, portant la superficie totale exploitée à 91 307 hectares, soit une hausse de 16%. Les producteurs ont été également accompagnés à travers un important soutien en intrants agricoles. Ainsi, 6 634 tonnes d’engrais NPK, 3 714 tonnes d’urée et 377 tonnes de fumure organique ont été distribuées à prix subventionnés.

Aussi, 1 525 tonnes de semences améliorées ont été mises à disposition gratuitement, afin d’améliorer les rendements et encourager l’adoption de variétés plus performantes. Dans le cadre de la modernisation des techniques de production, des équipements d’exhaure ont été déployés, comprenant 195 motopompes solaires, 7 731 tubes en PVC et 168 kits d’irrigation goutte-à-goutte. Ces dispositifs visent à faciliter l’accès à l’eau et à promouvoir des pratiques agricoles plus efficaces et durables, notamment dans les zones à fort potentiel maraîcher.

Moumouni SIMPORE

 

Des mesures de soutien

Intrants et semences : mise à disposition de 70 000 tonnes d’engrais, environ 15 000 tonnes de semences améliorées, ainsi que des produits phytosanitaires.

Labours subventionnés : aménagements et labours de bas-fonds proposés à des tarifs très réduits (5 000 FCFA/ha pour le motoculteur et 10 000 FCFA/ha pour le tracteur), voire gratuitement pour certaines zones.

Matériel agricole : remise de centaines de tracteurs, motoculteurs, moissonneuses et de kits d’irrigation pour renforcer la mécanisation.

Volet pastoral : subventions pour la vaccination et le traitement du cheptel et de la volaille.

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