Les combats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES): le gendarme Banlo Kambou y voit une lueur d’espoir
• Il met un ouvrage à la disposition du public
• A 8.000 FCFA à la librairie Mercury
• Préfacier : Jonas Hien
Les rayons de littérature se sont enrichis avec la sortie du livre au titre évocateur : “Mentalités et développements en Afrique subsaharienne : les combats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) “. La dédicace a eu lieu le mercredi 6 mai 2026, à la librairie Mercury, à Ouagadougou. L’auteur est un personnage atypique, gendarme à la retraite, panafricaniste convaincu, autodidacte, amoureux de belles lettres, critique politique, c’est à la sortie de trois mois de coma qu’il prend l’engagement personnel de finaliser son ouvrage de 290 pages, structurés en cinq grands chapitres. Le public a eu droit à des témoignages poignants sur l’auteur qualifié de miraculé de la vie. Sur le contenu du livre, au regard du titre, tous s’accordent à dire que son avènement vient à point nommé, car, disent-ils, les pays africains, et en particulier ceux de l’espace AES, sont dans la quête de leur souveraineté politique, économique et militaire. Thierry Millogo, promoteur de la librairie Mercury, également éditeur et préfacier du livre, a souligné qu’à travers cet ouvrage, l’auteur convoque l’AES à un procès pas pour être jugé mais pour exposer sa vision qu’il souhaite voir se réaliser. Pour lui, il a mené des réflexions profondes pour secouer les mentalités africaines, afin que le peuple africain s’assume.
Il prône un changement de mentalité des Africains
Selon le critique littéraire, professeur certifié de lettres et écrivain, Maxime Banlo, qui a présenté l’ouvrage, il ressort que cet ouvrage est un chef d’œuvre accompli. L’idée centrale repose sur le fait que le sous-développement n’est pas seulement une question de ressources ni d’infrastructures, mais aussi une question de schémas mentaux. On retient que pour se développer, l’Afrique subsaharienne, en particulier, doit s’affranchir d’un héritage psychologique colonial qui a su générer des complexes d’infériorité ou de dépendance criarde vis à vis de l’extérieur. Il s’agit pour l’auteur finalement de réintégrer les valeurs culturelles pour les mettre au service de la productivité, de la discipline et de l’innovation. On note que le livre se focalise sur les combats de l’AES. Ce n’est pas qu’une alliance militaire, c’est un changement de paradigme : l’AES incarne la volonté de reprendre le contrôle sur les ressources naturelles et la sécurité nationale sans interventionnisme étranger (notamment français). Le combat demeure celui de l’intégration. L’ouvrage décline le développement sous forme de lettres quotidiennes et structurelles. Le livre est un essai politique qui traite de la nécessité pour l’Afrique, notamment les pays de l’Afrique subsaharienne, de changer de mentalité pour se tourner vers un sincère et réel développement. L’ouvrage est essentiellement dédié à ses défunts parents à la page 13. De la page 15 à la page 16, on a une préface signée conjointement de M. Millogo et Jonas Hien. Les pages 17, 18, 19, 20, 21 et 22 sont consacrées à une introduction dans laquelle l’auteur évoque la situation peu reluisante de l’Afrique, surtout celle située au sud du Sahara. Pour des raisons sans doute d’honnêteté intellectuelle, il se propose en fin d’ouvrage (page 219 à la page 223), une bibliographie bien fournie, ainsi qu’un glossaire (page 225 à 229), afin d’aider le lecteur dans son parcours de lecture. Un sommaire est également proposé ainsi qu’une page de remerciements adressée à tous ceux ou toutes celles qui l’ont soutenu dans son projet d’écriture.
ACS
Le lecteur pourrait parcourir des chapitres tels que :
“Le désespoir est-il justifié ? ;
“Démocratie africaine-afrocratie”;
“Contexte sanitaire” ;
“Le contexte diplomatique et les mentalités” ;
“Représentativité de l’Afrique dans le contexte économique mondial/une mentalité économique suicidaire” ;
“Perspectives et atouts économiques toujours existants” ; “Culture/mentalité” ;
“Académique/scolaire (enseignement)”,
“Presse et liberté d’expressions”, “contexte actuel et vision futuriste”.

