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Activités économiques: près de 98% d’entreprises individuelles

• 389.172 unités économiques au 31 décembre 2024

• Seulement près de 4% d’entreprises sont formelles

• Selon le Recensement général des entreprises réalisé par l’INSD

389.172 unités économiques au total ont été recensées sur l’ensemble du territoire national du Burkina Faso, à la date du 31 décembre 2024.

Selon le Directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, le Recensement général des entreprises avait pour objectif principal de fournir des données fiables et actualisées des unités économiques au Burkina Faso. (Ph. Yvan Sama).

Ces chiffres qui relèvent du Recensement général des entreprises (RGE), conduit en 2024 par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), ont été officiellement présentés au gouvernement, à l’administration fiscale, aux acteurs économiques…, le mercredi 6 mai 2026, à Ouagadougou. De l’avis du Directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, cette opération d’envergure nationale avait pour objectif principal de fournir des données fiables et actualisées sur l’ensemble des unités économiques, tant formelles qu’informelles issues de tous les secteurs d’activités au Burkina Faso. Une enquête jugée salutaire par l’ensemble des intervenants, car ces données représentent une photographie complète, géoréférencée et actualisée du tissu économique national.

Un outil d’aide de décisions

Le Secrétaire général, Vieux Abdoul Rachid Soulama, a martelé que le RGE servirait d’outil d’aide de décisions aux autorités. (Ph. Yvan Sama).

Le représentant du ministre de l’Économie et des Finances, le Secrétaire général, Vieux Abdoul Rachid Soulama, a martelé que le RGE va servir d’outil d’aide de décisions aux autorités. Lesquelles décisions, dit-il, devraient permettre d’améliorer la compétitivité, de stimuler la croissance économique et de prendre des lois adaptatives au secteur économique. Le RGE, une première au Burkina Faso par son caractère d’envergure nationale, montre que la région du Kadiogo concentre 46,8% des unités économiques, suivie du Guiriko (18,0%). Les grandes villes telles que Ouagadougou et Bobo-Dioulasso demeurent les principaux pôles entrepreneuriaux avec respectivement 41,3% et 14,4% des unités économiques. L’enquête révèle que c’est le secteur tertiaire qui domine l’économie avec 80,4% des unités, suivi du secteur secondaire (19,3%).

Près de 92% d’entreprises ne possèdent pas de numéro IFU

30,3% des femmes dirigent des entreprises (Ph. Yvan Sama).

L’opinion publique a été informée que le commerce, branche du secteur tertiaire, domine l’économie avec 52,7% des unités, suivi des activités de fabrication (17,9%) et de l’hébergement-restauration (13,4%). Les unités artisanales ne sont pas en reste, car elles représentent (45,6%) des unités économiques recensées, avec une dominance de l’artisanat de production (65,4%). Malgré cette dynamique à exercer le commerce, le constat établi par le RGE sur le terrain révèle un faible niveau de formalisation des unités économiques au pays des Hommes intègres. A titre illustratif, seulement 3,5% des unités économiques recensées sont formelles, tandis que 96,5% évoluent dans l’informel. Fait notable, c’est qu’au Burkina Faso, la majorité des entreprises recensées, soit 97,9%, sont des entreprises individuelles ; 91,4% ne possèdent pas de numéro IFU ; 92,0% ne sont pas affiliées à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et 96,5% ne tiennent pas de comptabilité formelle. Les enquêteurs de l’INSD rapportent que dans la majorité (90,9%), les nationaux sont détenteurs du capital social des unités économiques et la part du capital étranger est plus importante dans les services (14,3%). Autre fait rapporté est que le tissu entrepreneurial est largement dirigé par les hommes (69,7%), sauf dans certains secteurs comme l’hébergement-restauration (49,8%) et la production de glace (26,3%). Les dirigeants sont majoritairement burkinabè (98,0%), avec une faible représentation étrangère. Par ailleurs, 38,1% des chefs d’entreprises n’ont aucun niveau d’instruction et seuls 6,3% ont un niveau supérieur.

Effectif des entreprises selon la taille

La taille de l’entreprise est définie à partir du chiffre d’affaires hors taxes. Le paysage économique du Burkina Faso est dominé par les entreprises de petite taille. En effet, il ressort des résultats de l’enquête que 90,6% des entreprises recensées sont des microentreprises, c’est-à-dire réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal à 15 millions FCFA. En revanche, seulement 0,3% des entreprises sont de grande taille, avec un chiffre d’affaires annuel supérieur à 1 milliard FCFA. Les entreprises de taille moyenne représentent 3,1%. En rappel, cette enquête a été réalisée avec le soutien technique d’Afrisat et le financement conjoint de l’Etat burkinabè et de la Banque mondiale, dans le cadre du projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHASAO).

ACS

Nationalité des dirigeants des entreprises ?

Si le tissu entrepreneurial du Burkina Faso est largement national, (98,0%), il n’en demeure pas moins que des acteurs économiques étrangers (Afrique de l’Ouest) ont pion sur rue. A titre illustratif, des dirigeants d’entreprises de nationalité étrangère sont principalement des Togolais (0,3%), des Nigérians (0,2%), des Béninois (0,1%), des Ivoiriens (0,1%), des Nigériens (0,1%) et des Maliens (0,1%).

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