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Journée de l’Europe: clin d’œil sur ces projets de l’UE qui impactent le quotidien de Burkinabè

• Plus de 8 milliards FCFA pour l’assainissement et le drainage de Ouagadougou

• Près de 4 milliards FCFA en faveur de l’éducation

Le 9 mai de chaque année, l’Union européenne (UE) commémore la Journée de l’Europe. Pour la commémoration de 2026, la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso n’est pas restée en marge. Elle a initié une série d’activités. Au nombre desquelles, une immersion de journalistes dans des projets de l’UE dans la ville de Ouagadougou. En effet, une caravane de presse d’une dizaine de journalistes a sillonné, le 6 mai dernier, plusieurs sites d’infrastructures de la capitale qui portent la signature de l’organisation.

La première étape du circuit a été l’école primaire Bassinko A. Grâce à un financement de l’UE, trois salles de classes et des infrastructures connexes (latrines, toilettes, cabines de gestion hygiénique des menstrues, jardin scolaire, …) ont été érigées dans cette école. Pour les apprenants comme pour les enseignants, ces infrastructures viennent améliorer les conditions d’apprentissage. « Les trois nouvelles classes ont augmenté les conditions d’accueil de l’école qui ne comptait que six classes. Avant, nous avions des classes pléthoriques où les effectifs allaient jusqu’à 130 élèves et le travail était difficile. Maintenant, nous avons en moyenne un effectif de 60 élèves par classe », a expliqué le Directeur de Bassinko A, Halidou Sourwema.

En fait, cette école de la périphérie nord de Ouagadougou ne montre qu’une partie du fruit d’un financement plus large de l’UE en faveur du secteur de l’éducation au Faso. En effet, 6 millions d’euros, soit près de 4 milliards FCFA, ont été alloués en 2023 en appui à la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation et de la formation 2017-2030. Cela a permis la construction et l’équipement de 60 salles de classes, ainsi que des infrastructures complémentaires. Ces appuis concernent 10 écoles primaires dans les régions de Bankuy, du Kadiogo, du Nando et du Guiriko. Objectif, accompagner le gouvernement dans ses efforts pour assurer la continuité éducative dans un contexte de défis sécuritaires.

Avec ces nouvelles salles de classes, Bassinko A offre de meilleures conditions d’apprentissage. (Ph. B.K.)

Après Bassinko, les journalistes sont allés au contact d’autres réalisations phares de l’Union européenne dans la ville capitale. C’est le cas du drain de Tanghin et ses infrastructures connexes. Un projet dont le montant investi (plus de 8 milliards FCFA) résume toute son importance. Long de près de cinq kilomètres, ce canal est destiné au drainage des eaux pluviales de la capitale. Et à proximité, d’autres infrastructures qui redonnent une nouvelle vie à Tanghin et à la Ceinture verte de Ouagadougou, ce poumon vert de la capitale en construction depuis plusieurs décennies.

Il faut souligner qu’à l’origine de ce vaste chantier du drain, il y avait cette volonté de la Mairie de Ouagadougou, via l’Agence municipale des grands travaux (AMGT), de réduire de manière significative les risques d’inondations dans la ville de Ouagadougou.  Ainsi, la contribution de l’institution s’est inscrite dans le cadre du Projet d’assainissement et de drainage de Ouagadougou (PADO).

De part et d’autre du drain, c’est tout un écosystème créé pour de meilleures conditions de vie des populations : 5 kilomètres de caniveaux secondaires, 18 ouvrages de franchissement routiers ; 2 km de voies bitumées et aménagées ; de l’éclairage public; une cinquantaine de banquettes de repos ; 13 448 arbres plantés ; un plateau multisports pour jeunes ; 2 centres de collecte et de tri des ordures ; un bassin de rétention d’eau de 155 000 m; un périmètre maraîcher de 7,3 hectares équipé de 4 forages, etc.

Le périmètre maraîcher aura retenu beaucoup plus l’attention des caravaniers. Quoi de plus normal, d’autant plus que cet espace aménagé sur la Ceinture verte représente une source de revenus pour au moins 200 femmes, et partant, pour autant de familles. « Grâce à son exploitation, nous arrivons à payer la scolarité de nos enfants et à épauler nos maris pour subvenir aux besoins de nos familles », a confié Kiswendsida Kaboré, l’une des bénéficiaires.

Pour le premier vice-président de la Délégation spéciale de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, ces multiples réalisations au profit de Ouagadougou traduisent un « partenariat structurant » aux impacts « visibles » entre l’institution et la ville. Un impact qui suscite de la satisfaction pour la Délégation de l’UE. « Voir à quel point l’initiative est structurante et développante, qu’elle permet de régler des problèmes liés au climat, de mettre des personnes à l’ouvrage et qu’il y a des lieux qui favorisent le développement économique, c’est quelque chose qui, pour nous, est extrêmement satisfaisant », a déclaré l’Ambassadeur, Philippe Bronchain.

Béranger KABRE (Collaborateur)

Des projets à hauteur de 300 millions d’euros entre 2021 et 2024

Le clou de la caravane a été un échange à bâtons rompus avec le chef de la Délégation de l’UE au Burkina. A cette étape, Philippe Bronchain a rappelé le long chemin de coopération partagé depuis 1959 entre l’Union européenne et le pays des Hommes intègres, et souligné la qualité des relations bilatérales. Selon le diplomate, l’UE reste un « partenaire sincère » à l’égard du Burkina, avec des projets financés à hauteur de 300 millions d’euros entre 2021 et 2024.

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