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SNC 2026: A la découverte de la troupe Séré Kini

Elle est prête à défendre les couleurs du Guiriko                                                                                                                             

Dans la catégorie «choeur populaire»                                                                                                                                       

• Plus de 1.700 artistes en compétition pour cette 22e édition

Du 25 avril au 2 mai 2026, Bobo-Dioulasso vibrera aux rythmes de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture SNC Bobo 2026. Placée sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », cette messe de la culture réunira environ 1.799 artistes, issus des 14 régions culturelles et de la diaspora pour des prestations et compétitions. Au-delà de l’aspect festif, la SNC c’est aussi des compétitions. Lesquelles compétitions sont placées sous l’égide du Grand Prix national des Arts et des Lettres (GPNAL) qui célèbre la création artistique dans cinq catégories (arts du spectacle, arts plastiques, littérature, art culinaire, sports traditionnels). Nous sommes allés à la rencontre de la troupe Séré Kini de Siraba, représentant la région du Guiriko, ce vendredi 24 avril 2026, à la veille de l›ouverture officielle de la SNC, pour nous enquérir de l’état d’esprit et d’avancement des préparatifs. Et la troupe se dit prête.

Olivier Somé, responsable de la troupe Séré Kini. (DR)

« Nous sommes prêts pour la fête », c’est ce qu’a laissé entendre Olivier Somé, responsable de la troupe Séré Kini de Siraba, avec un ton et une voix remplie d’assurance, en supervisant la séance de répétition du jour au centre Siraba de Bobo. Présente à cette 22e édition de la SNC Bobo 2026, la troupe Séré Kini de Siraba, depuis sa création en 2010 à Bobo-Dioulasso, est en train de s’imposer progressivement comme une référence dans la catégorie « chœur populaire » au Burkina Faso. Forte d’une vingtaine de membres, elle puise son inspiration dans les chants traditionnels. « Nous nous inspirons des chansons entonnées lors des réjouissances, des travaux champêtres et des moments de rassemblement communautaire », a affirmé Olivier Somé, responsable de la troupe et par ailleurs comédien, à l’instar des autres membres de la troupe. 

Représentant la région du Guiriko, sa première participation à une compétition remonte à 2010, dans la catégorie chœur populaire. Selon son responsable, Olivier Somé : « Cette initiative est née d’un constat : le manque de troupes et l’insuffisance de la qualité des prestations au niveau de cette discipline. La seule troupe qui était présente à la SNC avant nous, dans la catégorie chœur, n’a pas eu la moyenne et cela nous a révolté. Et en 2010, j’ai commencé à entraîner mes comédiens en chœur, dans l’optique de prendre part à la SNC 2010 ».

C’est ainsi qu’en 2010, la troupe a connu sa première participation à une compétition dans la catégorie « chœur populaire ». Malgré cette entrée récente, Séré Kini a su tirer son épingle du jeu en décrochant une honorable troisième place, lors de sa première participation.

Les membres de la troupe en pleine séance d’entraînement. (DR)

Deux ans plus tard, en 2012, la troupe franchit un cap important en devenant championne dans sa catégorie. Une consécration qui témoigne de son sérieux, de sa cohésion, de son attachement au travail bien fait et à la promotion des chants populaires.

Aujourd’hui, à la veille de la 22e édition de la plus grande manifestation culturelle du pays, la troupe affiche une détermination sans faille. Depuis sa qualification, les membres s’investissent pleinement dans les préparatifs, avec près de quatre heures d’entraînement par jour. Ces répétitions intensives se déroulent sous la supervision rigoureuse de leur responsable, Olivier Somé, assisté par une collaboratrice.

Malgré cet engagement, la troupe a dû faire face, selon son responsable, à plusieurs difficultés durant sa préparation. « La contrainte majeure que nous rencontrons est surtout d’ordre financier. Nous avons beaucoup de charges à supporter. Que ce soit la logistique, la restauration…. En plus, la distance entre les lieux d’habitation et le centre n’est pas négligeable. Or, nous nous entraînons chaque jour. Mais nous faisons preuve de résilience pour pouvoir atteindre nos objectifs qui sont, entre autres, offrir une prestation de qualité, défendre dignement les couleurs de la région et, pourquoi pas, reconquérir le titre de champion ».

Mais au-delà de la compétition, la troupe ambitionne surtout de promouvoir et de préserver la richesse du chœur populaire burkinabè.

IB (Collaborateur)

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