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Mobilisation des recettes en 2025: des réformes fiscales audacieuses opérées

• Conséquence : hausse des recettes de près de 20%

• Avec des recettes fiscales de plus de 2.600 milliards FCFA

L’Etat s’est passé de certains dons

Dans les mois à venir, le gouvernement du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, va soumettre aux Députés de l’Assemblée législative de transition (ALT), la loi de règlement 2025. Dernière étape du processus d’adoption d’un budget qui permet aux Députés de juger de la sincérité et de la conformité du Budget de l’Etat, gestion 2025.

Mais avant cette étape, que peut-on de la gestion de ce budget, durant l’année 2025 ? Des réponses officielles ont été livrées à partir de la note de conjoncture économique de la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP), publiée en fin décembre 2025. Le gouvernement, sous le leadership du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, nourrit de grandes ambitions en matière de développement socioéconomique au profit des Burkinabè.

A ce titre, il a fait passer le Budget de l’Etat de plus de 2.000 milliards FCFA dans les années antérieures à plus de 3.000 milliards FCFA. Une chose est de nourrir des ambitions et une autre est de pouvoir les réaliser. Cette ambition de mobiliser plus de recettes pour faire face aux besoins pressants des Burkinabè a amené l’Exécutif à accélérer la digitalisation des procédures dans les régies de recettes et à engager une lutte contre la fraude, le faux et la corruption. Mieux, il a aussi engagé de nombreuses réformes fiscales pour mieux recouvrer auprès des contribuables.

Ainsi, en 2025, au titre des réformes majeures, on note les nouvelles dispositions fiscales contenues dans ce projet de loi. Ces nouvelles mesures visent, entre autres, l’élargissement de l’assiette fiscale (2 mesures) ; l’amélioration du rendement de l’impôt (2) ; des ajustements techniques de dispositions (19) et des faveurs fiscales (7). C’est ainsi que le Budget de l’Etat, exercice 2025, s’est établi à 3.149,8 milliards FCFA de recettes et à 3.612,3 milliards FCFA de dépenses, avec une épargne budgétaire de 559,0 milliards FCFA et un déficit budgétaire de 462,5 milliards FCFA. En cours d’année 2025, le gouvernement a revu encore ses ambitions à la hausse, à travers des ajustements opérés à travers la Loi de finances rectificative (LFR) adoptée par les Députés, permettant d’augmenter les recettes.

Le rapport de la DGEP révèle qu’à fin novembre 2025, les recettes se situaient à 3.177,4 milliards FCFA, en hausse de 18,7% (+500,2 milliards FCFA) par rapport à fin novembre 2024. Cette hausse s’explique principalement par la progression des recettes fiscales et des autres recettes, tandis que les dons enregistrent une diminution. A propos de la diminution des dons, cette situation résulte de la nouvelle vision politique de souveraineté du pouvoir actuel. Celui-ci a décidé, au nom de la reconquête de la souveraineté économique, de se passer de certains dons des partenaires financiers.

Concernant les recettes fiscales, elles s’établissent à 2.623,4 milliards FCFA, en augmentation de 15,2% (+347,1 milliards FCFA) par rapport à fin novembre 2024. S’agissant des autres recettes, elles s’affichent à 436,1 milliards FCFA, en hausse de 75,6% (+187,7 milliards FCFA). Quant aux dons, ils s’affichent à 117,9 milliards FCFA, en diminution de 22,7% (-34,6 milliards FCFA).

Les dépenses

La note de conjoncture économique de la DGEP souligne qu’en matière de dépenses, l’Etat était, à fin novembre 2025, à 3.302,6 milliards FCFA, en hausse de 3,5% (+110,7 milliards FCFA) par rapport à fin novembre 2024. Cette hausse est imputable aussi bien aux charges qu’aux acquisitions nettes d’actifs non financiers. Il ressort du document que les charges ont progressé de 5,0% pour se situer à 2.196,2 milliards FCFA à fin novembre 2025. Quant aux acquisitions nettes d’actifs non financiers (dépenses en capital), elles s’établissent à 1.106,5 milliards FCFA, en augmentation de 0,6% par rapport à fin novembre 2024 (+6,9 milliards FCFA).

Soldes comptables et financements

Il ressort du document qu’en fin novembre 2025, le besoin de financement était de 125,3 milliards FCFA, en amélioration de 389,6 milliards FCFA, comparativement à fin novembre 2024. D’après les rédacteurs du rapport, ce besoin de financement a été réalisé par une accumulation nette de passifs de 167,8 milliards FCFA, les acquisitions nettes d’actifs financiers ayant augmenté de 37,8 milliards FCFA.o

Ambéternifa Crépin SOMDA

Créances sur l’économie

Le document de la DGEP révèle que les créances sur l’économie, elles, s’établissent à 4.129,2 milliards FCFA à fin octobre 2025, en baisse de 180,6 milliards FCFA (-4,2%) par rapport à fin décembre 2024. Cette contraction est essentiellement en lien avec la baisse des crédits accordés aux sociétés non financières privées de 250,1 milliards FCFA (-12,1%). Comparativement à fin octobre 2024, le financement de l’économie par les banques recule de 508,8 milliards FCFA (-11,0%). Ce recul s’explique essentiellement par la diminution des crédits accordés au secteur privé de 623,0 milliards FCFA (-14,7%).

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