DBS: États d’Afrique subsaharienne: le FMI alerte sur les budgets irréalistes

• États d’Afrique subsaharienne: le FMI alerte sur les budgets irréalistes
« Crédibilité budgétaire en Afrique subsaharienne », c’est le titre d’une récente étude du Fonds monétaire international (FMI) consacrée à la crédibilité budgétaire des États subsahariens. En analysant les performances budgétaires de 39 pays entre 2021 et 2024, il est ressorti des écarts récurrents entre les budgets approuvés et les résultats fiscaux effectivement enregistrés.
Selon les chercheurs du FMI, les déficits budgétaires dépassent régulièrement les prévisions initiales, en raison de recettes publiques surestimées et d’un niveau élevé de dépenses courantes. Les dépenses liées aux salaires, aux subventions, aux biens et services ou encore aux transferts sociaux excèdent fréquemment les plafonds votés dans les lois de finances.
À l’inverse, les dépenses d’investissement sont souvent les premières sacrifiées, lorsque les États font face à des tensions de trésorerie. Les projets d’infrastructures, notamment les routes, les écoles, les hôpitaux ou les équipements publics subissent des retards, des réductions budgétaires ou des abandons, lorsque les recettes fiscales sont insuffisantes ou que les financements extérieurs tardent à être débloqués.
L’institution financière internationale avait déjà averti que la situation budgétaire de l’Afrique subsaharienne pourrait se détériorer davantage en 2026, malgré un soutien relatif apporté par l’amélioration des prix des matières premières dans certaines économies exportatrices. Le FMI prévoit désormais un déficit budgétaire médian de 3,2 % du Produit intérieur brut (PIB) pour la région.
• Le Niger lève 386 milliards FCFA en Bons et Obligations du Trésor
Le Trésor nigérien a réalisé, le mercredi 7 mai 2026, sa meilleure opération de levée de fonds depuis le début de l’exercice budgétaire en cours en mobilisant 386,7 milliards FCFA. Le taux de couverture comme le taux d’absorption atteignent tous deux 100 %, contrairement aux récentes sorties qui se sont soldées par des souscriptions inférieures aux objectifs initiaux.
Cette émission multi-instruments a porté sur quatre lignes simultanées, notamment un Bon assimilable du Trésor à 364 jours et trois lignes obligataires de 2, 3 et 5 ans. Le premier instrument a rapporté 37,13 milliards FCFA pour un rendement moyen pondéré de 9,84 %.
Concernant les Obligations assimilables du Trésor (OAT) à 2 ans, le Trésor nigérien a mobilisé 27,8 milliards FCFA, assortis d’un taux d’intérêt de 9,20 %. Les montants les plus importants ont été collectés sur les OAT à 3 et 5 ans, respectivement 210,24 milliards et 111,52 milliards FCFA. Les rendements sur ces deux lignes sont respectivement de 9,19 % et 9,50 %.
• Assemblée nationale du Peuple : des protocoles additionnels pour l’AES adoptés
L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a adopté 4 projets de loi autorisant la ratification de protocoles additionnels au Traité portant création de la Confédération des États du Sahel (AES), le 12 mai 2026, à Ouagadougou. Cette décision majeure consolide l’architecture institutionnelle de l’Alliance formée avec le Mali et le Niger, marquant une volonté affirmée d’intégration et de coopération renforcée dans des domaines stratégiques.
Les protocoles adoptés détaillent les mécanismes de cette intégration. Le protocole relatif à la coordination de l’action diplomatique prévoit l’harmonisation des positions des États membres de l’AES sur les questions internationales d’intérêt commun. Il instaure également une coordination au sein des organisations internationales et une assistance diplomatique et consulaire mutuelle.
En matière de développement, le texte vise à harmoniser les politiques nationales, à créer un marché commun confédéral et à renforcer la souveraineté alimentaire et énergétique. Il encourage la convergence des performances macroéconomiques et prévoit des concertations sur les accords commerciaux et les projets transfrontaliers, notamment, dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture
Le pilier de la défense et de la sécurité est renforcé par un protocole axé sur la mutualisation des moyens, l’assistance mutuelle entre les États membres et la mise en place d’une architecture de sécurité collective.
Enfin, le protocole sur les sessions parlementaires confédérales définit la représentation et les compétences, prévoyant quinze Députés confédéraux par Parlement national.o
