- Une soixantaine de membres pour commencer
- Constituer un pont de développement sino-burkinabè
- Signe d’une coopération dynamique entre les deux pays
Les étudiants burkinabè formés en Chine ont désormais un cadre fédérateur. L’association des alumni burkinabè de Chine (AABC), c’est de ce regroupement qu’il s’agit, a officiellement lancé ses activités le 24 avril 2026, à l’université Aube nouvelle de Ouagadougou. Ce fut au détour d’une cérémonie qui a connu la présence de l’Ambassadeur de Chine au Burkina, Zhao Deyong.

Selon le coordonnateur de l’association, Oumar Dicko, ce regroupement a vocation à être un cadre de valorisation des compétences formées en Chine, de renforcement de la coopération sino-burkinabé, notamment en matière d’éducation, de facilitation de l’insertion professionnelle des membres, tout en contribuant au développement endogène du Faso. En un slogan, l’AABC se veut être « un pont de développement entre la Chine et le Burkina Faso ».
Déjà constitué d’une soixantaine de membres, l’AABC compte ainsi se déployer sur divers fronts d’activités. En effet, la jeune association s’emploiera à soutenir les alumni détenteurs de projets, à les accompagner en termes de formation et de mobilité internationale et aussi à faciliter leur connexion avec des entreprises chinoises, qui seraient de plus en plus nombreuses au Burkina Faso. « Cela pourra ouvrir beaucoup d’opportunités pour ces jeunes », espère Ouamar Dicko.

L’ambassadeur de la Chine au Burkina, s’est réjoui de la mise en place de cette association. Zhao Deyong a souhaité que l’AABC puisse favoriser « des liens étroits » de coopération culturelle et éducative entre les peuples chinois et burkinabè. Pour le diplomate, cette nouvelle association vient renforcer une coopération déjà dynamique et diversifiée, touchant notamment les secteurs de la santé et des infrastructures, en plus de l’éducation et de la formation.
Pour le vice-recteur d’Aube nouvelle, chargé des relations avec les entreprises et de l’insertion professionnelle, la création de l’AABC marque une nouvelle étape d’un partenariat noué depuis quelques années avec la diplomatie chinoise au Burkina. Cela a permis d’engranger de nombreux acquis. Parmi ces acquis, Dr Evariste Dakouré a cité la formation au mandarin au sein d’Aube nouvelle, grâce à l’appui du centre Confucius au Burkina, une convention formelle avec une université chinoise, offrant aux étudiants de Aube nouvelle une passerelle pour poursuivre leurs études en Chine. « Il y en a qui y sont déjà grâce à des bourses de l’université en question mais aussi de bourses du gouvernement burkinabè. L’Ambassade de Chine a également offert récemment des bourses à des étudiants inscrits dans des universités burkinabè, dont 20 étudiants de Aube nouvelle », a expliqué Dr Evariste Dakouré, saluant une coopération « fructueuse ».

Béranger Kabré (Collaborateur)
Faire du mandarin une langue d’opportunités pour des Burkinabè
Le lancement des activités de l’AABC a été couplée à la commémoration de la Journée internationale de la langue chinoise, célébrée chaque 20 avril. Cette commémoration vise à susciter de l’intérêt pour une langue considérée par le diplomate Deyong comme « la langue du futur », et par le vice-recteur de Aube nouvelle, comme porteuse d’opportunités. En effet, le mandarin, avec ses locuteurs estimés à 1,2 milliards de personnes dans le monde, est présentée comme une langue en pleine croissance. Au Burkina Faso, l’intérêt pour cette langue est tout aussi grandissant, selon Dr Evariste Dakouré. Si bien que l’université Aube nouvelle est en passe d’étendre ses capacités de formation. « Nous sommes en contact avec le Centre Confucius pour pourvoir disposer de plus d’enseignants, parce que la demande est très forte. Elle d’autant plus forte qu’au-delà de nos étudiants que nous formons, il y a une de professionnels, d’acteurs économiques qui vont régulièrement en Chine, qui veulent maîtriser cette langue et nous sollicitent à cet effet », a confié le vice-recteur de Aube nouvelle. A ce sujet, Dr Dakouré salue la disponibilité de l’Ambassade de Chine à accompagner l’université, via le centre Confucius, avec des enseignants et des ressources pédagogiques.


