Inauguration d’usines: et de 10 unités pour Ibrahim Traoré
• Environ 132 milliards FCFA d’investissements annoncés
• Des milliers d’emplois à la clé
• De la production à la transformation et la fabrication des produits finis sur place
De l’huile alimentaire au textile, en passant par la tomate, la farine, le ciment, les détergents, les boissons, l’anacarde et le maïs, le président du Faso, Ibrahim Traoré, a personnellement procédé à l’inauguration de dix unités industrielles depuis son arrivée au pouvoir. L’image de TEXFORCES-BF, inaugurée le 9 septembre 2026, à Bobo-Dioulasso, est encore fraîche. Dans la zone de Logofourousso, Ibrahim Traoré a procédé à l’inauguration d’un complexe industriel consacré au textile et à l’habillement. Un investissement annoncé de 17 milliards FCFA, qui inclut 600 emplois directs et 15.000 emplois indirects. Avec cette unité, le Burkina Faso entend désormais pousser plus loin la transformation de son coton, jusqu’au tissu et à l’habillement.

TEXFORCES-BF est un maillon d’une série d’inaugurations industrielles auxquelles Ibrahim Traoré a personnellement pris part depuis 2024. 10, selon le recensement de L’Economiste du Faso. [NDLR : ce chiffre exclut les inaugurations effectuées par les membres du gouvernement et les poses de premières pierres]. Et le cumul des montants annoncés, injectés pour la réalisation de ces unités, s’élève à environ 132 milliards FCFA pour les dix projets.
De l’agroalimentaire au textile
Le 29 avril, Ibrahim Traoré inaugure, à Bobo-Dioulasso, le complexe industriel ADIPROD Industries SA, spécialisé, notamment, dans la transformation du karité et des oléagineux. Le coût de réalisation est évalué à environ 18 milliards FCFA et l’unité doit créer plus de 1.000 emplois directs. Le complexe comprend des unités d’extraction, une raffinerie et différents équipements industriels.
Quelques mois plus tard, la tomate entre à son tour dans cette dynamique.

Le 30 novembre 2024, le chef de l’État inaugure, à Bobo-Dioulasso, l’usine de la Société burkinabè de tomates, SOBTO, issue de l’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire. L’investissement est de 7,5 milliards FCFA et l’usine doit produire des dérivés de tomate commercialisés sous la marque A’diaa. La communication présidentielle fait état de 187 emplois directs.
Le 16 décembre, c’est au tour de SOFATO, à Yako. Cette deuxième usine de transformation de tomate représente 5,650 milliards FCFA et dispose d’une capacité de traitement de 100 tonnes de tomate par jour.
2025, l’année de l’accélération
Le 20 février, le président du Faso inaugure, à Gampéla, dans la Commune de Saaba, Moulin Double Star. Cette minoterie a nécessité 15 milliards FCFA et affiche une capacité de production de 220 tonnes de farine et 80 tonnes de son par jour. Elle doit générer près de 300 emplois directs et plus de 10.000 emplois saisonniers.
Deux semaines plus tard, le 6 mars, le chef de l’État inaugure, à Pabré, le complexe industriel FASSI, spécialisé dans les détergents et les savons. L’investissement annoncé est de 4,5 milliards FCFA. L’unité prévoit 122 emplois permanents et près de 1.600 emplois saisonniers. L’usine a d’ailleurs été désignée « Personnalités de l’année de L’Economiste du Faso », en 2025, dans la catégorie « Industrie », de par ses performances remarquables.
Le 20 mars, nouvelle étape avec la cimenterie CISINOB, à Laongo. L’investissement atteint 26 milliards FCFA, pour une capacité de production annoncée de 2.000 tonnes de ciment par jour. Dès son ouverture, l’unité compte 110 emplois permanents et 300 emplois saisonniers.
En novembre, le chef de l’État inaugure ensuite la SN-BRAFASO dont les installations ont été réhabilitées après plusieurs années d’arrêt. Près de 18 milliards FCFA ont été mobilisés pour cette relance. L’unité doit compter 200 emplois permanents, 100 emplois non permanents et environ 20.000 emplois indirects.
Puis vient décembre, avec deux inaugurations à Bobo-Dioulasso. Le 20 décembre, Ibrahim Traoré inaugure Burkina Cajou, spécialisée dans la transformation de l’anacarde. Le coût total annoncé atteint 9,743 milliards FCFA et la capacité de transformation est donnée à 150.000 tonnes de noix d’anacarde par an. L’unité offre, selon la Présidence, 1.700 emplois directs et indirects. Là encore, la source ne ventile pas les deux catégories ; le chiffre ne doit donc pas être additionné aux seuls emplois directs.
Le même jour, le président inaugure Agroserv Industrie, une unité consacrée à la transformation du maïs. Le projet représente 11 milliards FCFA et dispose d’une capacité de traitement de 160 tonnes de maïs par jour, avec, notamment, de la semoule, de la farine, du gritz, du son, de la farine infantile et des protéines de soja. Les sources disponibles indiquent 130 emplois permanents et 350 emplois saisonniers.
2026 : le coton entre dans une nouvelle phase
Inauguré le 9 septembre 2026, à Bobo-Dioulasso, le complexe textile représente 17 milliards FCFA. Sa vocation est de transformer localement le coton pour produire des tissus, des vêtements, des tenues destinées aux Forces de défense et de sécurité et aux civils.
Le complexe doit générer 600 emplois directs et 15.000 emplois indirects. Le ministère de l’Économie et des Finances, par la voix de son premier responsable, a présenté cette réalisation comme une étape importante dans la transformation locale du coton et la construction d’une industrie textile nationale. Cette dernière inauguration marque une nouvelle étape dans le développement du tissu industriel au Faso. L’on passe ainsi de la transformation de produits agricoles à une logique de chaîne de valeur plus complète : produire le coton, le transformer en tissu et fabriquer les produits finis sur place.
Il faut noter que d’autres unités industrielles ont été inaugurées pendant la même période par le Premier ministre ou par des ministres. Elles participent aussi pleinement à la dynamique industrielle du gouvernement. C’est, notamment, le cas de Faso Kosam, unité de production et de transformation de lait, et de Faso Guulgo, spécialisée dans la fabrication d’aliments pour animaux, dont les cérémonies ont été conduites par des membres du gouvernement.
Il en est également ainsi des deux unités agroalimentaires inaugurées à Dédougou, le 22 mai 2026, la SODAF-BM-SA et Continent Agri-Business Rénovation (CABRE), dont la cérémonie a été présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
ESS




