• Au Salon international de la radio, du film et de la télévision de Pékin
• Plus de 50.000 mètres carrés, 508 exposants, 210 marques internationales
• Sur l’ultra haute définition, la production virtuelle, l’audio-vidéo immersif…
Présents dans la capitale chinoise pour un Séminaire pour les leaders des médias du Burkina Faso du 7 au 28 août 2026, les 23 Burkinabè issus des médias publics et privés, de structures de formation, de Directions de communication ont participé au 33e Salon international de la radio, du film et de la télévision de Pékin (BIRTV2026). L’évènement s’est tenu du 19 au 22 août 2026, au Centre international des expositions de Chine (Pavillon Chaoyang), et a connu deux activités phares : une conférence thématique et une exposition de la technologie.

Le Salon, placé sous la direction de l’Administration d’État de la radio, du film et de la télévision et du Groupe des médias de Chine, et organisé par la Société de coopération économique et technologique internationale de la radio et de la télévision de Chine, est une exposition complète importante de la radio, du film et de la télévision en Chine, ainsi qu’un évènement majeur de l’industrie de l’audiovisuel en Chine, doté d’une longue histoire et d’une grande envergure.
La Conférence thématique, l’activité principale du 33e BIRTV2026, s’est tenue le 18 août 2026, au Centre de conférences de l’Hôtel international de Pékin. Cette édition du Salon s’est concentrée sur des domaines de pointe tels que l’intelligence artificielle, la production légère, la production et diffusion ultra haute définition, et la création de contenus de haute qualité. Elle a rassemblé des représentants des autorités nationales de régulation, des médias dominants, des instituts de recherche, des principales entreprises technologiques et des organismes de radiodiffusion de nombreux pays à travers le monde, pour explorer ensemble les voies de transformation systémique de l’industrie audiovisuelle à l’ère de l’intelligence artificielle et dessiner un nouvel avenir d’innovation et de développement pour le secteur. Plus d’un millier de personnes ont participé aux échanges, notamment des représentants des bureaux et unités directement affiliés à l’ Administration d’État de la radio, du film et de la télévision , des bureaux de la radio et de la télévision à tous les niveaux à travers le pays, des sociétés de réseaux de radio-télévision, des institutions de production cinématographique et télévisuelle, des instituts de recherche, des associations professionnelles, des plateformes de médias en ligne, des responsables d’organismes de production, ainsi que des responsables d’institutions internationales de radiodiffusion telles que l’Union de radiodiffusion d’Asie-Pacifique, l’Union africaine de radiodiffusion, la Télévision nationale du Vietnam, la Télévision nationale du Brésil, et des professionnels des médias de pays comme le Sénégal, les Comores, le Cameroun et l’Ile Maurice.
“Aujourd’hui, alors que l’industrie des médias traverse une transformation profonde, l’importance de cette plateforme est plus grande que jamais. J’espère voir se renforcer la coopération avec les entreprises chinoises dans les domaines des équipements ultra haute définition, des systèmes de production légère et des solutions de radiodiffusion modernes”, a souhaité Grégoire Jacard, au nom de l’Union africaine de radiodiffusion.
L’exposition du BIRTV2026 a couvert l’ensemble des 12 pavillons du Centre international des expositions de Chine (pavillon de Chaoyang), soit une superficie de plus de 50.000 mètres carrés, attirant 508 exposants venant de 25 pays et régions du monde.
Parmi eux, on comptait plus de 100 entreprises leaders du secteur, représentant plus de 20% du total, et 210 marques internationales, représentant plus de 40% du total.
Des zones d’exposition thématiques ont été aménagées autour des axes de pointe que sont l’intelligence artificielle, l’ultra haute définition, la production virtuelle, l’audio-vidéo immersif, l’audiovisuel grand public et la création de contenus de haute qualité. Plus de 1.000 nouvelles technologies, nouveaux produits et nouvelles applications ont été présentés, offrant une vue panoramique des derniers résultats de l’innovation et du développement dans l’industrie audiovisuelle.
Moumouni SIMPORE, de retour de la Chine
De l’avis des séminaristes
• Blandine Yaro, Directrice régionale RTB/Nakambé
Dès les premiers instants, le cours sur la présentation de la Chine, de 1949 à nos jours, non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan développement médiatique, nous a permis de comprendre le combat que les Chinois ont mené pour arriver là où ils sont aujourd’hui. On sent que c’est un peuple vraiment qui a beaucoup subi et qui s’est motivé pour apprendre, pour s’imposer en matière de développement. Les cours sur l’intelligence artificielle, la mutualisation des médias ont particulièrement conforté notre position sur les mutations à opérer dans notre secteur. Les nombreux déplacements dans les différentes villes nous ont permis d’admirer une architecture qui a su combiner l’environnement et l’humain. Les Musées de la céramique et de l’écriture chinoise, le village de Maho, la grande muraille sont des illustrations d’un peuple qui a su puiser dans ses traditions pour se forger un modèle de développement dans la solidarité. Ce séminaire m’a réellement inspirée, notamment sur le plan de la collaboration et sur l’importance du travail en équipe. Donc, dans nos médias, on va en tout cas tout faire pour essayer de partager cet esprit-là avec nos collègues, nos collaborateurs.
• Soukir Armel Somé, Directeur général Faso7
Les cours théoriques dispensés lors du séminaire de formation à destination des patrons de presse et des professionnels des médias s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques et technologiques majeurs que sont l’intégration des nouvelles technologies, la mutation des médias et le numérique, le modèle de gouvernance et d’organisation. Ce sont des modules qui vont nous permettre, de retour dans nos différentes rédactions, d’améliorer nos manières de travailler et d’optimiser les ressources de l’entreprise.
Les visites terrain nous ont amenés dans de nombreuses structures et nous avons constaté que la réussite de ces entreprises dans leurs différents secteurs est liée à la discipline, à la robotisation, la modernisation des tâches et à la technologie. Ce séminaire nous permettra d’améliorer nos process au sein de nos différentes entreprises de presse en nous inspirant du modèle chinois qui est basé sur l’innovation et l’intégration des nouvelles technologies. Afin de faciliter les échanges avec les participants, il serait souhaitable d’avoir des guides qui comprennent bien la langue française pour faciliter les échanges.
• Raogo Hermann Ouédraogo, Directeur de publication de La Lettre du Faso
Il faut dire qu’on a eu au moins une dizaine de cours théoriques allant de l’intelligence artificielle aux nouveaux médias, en passant par la création de nouveaux contenus, le marketing des contenus sur les réseaux sociaux. En ce qui me concerne, étant de la presse écrite, je retiens que l’accent a été beaucoup mis sur la création de nouveaux contenus, tout en s’adaptant à l’environnement et aux mutations. Les cours théoriques nous ont permis de mieux cerner les différentes mutations, tout en alliant les médias traditionnels et les nouveaux contenus, en mettant l’accent, par exemple, sur la création assistée par l’intelligence artificielle, en créant des contenus sur les réseaux sociaux, sur les sites. Je retiens particulièrement aujourd’hui que les acteurs médiatiques doivent intégrer l’innovation dans tout ce qu’ils font aujourd’hui.
Les visites ont été une véritable immersion pour nous, Sahéliens, Burkinabè, qui sommes à des milliers de kilomètres de la Chine. On a découvert une Chine vraiment moderne, sur le plan des infrastructures, sur le plan de la technologie, sur le plan de la culture et sur le plan aussi des relations humaines. Par exemple, sur le plan de la technologie, on a visité pas mal d’entreprises chinoises qui opèrent beaucoup dans l’innovation. Et la visite au niveau de l’exposition de la BRTV nous a permis de découvrir aujourd’hui des matériels audiovisuels de haute technologie.
Personnellement, ce séminaire nous a appris à vraiment redoubler d’efforts et d’aller toujours vers la création de contenus modernes. Aujourd’hui, on ne peut plus s’enfermer dans le carcan traditionnel et vouloir répondre aux attentes de nos lecteurs, des auditeurs ou bien des téléspectateurs. Il faut qu’on travaille à ce que l’information soit disponible à tout moment aux citoyens là où ils se retrouvent. Et cela va passer vraiment par des contenus adaptés à leurs besoins, parce qu’avec l’évolution, les besoins aussi diffèrent. On ne peut plus s’attendre aux mêmes consommateurs non plus.
• Boundi Ouoba, Directeur des Rédactions des éditions Le Pays
Je tiens d’abord à remercier les organisateurs de ce séminaire à l’endroit des responsables des médias burkinabè que nous sommes. L’essentiel de ce que j’ai pu retenir du contenu des différentes communications ou des différents modules qui ont été partagés avec nous, c’est la capacité des médias chinois à s’adapter à l’ère numérique. Les médias chinois, autrement dit, ont réussi à opérer leur mue à l’ère numérique. Cette mutation est une chose qui s’impose, parce qu’aujourd’hui plus que jamais, les médias classiques, les médias traditionnels sont presque menacés. Et ne réussiront que ceux qui sauront s’adapter.
Les visites ont été l’occasion pour nous de découvrir la richesse technologique et la richesse culturelle de la Chine. La richesse technologique a été constatée lorsque l’on a fait des visites dans certaines usines à Changsha, notamment Changsha Sunlight, qui est un constructeur qui intervient dans le domaine des équipements agricoles, et Kingdom Group, qui intervient aussi dans la fabrication des câbles électriques. Parlant de richesse culturelle et historique, nous avons été dans un musée où on a vu à quoi ressemblait le caractère chinois de l’époque et à la découverte des origines de l’empereur chinois, Mao Zedong. Nous avons pu voir sa statue en bronze et même sa résidence qui résiste au temps et qui draine du monde au quotidien. Pour l’essentiel, je retiens que ce séminaire est une invite aux responsables de médias du Burkina Faso de travailler aussi à opérer leur mieux, à s’adapter à l’ère du numérique.
Dès les premiers instants, le cours sur la présentation de la Chine, de 1949 à nos jours, non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan développement médiatique, nous a permis de comprendre le combat que les Chinois ont mené pour arriver là où ils sont aujourd’hui. On sent que c’est un peuple vraiment qui a beaucoup subi et qui s’est motivé pour apprendre, pour s’imposer en matière de développement. Les cours sur l’intelligence artificielle, la mutualisation des médias ont particulièrement conforté notre position sur les mutations à opérer dans notre secteur. Les nombreux déplacements dans les différentes villes nous ont permis d’admirer une architecture qui a su combiner l’environnement et l’humain. Les Musées de la céramique et de l’écriture chinoise, le village de Maho, la grande muraille sont des illustrations d’un peuple qui a su puiser dans ses traditions pour se forger un modèle de développement dans la solidarité. Ce séminaire m’a réellement inspirée, notamment sur le plan de la collaboration et sur l’importance du travail en équipe. Donc, dans nos médias, on va en tout cas tout faire pour essayer de partager cet esprit-là avec nos collègues, nos collaborateurs.
Les cours théoriques dispensés lors du séminaire de formation à destination des patrons de presse et des professionnels des médias s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques et technologiques majeurs que sont l’intégration des nouvelles technologies, la mutation des médias et le numérique, le modèle de gouvernance et d’organisation. Ce sont des modules qui vont nous permettre, de retour dans nos différentes rédactions, d’améliorer nos manières de travailler et d’optimiser les ressources de l’entreprise.
Il faut dire qu’on a eu au moins une dizaine de cours théoriques allant de l’intelligence artificielle aux nouveaux médias, en passant par la création de nouveaux contenus, le marketing des contenus sur les réseaux sociaux. En ce qui me concerne, étant de la presse écrite, je retiens que l’accent a été beaucoup mis sur la création de nouveaux contenus, tout en s’adaptant à l’environnement et aux mutations. Les cours théoriques nous ont permis de mieux cerner les différentes mutations, tout en alliant les médias traditionnels et les nouveaux contenus, en mettant l’accent, par exemple, sur la création assistée par l’intelligence artificielle, en créant des contenus sur les réseaux sociaux, sur les sites. Je retiens particulièrement aujourd’hui que les acteurs médiatiques doivent intégrer l’innovation dans tout ce qu’ils font aujourd’hui.
Je tiens d’abord à remercier les organisateurs de ce séminaire à l’endroit des responsables des médias burkinabè que nous sommes. L’essentiel de ce que j’ai pu retenir du contenu des différentes communications ou des différents modules qui ont été partagés avec nous, c’est la capacité des médias chinois à s’adapter à l’ère numérique. Les médias chinois, autrement dit, ont réussi à opérer leur mue à l’ère numérique. Cette mutation est une chose qui s’impose, parce qu’aujourd’hui plus que jamais, les médias classiques, les médias traditionnels sont presque menacés. Et ne réussiront que ceux qui sauront s’adapter.

