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SNC 2026: plus de 2.000 enfants initiés aux richesses culturelles à Bobo

Le conte : transmettre par la parole

Djembé et balafon : la musique au cœur de la formation

Depuis le samedi dernier, la ville de Bobo-Dioulasso vibre au rythme de la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), placée sous le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Ce thème vise à placer la jeunesse au cœur de la valorisation du patrimoine, à renforcer son enracinement culturel, ainsi que la cohésion sociale et la résilience nationale. Pour cela des activités sont organisées au profit des enfants à la maison des jeunes de Ouezzinville.

Les enfants en plein atelier en exercice de coiffure

À l’Espace Jeunesse Rencontre de Dafra, situé au secteur 15 de Bobo, le thème de cette 22e édition prend tout son sens. Sur ce site, plus de 2.000 enfants âgés de 7 à 15 ans sont initiés à diverses activités culturelles telles que la danse traditionnelle, le théâtre, le dessin, le batik, le conte, les marionnettes, la poterie, la sculpture… L’objectif est de familiariser les jeunes à la culture, de développer leur créativité, et de favoriser leur épanouissement et les préparer à être des gardiens du patrimoine.

Répartis dans 12 ateliers, ces enfants profitent pleinement des formations qui leur sont dispensées.

Zoom sur l’atelier d’art capillaire

S’il y a un atelier qui se démarque par la concentration des apprenants, c’est bien celui de la coiffure. Assis sur des nattes, mannequins et fils en main pour certains, plus de 120 enfants, filles comme garçons, exécutent minutieusement les consignes des encadreurs. Réaliser des tresses de deux et trois branches.

Selon Angelina Sanou, coiffeuse professionnelle et formatrice : « Il s’agit d’une phase d’initiation. Nous apprenons aux enfants à réaliser des nattes à deux et trois branches ainsi que des tresses traditionnelles. Les enfants sont motivés et déterminés. En seulement trois jours, ils réalisent déjà beaucoup. Nous ne pensions pas que certains y arriveraient si vite, mais chacun donne le meilleur de lui-même. »

Du côté des apprenants, la satisfaction est également visible : « Je me suis inscrite à cet atelier parce que j’aime la coiffure. J’ai appris beaucoup de choses depuis le début et je suis très contente », confie Bado Arlette, participante à l’atelier.

Au-delà de l’apprentissage technique, cette activité constitue aussi un cadre de sensibilisation à l’importance du patrimoine culturel lié à l’art capillaire, contribuant ainsi à sa préservation et à sa transmission aux jeunes générations.

Djembé et balafon : la musique au cœur de la formation

Parmi les ateliers les plus attractifs figurent également ceux du djembé et du balafon. Installés côte à côte du fait de leur spécificité commune qui est la production de musique, ces espaces offrent une ambiance digne d’un centre culturel. Assis en cercle, djembé entre les jambes ou derrière des balafons posés au sol, baguettes en main, les enfants s’exercent à reproduire des rythmes issus de nos terroirs, sous la supervision de leurs encadreurs.

Traoré Moussa formateur en balafon dit se réjouire : « Nous les initions à cet instrument qui est un pan important de notre culture. Et cela se déroule bien. Le rythme que nous souhaitions leur transmettre est déjà acquis. Ils assimilent très bien. ». Cela est partagé également par Sanou Mamadou formateur en Djembé. « Nous les repartissons en des sous-groupes pour faciliter leur apprentissage. Et ils assimilent bien »

Le balafon et le djembé incarnent ensemble l’identité musicale ouest-africaine, alliant douceur mélodique et puissance rythmique.

Le conte : transmettre par la parole

Un autre pan important de la culture burkinabè, qui est appris aux enfants, est le conte, qui constitue un héritage de la tradition orale. Plus d’une centaine d’apprenants participent à cet atelier, et ce nombre pourrait encore augmenter au regard de l’engouement qu’il suscite auprès des enfants.

Pour le responsable de l’atelier : « Les contes sont des histoires éducatives qui véhiculent des valeurs. Certains enfants arrivent déjà avec des histoires qu’ils connaissent, et nous les encourageons à les partager avec les autres. En plus, nous leur apprenons de nouveaux contes. Le texte sur lequel nous travaillons actuellement porte sur le patriotisme. ». Pour

Dera Alimatou Sadia participante à l’atelier conte :  » la formation se passe très bien. On nous a reparti en 3 groupes. Et le groupe qui va arriver à mieux s’illustrer va présenter le jour de la clôture. On nous apprend à travers les contes à être solidaire, à toujours partager avec les autres ». À travers cette activité, les enfants développent non seulement leur capacité d’expression orale, mais s’approprient également des valeurs essentielles telles que le respect, la solidarité et l’amour de la patrie.

IB (Collaborateur)

 

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