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Résilience économique: 6 institutions financières et bancaires félicitent le Burkina

• Banque mondiale, BCEAO, ITFC, BID, BADEA et l’Allemagne

• Le pays obtient un financement de plus de 570 milliards FCFA

• Il permettra de renforcer les exportations de produits agricoles prioritaires

En 30 jours, soit du 01 au 30 juin 2026, 6 institutions financières et bancaires et pas des moindres se sont bousculées au Burkina Faso en passant par la porte du ministère de l’Economie et des Finances. La Banque mondiale (BM), la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque islamique de développement (BID), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Société internationale islamique pour le financement du commerce (ITFC) et la Coopération allemande. Toutes ces institutions financières et bancaires sont venues au pays des Hommes intègres, d’une part, saluer sa résilience économique, et d’autre part, elles ont fait des décaissements financiers pour soutenir des projets structurants. Prouvant par les faits que l’économie burkinabè est plus que jamais résiliente.

A l’interne, la mobilisation des ressources se renforce. Les Burkinabè ont mobilisé au titre du Fonds de soutien patriotique, du 1er janvier au 28 juin 2026, un montant de 162 milliards FCFA. La Direction générale des Impôts (DGI) a recouvré plus de 195 milliards FCFA sur des prévisions de 149 milliards FCFA à la date du 1er juin 2026, soit un taux de réalisation de 130 %. Sur 657 milliards FCFA attendus pour le premier semestre 2026, la Douane burkinabè a mobilisé 699 milliards FCFA de recettes.  Le premier “Diaspora Bond” du Burkina Faso a clôturé, à la date du 6 juin 2026, avec un montant de 151,5 milliards FCFA, sur une prévision de 125 milliards FCFA.

C’est justement sur ces résultats engrangés que le 29 juin 2026, à la sortie d’une audience avec le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, la Directrice régionale de la Prospérité de la Banque mondiale, Yaye Seynabou Sakhoa, a félicité les autorités burkinabè pour les progrès enregistrés dans le cadre du Country Policy and Institutional Assessment (CPIA), l’outil d’évaluation de la qualité des politiques publiques et des institutions. Elle a particulièrement salué les performances réalisées dans le domaine de la gestion des finances publiques, tout en encourageant le gouvernement à poursuivre les réformes engagées, afin d’améliorer davantage les indicateurs de gouvernance et de performance institutionnelle.

Le Burkina Faso honoré aux 51es AG du Groupe de la BID

Avant la BM, c’est aux 51es Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), qui ont eu lieu du 17 au 20 juin 2026, à Bakou en Azerbaïdjan, que le Burkina Faso a été une fois de plus honoré sur ces performances économiques. Et pour cause, le ministre de l’Économie et des Finances a été élu pour un mandat d’un an président du Conseil des gouverneurs de la BID. Une distinction qui témoigne de la confiance renouvelée au gouvernement burkinabè dans ses efforts en matière de bonne gouvernance économique et financière.

A peine élu gouverneur, Dr Aboubakar Nacanabo a pris part, au nom de son titre, le 17 juin 2026, aux travaux du Comité des procédures, une instance stratégique chargée d’examiner les questions de gouvernance et les dossiers statutaires de la BID. Les postes de gouverneurs ont été pourvus au Burkina Faso, à l’Algérie, à l’Azerbaïdjan, au Gabon, à la Gambie, au Togo et à la Tunisie. Mieux, le ministre est revenu d’Azerbaïdjan avec des ressources additionnelles pour les finances du Burkina Faso d’un montant global d’un milliard (1.000.000.000) de dollars américains. Lequel montant est issu d’un Accord-cadre 2026-2030 signé avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC). Cet important mécanisme de financement vise à soutenir la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030, à travers le financement des opérations prioritaires liées au commerce et à la transformation structurelle de l’économie nationale.

Des perspectives heureuses ont été enregistrées en Azerbaïdjan avec une séance de travail entre le ministre en charge des finances et le Directeur du Bureau régional de la BID à Dakar. Les échanges ont porté sur les mesures à prendre pour accélérer les décaissements des financements déjà approuvés, ainsi que sur la mise en œuvre diligente des projets en cours d’exécution au Burkina Faso. La délégation burkinabè a, par ailleurs, rencontré les responsables de la State Oil Company of Azerbaijan Republic (SOCAR). Les discussions ont porté sur l’opérationnalisation du mémorandum d’entente conclu entre la SOCAR et la SONABHY, ainsi que sur l’exploration de nouvelles opportunités de coopération dans plusieurs domaines stratégiques.

BADEA : 5 projets pour environ 81 millions de dollars américains

Toujours à cette rencontre des 51es Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), le ministre de l’Économie et des Finances a fait le point du partenariat avec le Président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Abdullah KH Almusaibeeh. De ces échanges, il ressort que le portefeuille actuel comprend, notamment, cinq projets du secteur privé représentant environ 81 millions de dollars américains, deux opérations de financement du commerce, plusieurs interventions d’assistance technique et d’importants projets d’infrastructures routières et socio-éducatives. Les deux parties ont convenu d’accélérer les travaux techniques sur les dossiers en cours, de finaliser les opérations déjà engagées avant l’examen de nouveaux projets et de renforcer leur coopération dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’énergie, la santé, l’industrie et le transport aérien.

L’Allemagne accentue sa coopération financière

Une délégation allemande, conduite par Dr Bernhard Braune, chef de division Sahel au ministère fédéral allemand de la Coopération, a eu des échanges de coopération à deux reprises, le 12 et le 17 juin 2026, avec le ministère de l’Economie et des Finances. Les deux parties ont évalué l’état de coopération entre les deux pays, les acquis de la coopération, identifié les défis à relever et défini les priorités futures. Les échanges ont porté sur l’amélioration de la mise en œuvre des projets, le renforcement de leur efficacité et l’accélération des réformes nécessaires à leur impact sur les populations.

Synthèse de ACS

“Le Burkina Faso est à féliciter”

…la situation économique du Burkina Faso est vraiment une situation qui est prête à beaucoup de félicitations et d’inspiration. Toute chose qui prouve que le pays est sur la bonne voie, mais en même temps, cela veut dire qu’il faut continuer à développer les facteurs de résilience. Le Burkina Faso a beaucoup d’atouts, comparativement à d’autres pays, tels que l’autosuffisance alimentaire où il est en voie de dépasser cette étape. C’est une source d’inspiration pour le reste de la région”, selon la Directrice régionale de la Prospérité de la Banque mondiale, Yaye Seynabou Sakho.

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