• Plus de 5,7% par rapport à 2025
• Excédent record pour la balance commerciale
• L’inflation reste maîtrisée, projetée à 1,5% en 2026
La Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) a publié son édition de mars 2026 de la Note de conjoncture économique du Burkina Faso. Celle-ci retrace les performances de l’activité économique pour le premier trimestre de 2026. Et il ressort du document que celle-ci enregistre une performance relativement bonne.
Forte progression des exportations
A fin février 2026, les exportations totales de biens s’élèvent à 1.568,9 milliards FCFA, enregistrant une très forte progression de 87,2% par rapport à la même période l’année précédente. Cette performance est essentiellement tirée par les ventes d’or brut, qui augmentent de 722,7 milliards FCFA (+98,6%). Cette embellie reflète à la fois une bonne tenue des volumes exportés et la hausse soutenue du cours de l’once sur les marchés internationaux. Par ailleurs, les exportations de coton progressent significativement de 17,7milliards FCFA (+44,1%), tout comme celles des noix de cajou de 16,9 milliards FCFA. En revanche, les ventes de graines de sésame enregistrent un repli marqué de 23,0 milliards FCFA (-61,0%).
A fin février 2026, la structure des exportations confirme la prédominance des produits miniers, essentiellement constitués d’or brut. Leur part dans la valeur totale atteint 92,9%, en hausse de 5,4 points de pourcentage sur un an. A l’inverse, la part des produits primaires (coton, sésame, cajou) replie de 5,7% (-4,2 points). Enfin, les produits transformés qui ne représentent que 1,4% reculent de 1,1 point.
Importation : les achats de produits pétroliers font grimper la facture
Les importations de biens se situent à 682,1 milliards FCFA à fin février 2026, en hausse de 10,1% sur un an. Cette augmentation est principalement imputable aux achats de produits pétroliers raffinés, qui croissent de 27,5 milliards FCFA (+12,7%). Les biens d’équipement enregistrent également une hausse, portée notamment par les machines mécaniques et électriques (+11,7%). Par ailleurs, la facture des biens intermédiaires s’alourdit, sous l’effet du dynamisme des importations de fer, de fonte, d’acier et ouvrages en ces métaux, qui bondissent de 34%.
La structure des importations reste dominée par les biens de consommation dont la part s’établit à 65,4% du total, en légère augmentation de 1,6 point sur un an. Cette hausse est, notamment, portée par les hydrocarbures, les produits alimentaires et pharmaceutiques. Les biens intermédiaires se classent en deuxième position avec 17,7% (+0,4point), soutenus par les importations de fer, de fonte et d’acier. En revanche, la part des biens d’équipement fléchit à 16,8% (-2,1 points), reflétant un possible ralentissement des investissements des entreprises en machines et de matériel de transport.
La balance commerciale dégage un excédent record de 886,8 milliards FCFA à fin février 2026. Cette performance résulte d’une croissance des exportations (+87,2%) nettement plus rapide que celle des importations (+10,1%). Le taux de couverture des importations par les exportations s’établit ainsi à 230%, soit un gain important de 94,7 points par rapport à la même période en 2025.
ESS
L’inflation reste maîtrisée
En février 2026, le niveau général des prix à la consommation augmente de 0,2% sur un mois, après une hausse de 0,4% le mois précédent. Cette évolution est principalement imputable à la progression des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, dont la contribution à la variation mensuelle s’établit à +0,32 point de pourcentage, en lien, notamment, avec le renchérissement des légumes frais et de la viande. Toutefois, cette hausse est atténuée par la baisse des prix des produits des divisions « Restaurants et services d’hébergement » (-0,12 point de pourcentage) et « Boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » (-0,07 point), relève la DGEP. Comparativement à février 2025, les prix à la consommation progressent de 0,8% en février 2026. Cette progression résulte principalement du renchérissement des produits des divisions « Restaurants et services d’hébergement » (+4,1%), « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (+3,5%), « Santé » (+2,0%) et, dans une moindre mesure, « Transport » (+0,4%). Toutefois, cette évolution est compensée par la baisse des prix des produits alimentaires (-1,8%). Selon l’origine des produits, la progression du niveau général des prix est principalement imputable au renchérissement des produits locaux (+1,4%), tandis que les prix des produits importés reculent de 0,3%. En moyenne annuelle, l’inflation s’établit à -0,8% en février 2026, contre 3,9% à la même période un an plus tôt. Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et les produits frais, ressort à -0,2% en variation mensuelle, en février 2026, et à +0,9 % en glissement annuel.


