Fête du trône 2026: l’amitié maroco-burkinabè célébrée à Ouagadougou
• Des acquis dans plusieurs domaines de coopération
• Une amitié appelée à se renforcer
• Avec des perspectives « considérables »
Le Royaume du Maroc célèbre, cette année, le 27e anniversaire de l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Au Burkina Faso, à des milliers de kilomètres de Rabat, il n’était pas question pour le ministère burkinabè des Affaires étrangères et l’Ambassade du Royaume chérifien de passer sous silence cet évènement majeur. En effet, la Fête du trône a été célébrée le 30 juillet 2026, à Ouagadougou, à la Résidence du Maroc. Ce fut lors d’une cérémonie empreinte à la fois de solennité et de convivialité. Une cérémonie dont l’éclat a été rehaussé par la présence de membres du gouvernement burkinabè, de représentants de missions diplomatiques sœurs et d’organisations interafricaines et internationales.

A Ouagadougou, la Fête du trône s’est déroulée en plusieurs tableaux dont les principaux ont été : l’exécution des hymnes nationaux marocain et burkinabè, des discours prononcés par Monsieur l’Ambassadeur et le chef de la diplomatie burkinabè, sans oublier la coupure d’un gâteau commémoratif, ainsi qu’un buffet offert aux invités.
Pour revenir aux allocutions, il faut dire qu’elles ont mis en avant des relations d’amitié de longue date entre le Royaume et le pays des Hommes intègres. En effet, c’est en 1965 que les deux pays ont noué leur relation diplomatique. Depuis lors, de nombreux acquis engrangés. Quoi de plus normal pour les deux personnalités de s’y attarder. L’Ambassadeur Youssef Slaoui est, notamment, revenu sur la 5e session de la Commission mixte de coopération, tenue en décembre 2025. Ce rendez-vous avait permis de dresser le bilan de plus d’un demi-siècle de partenariat. « Parmi les domaines couverts par notre coopération basée sur l›échange d›expertise et le partage de compétences, il y a, notamment, la défense/sécurité, la protection civile, la formation professionnelle, l›agriculture, le commerce, la jeunesse, les infrastructures routières, la sécurité routière, la douane, l’urbanisme et l’habitat et la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux des deux pays », a souligné Youssef Slaoui.
Pour le chef de la diplomatie burkinabè, la rencontre de décembre dernier n’a pas seulement permis de dresser le bilan du chemin parcouru mais elle a ouvert « une nouvelle séquence » avec la signature de douze accords. Ces accords couvrent, entre autres, les domaines de la protection civile, de la sécurité, la formation, l’agriculture, les infrastructures, le commerce, le travail, l’éducation, la jeunesse, etc. « Notre responsabilité aujourd›hui est de faire vivre ces engagements, car un accord ne prend toute sa valeur que lorsqu›il devient une formation accessible, une expertise partagée, une entreprise créée, une infrastructure réalisée, bref, un projet concret », a souhaité le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré.
C’est dire qu’en termes de perspectives, l’avenir de la coopération entre les deux pays s’annonce prometteur, eu égard à la volonté affichée de part et d’autre. Selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, ces perspectives sont « considérables » dans l’agriculture et l’agro-industrie, l’élevage, la transformation, les ressources minières, l’énergie solaire, le logement et l’industrie pharmaceutique ». « Dans chacun de ces secteurs, l’expertise marocaine peut rencontrer le potentiel burkinabé. Nos entreprises peuvent créer ensemble des chaînes de valeur, développer des unités de production, former des compétences, transformer des technologies et conquérir de nouveaux marchés, et elles l’ont déjà démontré dans plusieurs secteurs », a déclaré Karamoko Jean-Marie Traoré.
Le patron de la diplomatie burkinabè a donc adressé un « message de confiance » aux opérateurs économiques, aux institutions financières, aux universités, aux centres de recherche et aux investisseurs marocains. « Le Burkina Faso est prêt à accueillir des partenariats ambitieux, équilibrés et durables », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’au niveau régional, l’initiative royale visant à faciliter l’accès des États du Sahel à l’Océan atlantique ouvre une perspective de désenclavement, de connectivité et d’intégration économique.
Pour Karamoko Jean-Marie Traoré, il existe tout simplement entre Ouagadougou et Rabat « une fraternité que le temps a consolidée et que l’action doit désormais porter encore plus haut ». Et le ministre de formuler le vœu que cette amitié continue de s’épanouir, inspire des initiatives audacieuses et qu’elle devienne chaque jour davantage une force au service de la paix, de la souveraineté, du développement et de la prospérité des deux peuples.o
Béranger KABRE (Collaborateur)
Le Maroc, l’économie la plus industrialisée d’Afrique
Selon l’Ambassadeur Youssef Slaoui, la Fête du trône est un moment privilégié pour renouveler la parfaite communion entre le peuple marocain et la monarchie alaouite. Cette commémoration met également en lumière les progrès réalisés par le Royaume au cours des 27 dernières années, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohamed VI. « Le Maroc a mis en place des chantiers structurants et des mégaprojets qui consacrent un processus de développement durable et inclusif dans les domaines socioéconomiques », a indiqué Youssef Slaoui, soulignant que le Royaume est devenu l’économie la plus industrialisée d’Afrique, selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD). « C’est le fruit d’une montée en gamme industrielle, de la diversification des exportations et d’une politique industrielle vigoureuse », a indiqué le diplomate.




