A la uneEconomie

Emissions du 2e trimestre 2026: plus de 3.500 milliards FCFA levés par les Etats de l’Union

• La Côte d’Ivoire, principal émetteur

• Les pays de l’AES représentent 36% du montant

• Les perspectives en baisse pour le 3e trimestre

Le marché régional des titres publics a été attractif pour les investisseurs. Au 2e trimestre 2026, les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont mobilisé 3.596,94 milliards FCFA sur le marché financier régional. Dans les statistiques du marché des titres publics, publiées par l’agence Umoa-Titres, il ressort que la Côte d’Ivoire demeure de loin le principal émetteur. Le Burkina Faso consolide sa position parmi les acteurs majeurs du marché, tandis que les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) représentent désormais plus du tiers des montants levés. Au-delà des performances du trimestre, le calendrier des émissions de juillet à septembre laisse entrevoir une poursuite de cette dynamique.

Un marché toujours plus sollicité

Le volume total mobilisé et la durée de vie moyenne à l’émission par adjudication au deuxième trimestre 2026 confirme l’importance croissante du marché régional des titres publics dans le financement des États de l’UEMOA. Entre avril et juin, les Trésors nationaux ont mobilisé 3.596,9 milliards FCFA. Un volume un peu moins que les 4.273 milliards FCFA mobilisés au 1er trimestre 26, mais qui dépasse les 2.395 milliards levés en fin 2025. Une dynamique en dents de scie, mais qui confirme l’intérêt renforcé des investisseurs pour les émissions des pays de l’Union, d’une part. De l’autre, ces montants levés sur le marché régional révèlent le recours de plus en plus important des Etats à ce mode de financement pour couvrir leurs besoins budgétaires. C’est le cas de la Côte d’Ivoire qui, pour ce deuxième trimestre, a dominé le marché avec 1.274,5 milliards FCFA, soit plus du tiers des émissions du trimestre. Elle est suivie du Niger (637 milliards FCFA) et du Sénégal (629,86 milliards FCFA), deux États dont les besoins de financement restent particulièrement importants. Derrière ce trio figurent le Mali (331,6 milliards FCFA) et le Burkina Faso (310,5 milliards FCFA), qui complètent le groupe des principaux emprunteurs de l’Union.

Le Faso mise sur les longues maturités

L’analyse des émissions du deuxième trimestre montre que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont mobilisé près de 1.279 milliards FCFA, soit 36 % des ressources levées sur le marché régional au cours de la période.

Avec 310,5 milliards FCFA levés entre avril et juin 2026, le Burkina Faso se classe au cinquième rang des émetteurs du marché régional. Au-delà du volume mobilisé, c’est surtout la structure des émissions qui retient l’attention. Contrairement à certains États qui privilégient des financements à court terme, le Burkina poursuit une politique d’allongement de la maturité de sa dette. La durée moyenne pondérée de ses émissions atteint 4,22 ans, un niveau supérieur à la moyenne régionale, établie à 3,31 ans. Cette stratégie plus couteuse, certes, mais qui permet de limiter les risques liés au refinancement fréquent de la dette.

Pour le 3e trimestre de l’année, le Burkina prévoit 314 milliards FCFA d’émissions, selon le calendrier publié par Umoa-Titres. 274 milliards FCFA seront recherchés sur les maturités longues, et le reste à travers des BAT.  A noter que les titres publics burkinabè sont à majorité détenus par des investisseurs nationaux (1.674 milliards FCFA, soit 57,38%. Le reste du portefeuille est réparti entre plusieurs pays de l’UEMOA, illustrant la circulation de l’épargne au sein du marché régional. Cette diversification des détenteurs contribue à élargir la base d’investisseurs du Trésor burkinabè et renforce le rôle du marché régional comme source de financement des États.  Le Niger apparaît comme le plus actif, avec 637 milliards FCFA mobilisés, contre 220,87 milliards FCFA au 1er trimestre. Le Mali, avec 331,59 milliards FCFA, maintient également une présence soutenue sur le marché.

NK

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page