
• Miser sur l’industrie, l’artisanat et les industries extractives
• Créer plus de 117. 000 emplois sur 4 ans
• Pour un commerce favorable au bien-être des populations
Porter la part du taux de croissance de l’industrie manufacturière dans le PIB à 17,7%, afin de faire reculer l’indice de la pauvreté à 35% en 2030. Tel est l’objectif que s’est assigné le gouvernement burkinabè à travers le Plan national de développement (PND) 2026-2030, rendu public en janvier 2026. Pour atteindre cet objectif, l’Exécutif a décidé de miser sur l’accroissement de la transformation industrielle et l’artisanat. Dans ses objectifs déclinés dans le Plan “Relance”, le gouvernement estime que l’industrie manufacturière et l’artisanat sont davantage créateurs de richesses et d’emplois. Pour l’atteinte du taux de croissance de l’industrie manufacturière dans le PIB à 17,7%, l’Exécutif compte passer par plusieurs paliers. Il s’agit, en premier, de la mise en place des actions et réformes fortes dans le secteur de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. Entre autres : l’amélioration de la compétitivité des sous-secteurs manufacturiers et de l’artisanat, l’accroissement des investissements publics et privés dans l’industrie manufacturière et l’artisanat, le renforcement de la transformation des produits agrosylvopastoraux, d’une part.
Ensuite, l’Etat compte booster l’accroissement de la demande locale et des exportations des produits manufacturés et artisanaux domestiques ; l’amélioration de l’accès des sous-secteurs de l’industrie manufacturière et l’artisanat à des financements adaptés et à la commande publique.
En plus de ces mesures réformatrices, il est prévu la réalisation des infrastructures industrielles (ZES, parcs industriels, zones franches agro-industrielles), la réhabilitation des zones industrielles, la promotion commerciale des produits de l’artisanat à travers la tenue des Salons au niveau national et régional, la promotion de « champions nationaux » dans l’industrie manufacturière et l’artisanat et la conduite des réformes sur les entreprises industrielles telles que MINOFA, SN-CITEC, SOSUCO, etc. Par ailleurs, l’opérationnalisation de l’offensive industrielle et la mise en place du Centre national de transformation artisanale du coton (CENATAC) devront permettre de redynamiser les sous-secteurs de l’industrie et de l’artisanat.
Créer plus de 117. 000 emplois sur 4 ans
L’Etat burkinabè va faire passer la part des industries extractives dans le PIB de 14,1% en 2024 à 22,6% en 2030. Toute chose qui va permettre de créer 117.500 emplois sur la période 2026-2030. Pour atteindre ce résultat, les principales actions sont, entre autres, le renforcement de la recherche et de la prospection minière, afin d’améliorer le niveau de connaissance du potentiel minier du pays. A celles-ci, il faudra ajouter la diversification des projets de mines et de carrières, la promotion des compétences et des investissements nationaux dans les mines et carrières, la promotion de projets miniers intégrés (pôles de croissance miniers) et la transformation des produits miniers et de carrières.
Sans compter l’amélioration de l’encadrement de l’activité minière artisanale et à petite échelle, le renforcement du contenu local de l’activité minière et le renforcement de la lutte contre la fraude de l’or et des autres substances précieuses. Toujours dans le secteur extractif, il est prévu l’accélération des activités de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC), la Société nationale des substances précieuses (SONASP), la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) comme clés de l’atteinte des résultats en matière de développement industriel et artisanal.
Toutes ces actions structurantes bénéficieront de la promotion d’un commerce favorable à la transformation de l’économie. Un accent particulier sera mis sur la formalisation des entreprises informelles. Pour le gouvernement, il s’agit, sur la période 2024 à 2030, de faire passer la part de l’informel dans la valeur ajoutée du commerce de 55,5% à 30% et le pourcentage des acteurs contrôlés respectant la règlementation de 27,4% à 36%.
ACS
Augmenter le commerce dans la transformation de l’économie
Le gouvernement veut que le commerce soit davantage favorable à la transformation de l’économie et au bien-être des populations.
Pour obtenir ce résultat, il est nécessaire de porter :
le taux de couverture des importations par les exportations de 105,1% en 2024 à 150,8% en 2030 ;
• le taux d’ouverture commerciale de 26,4% en 2024 à 33,6% en 2030 ;
• la proportion des achats publics des produits et services locaux de 19,2% en 2024 à 33% en 2030 ;
• la part du commerce dans le secteur tertiaire de 30,7% en 2024 à 20% 2030 ;
• la part du secteur informel dans la valeur ajoutée du secteur tertiaire de 20,3% en 2024 à 15% en 2030 ;
• et la part des trois premiers d’exportation dans le total des exportations de 87,0% en 2024 à 82% en 2030.
L’industrie manufacturière et l’artisanat sont davantage créateurs de richesses et d’emplois
Accroître la part de l’industrie manufacturière dans le PIB de 9,6% en 2024 à 17,7% en 2030 ;
Porter le taux de croissance des exportations des produits industriels agréés sous le schéma UEMOA de 5,4% en 2024 à 6,0% en 2030 ;
Accroître la proportion d’artisans disposant d’un titre de qualification professionnelle de 14% en 2024 à 25% en 2030 ;
Augmenter la part du secteur formel dans la valeur ajoutée du secteur secondaire de 65,4% en 2024 à 70,0% en 2030 ;
Et accroître le taux d’insertion des formés dans le domaine de l’artisanat de 17% en 2024 à 40% en 2030.

