
• Au premier trimestre 2026
• Une croissance estimée à 6,1 % en glissement annuel
• Des décisions pour la stabilité du système financier régional
L’activité économique des 8 pays membres de l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) est demeurée dynamique et résiliente au premier trimestre 2026. Ce constat a été fait par le président du Conseil des ministres de l’Union, également ministre de l’Economie et des Finances du Burkina Faso, Docteur Aboubakar Nacanabo, le 3 juillet 2026, à Ouagadougou, en marge de la deuxième session ordinaire du Conseil des ministres de l’année 2026. Cette dynamique économique positive est fondée sur une croissance estimée à 6,1 % en glissement annuel au premier trimestre 2026, après 6,5 % le trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2026, elle est attendue à 6,1 %.

Pour Dr Nacanabo, il s’agit d’une performance encourageante, et pour la maintenir, il a invité les ministres en charge de l’économie et des finances de l’Union à préserver la dynamique, afin, dit-il, que cette croissance transforme suffisamment les économies à créer des emplois, d’une part, et d’autre part, qu’elle renforce la base productive et surtout améliore concrètement la vie des populations. Le président du Conseil a insisté sur le fait que l’ambition est de faire croître cette croissance pour qu’elle transforme davantage les matières premières des pays. Qu’elle produise davantage des unités de transformation et que les habitants puissent consommer surplace les produits. Toute chose, dit-il, qui permettra de financer davantage le développement par les propres ressources des États ; développer des chaînes de valeur régionales et faire du marché commun un véritable instrument de puissance économique.
Un taux d’inflation négatif au premier trimestre 2026

En matière de stabilité des prix, l’inflation est demeurée globalement maîtrisée. Le taux d’inflation est ressorti négatif (-0,2 %) au premier trimestre 2026 et devrait ressortir à 1,6 % sur l’ensemble de l’année, sous l’effet, notamment, de la hausse attendue des prix de l’énergie et de certains produits alimentaires importés, a notifié le ministre burkinabè des Finances. Quant aux échanges extérieurs, il a souligné qu’ils s’étaient traduits par un excédent du solde global de la balance des paiements, grâce, notamment, à l’amélioration du solde des biens et services et à la progression des entrées nettes de capitaux.
Sur le plan des finances publiques, Dr Aboubakar Nacanabo a relevé que les efforts d’assainissement budgétaire engagés par les États membres continueraient de produire leurs effets. Le déficit budgétaire global rapporté au PIB de l’Union devrait passer de 3,3 % en 2025 à 3,2 % en 2026, puis à 2,9 % en 2027, a-t-il mentionné. Il a aussi porté à la connaissance de ses pairs ministres présents que cet effort est nécessaire pour maintenir ces bons indicateurs. Néanmoins, le président du Conseil a souhaité une consolidation budgétaire intelligente, la préservation de la soutenabilité des finances publiques sans étouffer l’investissement, protéger les dépenses essentielles et renforcer la mobilisation des ressources propres. Sur ces directives, il a exhorté à ce que la discipline budgétaire puisse être au service de la souveraineté et du développement.
Au regard des performances enregistrées, le président du Conseil n’a pas manqué d’adresser les félicitations du Conseil au président de la Commission de l’UEMOA, au gouverneur de la BCEAO, au président de la BOAD, ainsi qu’au président de l’AMF-UMOA.
RD
Des décisions importantes pour le développement et la stabilité du système financier régional
-L’adoption du Rapport sur la surveillance multilatérale de juin 2026 et celle sur les orientations de politique économique des États membres pour l’année 2027 ;
– L’adoption du Règlement établissant les procédures communautaires relatives à l’autorisation de mise sur le marché et à la surveillance des médicaments vétérinaires, ainsi que l’institution d’un Comité régional du médicament vétérinaire ;
– La prise des décisions importantes pour le développement et la stabilité de notre système financier régional ;
– L’approbation du budget 2026 de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA, ainsi que des décisions relatives au renouvellement de mandats et à la nomination de membres de son Collège ;
– Les décisions relatives aux interventions de la BOAD, notamment celles concernant la Société financière internationale, PROPARCO et Sumitomo Mitsui Banking Corporation ;
– Enfin, l’opérationnalisation du Fonds de stabilité financière de l’UMOA constitue une avancée majeure. Ce Fonds renforcera la capacité collective à anticiper les risques, à contenir les crises et à préserver la stabilité de notre espace monétaire et financier.


