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FMI: plus de 51 milliards FCFA au profit du Niger

• Un décaissement cumulé

• Au titre de la FEC et de la FRD

• A l’issue des 8e et 4e revues de ces accords

Le Conseil d’administration du FMI a achevé, le 17 mars 2026, la 8e revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et la 4e revue de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) avec le Niger. Ce processus ouvre ainsi la voie à un décaissement immédiat cumulé d’environ 90 millions de dollars (65,5368 millions de DTS) au titre de la FEC et de la FRD. Ce qui représente environ 51.154.936.380 FCFA.

L’accord avec le Niger au titre de la FEC a été approuvé le 8 décembre 2021 et complété par l’accord au titre de la FRD en juillet 2023. L’accord au titre de la FEC a été prolongé de douze mois, jusqu’en décembre 2026, afin de soutenir la mise en œuvre de réformes supplémentaires et de répondre aux besoins persistants de financement de la balance des paiements. 

Le Conseil d’administration du FMI a approuvé une augmentation de l’accès au titre de l’accord FEC équivalente à 60 % de la quote-part du pays. Cette augmentation apportera aux autorités des ressources additionnelles pour faire face aux besoins accrus de financement de la balance des paiements et du budget résultant de chocs exogènes.

L’achèvement des revues permet le décaissement immédiat de 43,8228 millions de DTS (environ 61 millions de dollars) au titre de la FEC —ce qui porte le total des décaissements au titre de la FEC à 228,0628 millions de DTS (environ 306 millions de dollars) — et de 21,714 millions de DTS (environ 30 millions de dollars) au titre de la FRD, soit un total des décaissements au titre de la FRD de 98,702 millions de DTS (environ 131 millions de dollars).

La mise en œuvre du programme est globalement satisfaisante. Tous les critères de réalisation et les objectifs indicatifs ont été respectés, à l’exception du critère de réalisation continu relatif à la non-accumulation de nouveaux arriérés extérieurs. Les nouveaux arriérés ont été apurés et des mesures correctives seront prises.

Le programme appuyé par la FEC vise à consolider la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive. Les ressources de la FRD dont le Niger devient le quatrième pays bénéficiaire en Afrique subsaharienne appuieront la mise en œuvre du programme des autorités nigériennes d’investissements liés au climat, ainsi que leurs réformes pour renforcer la résilience au changement climatique tout en aidant le pays à mobiliser des financements supplémentaires.

NK

Kenji Okamura, DG adjoint du FMI, à l’issue des délibérations

«L’économie nigérienne a fait preuve de résilience, malgré les chocs sécuritaires et les évènements climatiques extrêmes. La croissance du PIB réel est estimée à 6,9 % en 2025, alors que les prix à la consommation ont reculé grâce aux conditions agricoles favorables. L’incertitude et les risques de révision à la baisse des prévisions demeurent élevés, notamment, en ce qui concerne les menaces sur la sécurité, la volatilité des prix des produits de base, la diminution de l’aide extérieure et la récurrence des chocs climatiques.

« La mise en œuvre des réformes dans le cadre du programme appuyé par la FEC se poursuit. L’appropriation soutenue du programme par les autorités demeure essentielle pour consolider la stabilité macroéconomique, renforcer le système bancaire et faire avancer la croissance inclusive, afin que le Niger parvienne à une résilience durable. « Les chocs sur le secteur des ressources naturelles, conjugués aux évènements climatiques extrêmes, ont fait apparaître de nouveaux besoins de financement de la balance des paiements, représentant environ 1 % du PIB en 2026. Un ajustement budgétaire couvrira une partie de ces besoins, tandis que l’augmentation proposée dans le cadre de l’accord au titre de la FEC contribuera à combler le reste. Cette augmentation aidera à répondre aux besoins humanitaires et à réaliser les dépenses d’infrastructures prioritaires. Surtout, elle facilitera les réformes en faveur de la stabilité macroéconomique et de la résilience.

« Les réformes prioritaires sont, notamment, d’améliorer la liquidité et la solvabilité du système bancaire, au moyen de diagnostics complets et en étroite coordination avec les institutions régionales ; de déployer la stratégie de gestion des recettes pétrolières, étayée par une consolidation de la gouvernance et de la transparence ; enfin, d’intensifier la mobilisation des recettes tout en renforçant l’efficience des dépenses. « Compte tenu des conditions de financement restrictives, les autorités doivent faire preuve de prudence dans leur politique d’emprunt et recourir à des financements concessionnels pour limiter le risque de surendettement. Elles doivent apurer les arriérés restants et consolider la gestion de la trésorerie et de la dette pour éviter durablement l’accumulation d’arriérés.

« Il est essentiel que les autorités utilisent l’évaluation diagnostique de la gouvernance en cours, qui devrait être publiée d’ici fin juin 2026, pour améliorer les cadres de gouvernance et de lutte contre la corruption et ainsi promouvoir une croissance tirée par le secteur privé. « Les réformes appuyées par la FRD ont été menées avec succès, ce qui pourrait permettre d’accroître la résilience face aux chocs climatiques et de mobiliser des financements en faveur d’investissements liés au climat.».

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