• Sur les produits alimentaires, boissons non alcoolisées et céréales
• Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles
• Et les services d’enseignement
En 2026, certains produits de grande consommation devront connaître une baisse substantielle. Elle a été annoncée dans le projet de loi de finances 2026 et n’a pas échappé aux membres de la Commission des finances et du budget (COMFIB). Le document qui leur a été soumis annonce que le taux d’inflation en 2026 serait en baisse de 1,1% par rapport à 2025. Sur ce constat, les Députés ont demandé à savoir quels sont les principaux produits et services concernés par la baisse des prix, les mesures envisagées par l’Exécutif pour pallier un éventuel choc exogène.
Et au cours de l’audition du gouvernement, représenté par le ministre de l’Economie et des Finances, Docteur Aboubakar Nacanabo, des réponses ont été apportées. Ainsi, on note que la baisse anticipée de l’inflation en 2026 s’inscrit dans une tendance déjà observée en 2025, où l’inflation annuelle devrait atteindre1,8%, après 4,2% en 2024.
Cette diminution repose principalement sur le recul des prix dans plusieurs secteurs clés. Le gouvernement annonce que les principaux produits et services concernés par la baisse des prix sont les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées : notamment les céréales, sous 1’effet d’une offre de production accrue ; l’information et la communication ; le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et autres combustibles et les services d’enseignement (dans une moindre mesure).
Accentuer la régulation des marchés et le contrôle des prix
Une chose est de travailler à faire baisser l’inflation, une autre est de la maintenir pour éviter sa flambée. A cette préoccupation, le gouvernement dit avoir pris des mesures anticipatives pour continuer à réguler les prix des marchés. C’est ainsi que pour prévenir et atténuer l’impact de chocs externes, le gouvernement a mis en place un dispositif complet articulé autour de trois axes. Le premier va porter sur la régulation des marchés et contrôle des prix. A ce niveau, l’Exécutif entend renforcer les prérogatives de la Sonagess, qui aura désormais pour mission de renforcer sa centrale d’achat et de commercialisation des produits agrosylvopastoraux, pour mieux réguler1’offre du marché. A cette mesure, le gouvernement annonce renforcer le contrôle régulier des prix des produits de première nécessité et interdire les exportations des céréales de grande consommation pour privilégier 1’approvisionnement du marché intérieur. Le gouvernement a décidé, dans le cadre de l’augmentation structurelle de l’offre, de renforcer la mise en œuvre de l’offensive agropastorale et halieutique pour booster la production nationale, en particulier céréalière, et assurer la sécurité alimentaire.
A ces deux grandes mesures, l’Exécutif actionne des mesures sociales d’accès aux biens essentiels, à travers la relance du concept « Faso Yaar », un réseau de boutiques témoins des produits de première nécessité à des prix sociaux, qui est rentrée en vigueur le 18 février 2026. De l’avis du gouvernement, cette combinaison d’actions vise à consolider la stabilité des prix tout en renforçant la résilience de l’économie face aux risques externes.
7 millions de tonnes de céréales pour la campagne agricole 2025-2026
Il faut rappeler que cette inflation en tendance baissière a été tirée par une bonne production céréalière nationale (2025-2026) estimée à plus de 7.000.000 de tonnes, portant le taux de couverture des besoins céréaliers à 126,6 %, un niveau excédentaire historique pour notre pays. La production de riz s’est établie à plus de 1.000.000 tonnes, représentant une hausse de 49,34 % par rapport à la campagne 2024-2025.
Ambeternifa Crépin SOMDA
Les mesures prises par le gouvernement pour soulager les ménages face à la cherté de la vie :
A court terme, le gouvernement a procédé à la baisse des droits de douane et taxes sur certains produits de première nécessité tels que le riz, le sucre et l’huile ;
Instaurer le plafonnement des prix et l’encadrement des marges sur des produits stratégiques, tout en renforçant la surveillance des marchés, afin de lutter efficacement contre la spéculation, la rétention des stocks et les ententes illicites. ;
Réguler le marché, notamment, à travers la suspension temporaire de l’exportation de certains produits de grande consommation (les céréales), l’encadrement des autorisations d’importation, ainsi que le contrôle et la géolocalisation des magasins de stockage, afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché national ;
Renforcement du tissu industriel national, à travers l’appui aux unités de transformation locales pour booster l’offre nationale, la limitation de l’exportation de certaines matières premières, ainsi que l’accroissement de la production agricole nationale par l’offensive agrosylvopastorale, la subvention des intrants, la mécanisation agricole et la mise en place de mécanismes de financement adaptés pour accompagner les potentiels porteurs de projets composés en partie de femmes et de jeunes.
Source : Rapport COMFIB sur le projet de Loi de finances 2026, publié en décembre 2025




