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Apurement de la dette sociale: plus de 11 milliards FCFA engagés par le gouvernement en 2025

• Pour le reclassement de plus de 36.000 fonctionnaires

• Soit 367 éligibles pour le passage à la 3e classe et 36.303 éligibles pour le passage à la 2e classe

• Un taux d’exécution de près de 19% à ce jour

Plus de 11 milliards FCFA, tel est le montant consenti par le gouvernement burkinabè en 2025 pour remplir son devoir régalien envers ses partenaires sociaux, en s’acquittant de sa dette sociale. Cette dette sociale dont le paiement a débuté depuis le dernier trimestre de 2025, concerne le reclassement des fonctionnaires pour un effectif de 36.670 agents, assorti d’une incidence financière estimée à 11.364.727.986 FCFA. Le payement de cette dette sociale résulte d’un engagement pris par le Conseil des ministres en sa séance du 30 juillet 2025, qui a adopté un rapport relatif à la mise en œuvre des avancements de classe des fonctionnaires d’Etat, conformément aux dispositions de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat.

L’évaluation de cette dette sociale a été communiquée par le gouvernement aux membres de la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée législative de transition (ALT) dont le rapport relatif au projet de loi portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2026, a été adopté le 30 décembre 2025.

Dans la réponse donnée par l’Exécutif à la COMFIB, il ressort que l’incidence financière initiale était estimée à 9.658.555.601 FCFA, pour un effectif de 36.670 agents, dont 367 éligibles pour le passage à la 3e classe et 36.303 éligibles pour le passage à la 2e classe. Mais dans la phase pratique, l’incidence financière initiale va connaître une hausse, passant de plus de 9 milliards FCFA à plus de 11 milliards FCFA. Qu’est-ce qui explique cette hausse ? Des éléments de réponse ont été apportés par le gouvernement du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo: “Suite à un amendement du ministère en charge de la fonction publique, qui a consisté à avancer d’un an la date d’effet de l’avancement de classe qui avait été initialement prévue en 2021 et 2023, respectivement pour le passage à la 3e et à la 2e classe du contingent présent avant 2012 et avançant en année impaire”, a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Docteur Aboubakar Nacanabo. La conséquence de cet amendement est que l’incidence financière a été ajustée à 11.364.727.986 FCFA, mettant ainsi en exergue une charge supplémentaire prévisionnelle de 1.706.172.385 FCFA.

Le gouvernement précise qu’à la date du 11 novembre 2025, les actes d ‘avancement de classe de 31.904 agents ont été pris par le ministère en charge de la fonction publique, soit un taux de réalisation au plan administratif de 87%.

Près de 8.000 agents ont déjà empoché plus de 2 milliards FCFA

La   constatation   financière   de   ces   actes   incombe   aux différents ministères et institutions de rattachement des agents qui disposent en leur sein d’un circuit autonome de traitement des salaires mettant en interaction les services des Ressources humaines, les services d’ordonnancement et ceux de la trésorerie ministérielle ou institutionnelle. Du reste, l’Exécutif souligne que la constatation financière a commencé en octobre 2025, dès la disponibilité des premiers actes. C’est ainsi qu’à la date du 5 décembre 2025, 7.869 agents sont concernés par les traitements déjà effectués, soit un taux de traitement de 21,46%. Quant à l’incidence des rappels effectués, elle se chiffre à 2 .086.079.139 FCFA, soit un taux d’exécution financière de 18,36%.

Notons que la dette sociale au Faso se concentre sur l’apurement d’indemnités des agents de l’Etat (ex : le personnel enseignant) et les avancements de classe.o

Amnéternifa Crépin SOMDA

Quelques acquis enregistrés dans le traitement des revendications

A la faveur de la rencontre gouvernement/syndicat tenue le 6 février 2025, à Ouagadougou, il ressort quelques avancées enregistrées dans le traitement des revendications. « Il s’agit du traitement des dossiers des travailleurs de la Mairie de Ouagadougou, des dossiers des ex-moniteurs et monitrices et des travailleurs des médias publics arbitrairement affectés, de l’exclusion de la promotion foncière des activités des promoteurs immobiliers, du relèvement du SMIG, du soutien aux producteurs agricoles.

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