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Recettes publiques: la cagnote augmente de 27% en un an

• Soient 459 milliards FCFA de recettes en plus

• La capacité de financement s’est améliorée

• Selon la note de conjoncture de la DGEP

L’économie burkinabè poursuit son évolution dans un environnement international marqué par de fortes incertitudes. À fin juin 2026, plusieurs indicateurs suivis par la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) témoignent d’une activité encore dynamique. On note qu’a fin juin 2026, l’État burkinabè a mobilisé 2.118,4 milliards FCFA de recettes, soient 459 milliards de plus qu’un an auparavant. Cette progression de 27,7 % est portée principalement par les recettes fiscales, alors que les dépenses publiques n’ont augmenté que de 2,7 %. Résultat : la capacité de financement s’améliore.

459 milliards FCFA de recettes supplémentaires

Le premier enseignement de la note de conjoncture de juillet 2026 de la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) est clair : l’État a beaucoup plus encaissé au premier semestre. À fin juin, les recettes publiques atteignent 2.118,4 milliards FCFA, contre 1.659,4 milliards FCFA à la même période de 2025. En un an, ce sont donc 459 milliards FCFA supplémentaires qui ont été mobilisés, soit une progression de 27,7 %.

D’où vient cet argent ? Pour l’essentiel, de la fiscalité. Les recettes fiscales atteignent 1.779,2 milliards FCFA, en hausse de 313,1 milliards, soit 21,4 %. Autrement dit, sur les 459 milliards FCFA de recettes supplémentaires enregistrées par l’État, 313,1 milliards proviennent des impôts et taxes.

Les chiffres publiés par le ministère de l’Économie et des Finances expliquent la performance des régies de recettes. En juin, les services des Impôts, des Douanes et du Trésor ont affiché ensemble un taux de recouvrement de 122 %. Un mois auparavant, le taux annoncé avait atteint 145,81 %. Le ministre de l’Economie, Dr Aboubakar Nacanabo, avait alors salué les performances des régies et appelé à leur consolidation.

Mais la hausse des recettes fiscales n’explique pas tout. Les autres recettes ont plus que doublé. Elles atteignent 293,1 milliards FCFA, contre environ 119,5 milliards un an plus tôt. Leur progression atteint ainsi 173,6 milliards FCFA. La DGEP précise que cette évolution est principalement liée aux paiements effectués au titre du revenu de la propriété. Derrière cette expression comptable, se trouvent les revenus que l’État tire de la propriété d’actifs ou de certains droits. Il peut s’agir, selon la nature des opérations, de revenus financiers, de loyers ou de revenus liés à des participations.

Dans le même temps, les dons et subventions reculent de 37,6 %, à 46 milliards FCFA. La hausse globale des recettes publiques repose donc beaucoup plus sur les ressources mobilisées directement par l’État que sur les dons.

Les dépenses progressent moins vite

C’est le deuxième point à relever des statistiques de la DGEP. Pendant que les recettes publiques augmentent de 27,7 %, les dépenses, elles, progressent de 2,7 %. Elles atteignent 1.907,6 milliards FCFA à fin juin, contre 1.857,6 milliards un an plus tôt. En gros, au cours des six premiers mois de 2026, les recettes ont augmenté beaucoup plus rapidement que les dépenses. Une différence qui améliore mécaniquement la situation financière de l’État. La DGEP chiffre ainsi à 210,7 milliards FCFA la capacité de financement à fin juin 2026. Elle s’est améliorée de 409 milliards FCFA par rapport à juin 2025. Une bonne nouvelle qui prouve que l’État dispose, à mi-année, davantage de marges entre les ressources mobilisées et les dépenses exécutées. La note indique d’ailleurs que cette capacité de financement, combinée à une accumulation nette de passifs de 213 milliards FCFA, a permis de financer des acquisitions nettes d’actifs financiers de 420,8 milliards FCFA.

Sur les 1.907,6 milliards FCFA de dépenses publiques, les charges atteignent 1.379,7 milliards FCFA, en hausse de 7 %. En revanche, les dépenses en capital s’établissent à 527,9 milliards FCFA, en baisse de 40,7 milliards, soit -7,2 %. Ces dépenses sont de l’argent consacré par l’État à l’acquisition ou à la réalisation d’actifs qui doivent servir pendant plusieurs années : infrastructures, équipements, bâtiments et autres investissements publics.  Avec des recettes qui progressent fortement et une capacité de financement qui s’améliore, l’État va-t-il accélérer ses dépenses en capital ? Dans le cadre de la Loi de finances rectificative 2026, Dr Nacanabo a affirmé que l’amélioration du recouvrement ouvrait de nouvelles marges pour financer des dépenses supplémentaires, notamment d’investissement, dans le cadre du Plan RELANCE.

ESS

Note de conjoncture de la DGEP: les chiffres clés à retenir 2.118,4

milliards FCFA de recettes publiques à fin juin 2026, +27,7 % sur un an.

1.779,2 milliards FCFA de recettes fiscales, +21,4 %.

293,1 milliards FCFA d’autres recettes, en hausse de 173,6 milliards.

1.907,6 milliards FCFA de dépenses publiques, +2,7 %.

527,9 milliards FCFA de dépenses en capital, -7,2 %.

210,7 milliards FCFA de capacité de financement, en amélioration de 409 milliards sur un an.

26,752 tonnes d’or produites par les mines industrielles, +10,3 %.

2.320,4 milliards FCFA d’excédent commercial.

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