Institut des finances publiques du Burkina (IFPB): Ouverture des soutenances de fin de formation
• 349 stagiaires de cycle A passeront devant les jurys
• Soutenus par l’Ambassadeur du Gabon
• L’élève Geoffroy Bayili ouvre le bal
L’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB) a organisé, du 14 au 30 septembre 2026, les soutenances de fin de formation des stagiaires de cycle A. La cérémonie d’ouverture a été présidée, le 14 septembre 2026, par le Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama. Elle s’est déroulée en présence du nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République gabonaise auprès du Burkina Faso, Dr Yvon Thierry Michel N’Goma. Au terme de 24 mois de formation, 394 stagiaires sont appelés à défendre leur mémoire devant les jurys.

La soutenance inaugurale a été assurée par Geoffroy Bayili de la filière Finances, autour du thème : « La dette publique du Burkina Faso : dynamique et soutenabilité dans un contexte de crise sécuritaire de 2015 à 2024 ». Ses travaux ont été dirigés par Adama Ouattara, administrateur des services financiers.
Dans la présentation de son document, Geoffroy Bayili a rappelé que le Burkina Faso, depuis 2015, était confronté à une situation sécuritaire difficile, ce qui entraine des besoins importants (notamment en matière de défense et de sécurité, d’assistance humanitaire, de développement, etc.) et requiert la recherche de plus de ressources, d’où le recours à l’endettement. Mais quelle est la situation exacte de cette dette de 2015 à 2024? Il révèle que l’encours de la dette publique a presque quadruplé, passant de 2.188,5 milliards FCFA en 2015 à 8.173,3 milliards FCFA en 2024. Et cette expansion est essentiellement portée par la dette intérieure (26,9% de progression annuelle moyenne) sur la période de 2015 à 2024, contre seulement 8,1% pour la dette extérieure.

Sur la base de ces constats, il soutient que la dette extérieure du Burkina Faso reste soutenable. En revanche, la dette publique globale comporte un risque d’insoutenabilité portée par la composante intérieure. En d’autres termes, il note que le risque pesant sur la soutenabilité de la dette publique du Burkina Faso n’est plus un risque de dépendance extérieure mais un risque qui est lié à la composante intérieure de la dette publique. Par conséquent, dit-il, le Burkina Faso doit préserver sa capacité d’agir en assurant un financement assis sur une base réellement soutenable. Au regard de ces résultats, Geoffroy Bayili a suggéré des recommandations, adressées aux décideurs publics, afin de contribuer à améliorer la soutenabilité de la dette du Burkina Faso.
Le jury a salué la qualité des travaux, mettant en avant l’actualité du sujet. Tout en formulant quelques observations destinées à enrichir le travail, le jury a décerné au candidat la note de 15,5/20.
L’IFBP, un creuset de formation pour les pays africains
Sur ces deux semaines de la fin du mois de septembre, 394 impétrants de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB) vont défendre leur mémoire de fin de cycle sur diverses thématiques. Le Directeur général de l’IFPB, Barthélémy Dabré, a rappelé que ces soutenances concernaient 8 filières (voir encadré) et qu’elles marquaient la fin de deux années académiques. Profitant de la présence du diplomate gabonais, il a révélé que l’Institut était fier d’accueillir de nombreux stagiaires africains, dont 120 élèves gabonais. L’ambition de l’IFPB est de le hisser en une école régionale de référence.
A l’occasion de la soutenance inaugurale de fin de formation des stagiaires du cycle A, l’IFPB a accueilli l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République gabonaise auprès du Burkina Faso, Dr Yvon Thierry Michel N’Goma. Mobilisés, les stagiaires gabonais lui ont également témoigné leur reconnaissance. Le diplomate gabonais, Thierry Yvon Michel N’Goma, s’est félicité de la qualité de la formation dispensée par l’IFPB au profit des cadres gabonais. Laquelle qualité permet, aujourd’hui, à la Douane gabonaise d’avoir à sa tête son premier Général de brigade issu de l’IFPB. A ce jour, 120 cadres gabonais sont en formation à l’IFPB. Et 101 stagiaires gabonais défendront leurs travaux de recherche devant les jurys.
Le Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances a salué les excellentes relations entre le Gabon et le Burkina Faso, traduites, chaque année, par un fort intérêt des stagiaires à l’IFBP. Il a souligné que l’IFBP avait pour mission de former pour le Burkina Faso et l’Afrique, des cadres capables de mobiliser les ressources publiques, les gérer avec rigueur et d’en rendre compte avec transparence.
RD
Liste des impétrants et leurs filières
Ils sont répartis entre 8 spécialités :
• 131 Inspecteurs des Impôts,
• 62 Administrateurs des services financiers,
• 128 Inspecteurs du Trésor,
• 16 Inspecteurs des Douanes,
• 14 Conseillers en Économie et développement,
• 20 Conseillers en Aménagement du territoire,
• 20 Conseillers en Statistique et analyse du développement,
• 3 Inspecteurs des Impôts, option Cadastre.



