• A travers ces 3 régies de recettes
• Des taux de recouvrement de plus de 145% réalisés
• Des initiatives patriotiques engagées
S’il y’a bien un ministre heureux en ce début du mois de juin, c’est celui en charge de l’Economie et des Finances. Ses objectifs annoncés en début d’année 2026, sont sur la bonne voie, en cette première moitié de l’an. En témoigne la prouesse réalisée par les régies de recettes. Des performances qu’il a qualifiées d’historiques, avec un taux de recouvrement de 145,81%. « Ces résultats exceptionnels ne sont pas de simples statistiques administratives, ils constituent la preuve vivante que lorsque l’engagement patriotique rencontre la rigueur, la discipline et l’esprit de sacrifice, aucune ambition nationale n’est hors de portée », a déclaré le DR. Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Economie et des Finances, dans son message mensuel du 1er juin 2026.
La DGI réalise un taux de 130%
Au niveau de la Direction générale des impôts (DGI), la dynamique de performances en matière de mobilisation des ressources souveraines se poursuit. Les résultats enregistrés au cours des mois précédents et de celui de mai témoignent de la capacité de l’administration fiscale à dépasser largement les objectifs qui lui sont assignés. C’est ce qu’a révélé la Directrice générale des impôts, Mme Talato Eliane Djiguemdé/Ouédraogo, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs, tenue le mardi 2 juin 2026, au sein de l’institution à Ouagadougou.
En effet, pour le mois de mai, la dynamique de performance de la DGI s’est poursuivie avec brio. Alors que les prévisions de recouvrement étaient établies à 149 milliards de FCFA, la DGI a mobilisé plus de 195 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 130 %. Ce résultat représente un excédent de plus de 46 milliards de FCFA sur les prévisions du même mois. Pour Mme Djiguemdé, cette performance traduit une nouvelle culture de résultats au sein de l’administration fiscale. « Vous avez placé la barre très haute et le message que vous envoyez est clair : la DGI vise désormais des performances encore plus ambitieuses », a-t-elle souligné, sous les applaudissements du personnel.
Et pour que cette dynamique ne retombe, elle a invité les agents à éviter tout relâchement, car pour elle, le mois de juin constitue un défi particulier pour l’institution. Qualifié de « mois de la vérité », il ne comporte aucune échéance fiscale majeure alors même que les services sont attendus sur un objectif de recouvrement de 119 milliards de FCFA.
Convaincue du potentiel de ses équipes, elle les a exhortées à poursuivre leurs efforts en exploitant notamment les différents leviers de recouvrement disponibles. « Je vous sais capables. Nous avons tous les leviers pour y parvenir. Il n›y a aucune raison pour que tout ne se passe pas bien, afin de clore le semestre dans de bonnes conditions », a-t-elle exhorté. Pour la première responsable de la DGI, la performance n’est jamais définitivement acquise. « La performance est une pente raide. Soit on avance, soit on recule. La position statique n’existe pas », a-t-elle insisté, avant d’exprimer sa confiance quant à la capacité des agents à maintenir cette trajectoire positive.
120 milliards F CFA pour le mois de mai à la Douane
La personnalité de l’année dans la catégorie « Services » confirme sa position de leader en termes de mobilisation de ressources souveraines et de lutte contre la fraude. Pour le mois de mai 2026, il était attendu de nos différentes structures opérationnelles un montant cumulé de 112 milliards de FCFA. « À l’heure où ces lignes sont écrites et avant même la clôture définitive des comptes du mois, l’Administration des Douanes enregistre déjà un niveau de recouvrement de 120 milliards de FCFA », a déclaré le Directeur général des Douanes, Dr Yves Kafando, le 30 mai dernier.
Cette performance est le fruit des efforts conjugués de l’ensemble des agents des Douanes du Burkina Faso qui, au prix de nombreux sacrifices et avec un sens élevé du devoir, œuvrent quotidiennement à l’atteinte des objectifs assignés à notre administration. « Au cours des différentes tournées de terrain que j’ai effectuées, l’engagement m’a été réaffirmé par les équipes de ne jamais faiblir dans la quête de performance et dans le respect des indicateurs d’appréciation de notre efficacité collective. Les résultats enregistrés à ce jour traduisent donc la détermination, le professionnalisme et l’esprit patriotique qui animent notre personnel », a expliqué le patron des douaniers. Des résultats encourageants qui donnent le ton pour l’année. En rappel, pour 2026, l’administration des douanes a une prévision de recettes fixée à 1.367 milliards FCFA, contre 1.253 milliards de prévision en 2025. Pour Dr Yves Kafando, l’atteinte de cet objectif repose sur plusieurs leviers stratégiques dont la modernisation continue des outils de contrôle et de facilitation, l’intensification de la lutte contre les trafics illicites, l’amélioration du recouvrement et de suivi des créances, etc.
« Toutefois, ces résultats encourageants doivent davantage renforcer notre engagement collectif à maintenir le cap. Fidèles à nos obligations professionnelles et mus par l’idéal de la Révolution Progressiste Populaire, nous devons poursuivre nos efforts avec davantage de rigueur, de diligence, de discipline et de professionnalisme. Les performances réalisées jusque-là, dans un esprit de cohésion et de travail d’équipe, méritent d’être consolidées au cours des mois à venir. C’est à ce prix que nous contribuerons efficacement à l’édification du Burkina Faso nouveau dont nous rêvons tous », a-t-il ajouté.
Des acquis majeurs renforcent la crédibilité du Burkina Faso et illustrent la confiance croissante des investisseurs, des partenaires et de nos compatriotes dans la vision portée par la Révolution progressiste et Populaire », a affirmé Dr Nacanabo qui invite « à protéger chaque franc public comme un instrument de libération économique ». « Nous devons faire du ministère de l’Economie, le fer de lance de la souveraineté nationale ». o
ESS
De bonnes performances pour le grenier de l’Etat
Le mois de mai aura également été marqué par le lancement de la première opération d’appel public à l’épargne dénommée « Diaspora Bond ». Une initiative stratégique qui ouvre une nouvelle étape dans la mobilisation patriotique de l’épargne nationale et internationale au service du financement du développement endogène de notre pays. Portée par le Ministère de l’économie et des finances, l’opération concerne un montant de 125 milliards FCFA sur un programme global de 240 milliards FCFA, avec une période de souscription du 06 mai au 06 juin 2026.
Les fonds permettront de financer des infrastructures majeures : zone franche agro-industrielle, usine d’engrais, projets énergétiques, valorisation des déchets, logements sociaux et grands axes routiers. Avec cette première émission, le Burkina Faso ouvre une nouvelle voie de financement endogène et renforce les liens économiques avec sa diaspora, dans une dynamique de développement durable et inclusif.
« La création de la Grande Imprimerie du Faso constitue aussi une avancée majeure dans notre dynamique de reconquête économique et administrative.
Il a enregistré aussi la création du Fonds souverain minier, « instrument stratégique destiné à transformer durablement la richesse de notre sous-sol en investissements structurants au profit des générations présentes et futures. Centralisé au niveau de la 3e régie de recettes, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP). Le ministre a d’ailleurs au cours du mois de mai, adressé des mots de félicitations à l’ensemble des travailleurs pour les différentes performances enregistrées, évoqué les résultats non moins importants engrangés.
Le taux de recouvrement du mois de mai, à en croire le responsable du grenier de l’Etat, Patindé W. Jean Yves Belem, dépasse les prévisions et reflète le sérieux avec lequel chaque agent s’est acquitté de sa mission. Le mois de mai a également vu la direction, poursuit-il, apporter une contribution à deux chantiers d’envergure nationale notamment la création de la grande imprimerie du Faso et l’institution du Fonds souverain. Il a aussi et surtout évoqué la production de la balance générale du Trésor régulièrement transmise dans les délais.
Fort de ces succès, le premier responsable de la DGTCP a rappelé l’importance du respect des mesures de sécurité au sein des services. Il a insisté sur la nécessité pour chaque agent d’adopter des comportements responsables, afin de prévenir les risques professionnels et de garantir un environnement de travail sain et sécurisé.
Pour ce faire, il a invité ses collaborateurs à faire du mois de juin, le mois de la sécurité des agents et des ressources. « Aucune menace, aucun risque ne doit peser sur celles et ceux qui servent l’Etat avec probité » a-t-il laissé entendre.


