• Dans un contexte de manque de culture de l’épargne
• A travers une série d’activités déroulées
Dans une société burkinabè où peu de personnes ont la culture de l’épargne et de l’investissement, bâtir et pouvoir transmettre aux générations futures devient un gros défi à relever. C’est ce challenge qui était au cœur de la troisième édition de la Semaine de l’épargne et de l’investissement (SEI), les 6 et 7 février 2026, à Ouagadougou. Sous le thème « De l’épargne à la prospérité : bâtir aujourd’hui et transmettre demain », l’évènement a mobilisé de nombreux participants de plusieurs profils : salariés du public et du privé, étudiants et jeunes diplômés, entrepreneurs, commerçants et artisans, institutions financières et assurances, fonds d’investissement, décideurs politiques et économiques, chefs d’’entreprise, etc. « Cette forte mobilisation témoigne de l’intérêt croissant dans les questions relatives à l’épargne et à l’investissement », note Dr Boubakar Thiombiano, président du Comité scientifique de l’évènement.

Déroulé en deux jours, le programme était tout aussi varié : des conférences et des ateliers pratiques, des panels de haut niveau, des keynotes, des meet-up, des rencontre B to B, la SEI Kids, destinée à l’éducation financière des enfants, etc. Les réflexions ont permis de mettre le doigt sur des préoccupations d’actualité : l’éducation financière ; la préparation de la retraite pour les travailleurs indépendants ; le choix du logement ; la transmission et la pérennité du patrimoine des entreprises familiales ; la transformation du salaire en levier d’indépendance financière, etc.
L’objectif de tout cela était de favoriser l’émergence d’une société financièrement instruite, prospère et capable de transmettre un patrimoine durable. Plus précisément, promouvoir l’épargne régulière comme outil de sécurité financière, démystifier l’investissement sous toutes ses formes et former à la planification successorale et à la gouvernance patrimoniale. Selon le Coordonnateur général de la SEI et Directeur du cabinet FIM Legacy, Christophe Yaméogo, il s’agit de permettre à chacun de mieux bâtir une prospérité et une sécurité financière durables. « L’argent n’est pas réservé à une élite, la richesse n’est pas une fatalité sociale, c’est une compétence qui s’apprend », a-t-il expliqué. D’où l’impératif, selon lui, de changer de paradigme pour passer d’une culture de la consommation immédiate à celle de l’épargne et de l’investissement à long terme.

Les Sociétés de gestion et d’intermédiation financières (SGI) se positionnent comme des acteurs clés, lorsqu’on parle d’investissement à long terme. Ces sociétés jouent, notamment, le rôle de conseillers stratégiques en orientant les capitaux privés et institutionnels vers des investissements durables. Directeur général de Coris Bourse, Fancho Herman Traoré a ainsi salué l’initiative de la SEI, et le partenariat avec des SGI comme Coris Bourse. Une initiative qui, selon lui, offre l’opportunité de sensibilisation et d’éducation financière à destination du grand public.
Patron de cette troisième édition, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a souligné le lien étroit qui existe entre l’épargne et le défi du logement, une préoccupation nationale. Pour lui, l’accès au logement va au-delà de la simple question immobilière pour toucher aux fondements mêmes de la cohésion sociale. « Construire des logements, c’est bien plus que bâtir des murs, c’est bâtir la Patrie. C’est offrir à chaque Burkinabè un cadre de vie digne, sécurisé et porteur d’espoir. C’est transmettre aux générations futures une société plus stable, plus solidaire et tournée vers l’avenir », a-t-il déclaré. Selon Mikaïlou Sidibé, le thème de l’édition souligne l’importance de l’épargne qui, pour lui, n’est pas seulement un acte individuel de prévoyance, mais un puissant levier de transformation sociale et économique de tout un pays.
Rappelons que SEI est une initiative de Finance & Invest management legacy (FIM Legacy), un cabinet spécialisé dans l’éducation financière, le conseil en investissement et en gestion du patrimoine. Ce cabinet est fondé sur la conviction que la prospérité se construit avec méthode et vision.
Plusieurs innovations étaient au rendez-vous de cette troisième édition. Il y avait, notamment, la mise en jeu d’un compte-titres d’une valeur de 200 000 FCFA. Après tirage au sort, une jeune fille de 12 ans a remporté cette opportunité d’investissement en bourse. o
Béranger KABRE (Collaborateur)


