Création d’emplois: agriculture, industrie et commerce, infrastructures routières, mines, BTP…
• L’Etat mise désormais sur ces secteurs économiques
• Infrastructures routières : près de 5.000 recrutements au profit de Faso Mêbo
• Industrie : près de 1.000 emplois permanents générés en 2025
Le secteur privé, moteur de croissance du Burkina Faso, mieux, il est et demeure le grand pourvoyeur d’emplois au pays des Hommes intègres. Banque-finances, artisanat, industrie, commerce et surtout les BTP, très dynamiques de nos jours, ont généré de nombreux emplois au profit des jeunes et femmes en 2025. A titre illustratif, le dynamisme du secteur privé, en 2025, s’est traduit par la création de plus de 25.200 nouvelles entreprises au Burkina Faso, qui ont permis la création de milliers d’emplois. Mieux, le Plan national de développement (PND), nouveau référentiel du pays pour la période 2026-2030, révèle que l’Etat a permis la création de 65.908 emplois décents, à travers le financement des projets de jeunes et des femmes. Depuis les trois dernières années, l’Etat burkinabè entend jouer aussi sa partition en facilitant la création d’emplois décents au profit des jeunes et des femmes. Pour y arriver, il s’est attelé à dénicher des secteurs économiques générateurs de milliers d’emplois permanents et non permanents. Prenant la pleine mesure de cette équation, des secteurs économiques tels que l’agriculture, les infrastructures, le commerce, l’artisanat, l’industrie, les mines, les BTP, etc., ont été privilégiés.
Agriculture
Dans l’optique d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, plusieurs volontaires agricoles ont été formés, dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole. En juin 2025, plus de 2.000 jeunes agriculteurs issus de 80 Communes, après trois mois de formation, ont été déployés sur le territoire national, afin de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Le 15 mars 2026, 148 volontaires agricoles ont fait leur sortie et sont prêts à contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.
Infrastructures routières
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agence Faso Mêbo, de 2024 à 2026, des milliers de jeunes et femmes ont été recrutés pour participer à l’embellissement et à l’assainissement des villes du pays. Leur impact est aujourd’hui visible sur des grands chantiers tels que l’hôpital de Pala, à Bobo-Dioulasso, et sur le grand projet d’autoroute Ouaga-Bobo (332 km) en 4*2, actuellement en phase de terrassement. Toujours dans l’opérationnalisation des brigades des infrastructures routières de l’Agence Faso Mêbo (IPFM), des milliers de jeunes ont été recrutés au profit des 8 régions du Burkina Faso.
Mines
Le secteur minier est aussi une niche de créateur d’emplois. Pour y arriver et surtout assurer la génération d’emplois, l’État burkinabè a procédé à une profonde restructuration du secteur minier. Aujourd’hui, l’orpaillage qui est mieux contrôlé à travers un regard de la Société nationale des substances précieuses (SONASP), génère de nombreux emplois décents.
Par ailleurs, la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB) se positionne comme un acteur clé du secteur, avec la cession de 11 actifs miniers par l’État à son profit, en vue de la relance de sites stratégiques tels que Perkoa, Inata, Kiéré, Kalsaka, Tambao et Taparko. Selon le rapport ITIE-BF de 2024, il ressort que les sociétés minières ont généré 110.000 milliers d’emplois directs et indirects.
Commerce et industrie
Devant les Députés, le chef de l’Exécutif a relevé que la relance de certaines unités industrielles et la construction d’autres unités en 2025 avaient permis de créer des emplois permanents. Selon le locataire de la Primature, 660 emplois permanents ont été créés en 2025, à travers 11 nouvelles unités industrielles dans des domaines différents du secteur économique. En effet, il ressort que le renforcement du tissu économique a été marqué par une offensive industrielle importante, avec l’inauguration de nouvelles unités industrielles, parmi lesquelles la SN-BRAFASO, la société Burkina Cajou, la SOFACOB pour la production de coton hydrophile, FASO GUULGO, FASO KOSSAM, et la mise en place de 4 parcs industriels thématiques (textile, cuirs et peaux, anacarde et karité).
Ces investissements structurants, qui se chiffrent à plus de 66 milliards FCFA, ont permis la création de plus de 660 emplois permanents.
BTP : fort recrutement de la main d’ouvre qualifiée
Toujours pour stimuler la création d’emplois, le gouvernement burkinabè compte sur l’investissement immobilier. Aujourd’hui, 7 grands projets immobiliers ont été lancés (Burkindi business center, complexe immobilier CNSS, Zafara plazza Sonatur…).
Ces projets qui nécessitent de la main d’œuvre qualifiée telle que la maçonnerie, la menuiserie, le carrelage, la peinture, l’électricité, etc., permettent à de milliers de jeunes formés d’avoir du travail temporaire. Dans le même élan, l’obligation faite aux grandes entreprises de construire un siège au Burkina Faso (plus de 800 grandes entreprises concernées) va aussi nécessiter le recrutement de la main d’œuvre qualifiée.
Ambéternifa Crépin SOMDA
L’Administration publique n’est pas en reste
Pour permettre la continuité du travail au profit des usagers, le gouvernement a augmenté, ces trois dernières années, le nombre de recrutement à la fonction publique. A ce niveau, il ressort du discours du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, sur la situation de la Nation, prononcé à l’Assemblée législative de transition, le 30 janvier 2026, qu’en 2025, l’Administration publique a bénéficié d’un renfort de 10.150 nouveaux agents. 2025 a aussi vu le recrutement et la formation de 16.000 militaires, tous profils confondus, 2.000 policiers et près de 15.000 VDP.



