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Cybercriminalité, désinformation et fake news: les «pistes de solutions» d’Indaba International

• Par un colloque international

• Il souhaite renforcer les capacités des mécanismes existants

• Et développer des systèmes de lutte plus efficaces

Laurent Kibora, Directeur général d’Indaba International. (Ph: Yvan Sama)

«Défis actuels et émergents en matière de cybercriminalité, de désinformations et de fake news : quelles pistes de solutions ». Par ce thème, la structure Indaba International a tenu la première édition du colloque international de lutte contre la cybercriminalité, la désinformation et les fakes news, le jeudi 26 mars 2026, à Ouagadougou. Avec l’ampleur que prennent ces phénomènes dans le monde, et particulièrement au Burkina, il était temps de poser le débat pour la stabilité sociopolitique et économique, voire la paix.  « Au Burkina Faso, de nombreux efforts ont été faits et beaucoup de mesures entreprises pour enrayer le mal. Toutefois, on observe toujours des insuffisances capacitaires des États à apporter des solutions efficaces et durables aux défis de la cybercriminalité, de la désinformation et des “fake news” de plus en plus complexes, ce qui témoigne de la nécessité de renforcer les capacités des mécanismes existants et impose de développer des systèmes de lutte plus efficaces », a déclaré Laurent Kibora, Directeur général d’Indaba International.

Awa Diawara est venue partager l’expérience de son pays, le Mali, dans la lutte contre la cybercriminalité, la désinformation et les « fake news ». (Ph: Yvan Sama)

En organisant une telle rencontre, l’objectif global est de renforcer la capacité des Etats, en général, et du Burkina Faso, en particulier, à mieux comprendre et lutter contre les phénomènes de cybercriminalité, de désinformation et de fake news, en vue de relever les défis qu’ils posent et apporter des réponses appropriées aux enjeux qu’ils soulèvent. Il s’est donc agi pour les participants, d’identifier les menaces actuelles et émergentes de cybercriminalité, de désinformation et de fake news ; de les analyser ; de partager les retours d’expérience et les outils de lutte… sous forme de panels et de travaux de groupes.

Le Général Mady Sawadogo a assuré en partie la modération des échanges.

Le Lieutenant de Police, Napougba Julien Legma, chef du service de la collaboration policière de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), a fait un « Aperçu de la cybercriminalité, de la désinformation et des « fake news » dans le monde et au Burkina Faso ». Dr Lacina Kaboré / Directeur de l’Institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l›information et la communication (IPERMIC), est revenu sur « Les effets déstabilisateurs de la cybercriminalité, de la désinformation et des « fake news sur la politique intérieure et extérieure d’un pays ».  Le concepteur de la detrentrologie, Hamadé Adama Soro, a traité le sous-thème « Les enjeux de la cybercriminalité, de la désinformation et des « fake news » dans la lutte contre le terrorisme ». Awa Diawara, experte en prévention et lutte contre la désinformation et les « fake news » au Mali, a fait un partage et retour d’expérience sur la lutte contre la cybercriminalité, la désinformation et les « fake news » dans son pays. La modération a été assurée par le Général Mady Sawadogo et Dr Hyacinthe Ouédraogo. Les échanges ont permis aux participants de développer davantage les différentes notions, de comprendre les enjeux et de dégager des recommandations.

Indaba International, faut-il le rappeler, est un cabinet d›étude basé au Burkina Faso, spécialisé dans les questions de sécurité, de développement et de résilience, ayant collaboré avec la Konrad Adenauer Stiftung (KAS). Le cabinet intervient dans les questions sécuritaires, de développement, d’extrémisme violent, de cohésion sociale et des questions liées au développement du Burkina et de la sous-région.

Dans son rôle d’apporter des solutions contre l’insécurité, le cabinet Indaba International conseille le gouvernement sur des questions sécuritaires et les partenaires techniques et financiers. Il a organisé, entre autres, des travaux sur la résilience dans le contexte sécuritaire du Burkina Faso, en 2020, fait un don à l’un des sites des personnes déplacées de l’Arrondissement 11 et tenu une conférence internationale de soutien à Faso Mêbô, organisée pour une mobilisation pérenne de l’initiative présidentielle. 

Moumouni SIMPORE

Recommandations du colloque

-Mettre en place un groupe d’ambassadeurs de lutte contre la désinformation ;

-Organiser des séances de formation au profit des acteurs de la veille citoyenne dans toutes les régions ;

-Former les différents responsables de la communication des structures publiques à la gestion professionnelle des pages et à leur sécurité, pour éviter les piratages et les erreurs de publication.

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