• La vision économique saluée par des institutions financières
• Gestion rigoureuse des finances publiques (fraude, corruption et réduction des dépenses)
• Pour la création de valeur ajoutée à travers les unités de transformation
Nombreuses institutions financières et économiques se bousculent auprès des institutions étatiques du Faso. Un signe de leur accompagnement afin de féliciter la résilience économique du Burkina Faso. La dernière visite en date au Faso est celle de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), conduite par son premier responsable, le Gouverneur Jean-Claude Kassi Brou, qui est allé, le 22 juin 2026, saluer les performances de l’économie burkinabè.
Il a exprimé de vive voix au président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, cette résilience de l’économie burkinabè sous sa houlette. Au perron de la Présidence du Faso, le visiteur du jour a confirmé, sur la base des dernières données de la BCEAO, une bonne orientation de la croissance du Burkina Faso et une gestion maîtrisée des tensions inflationnistes. « Nous avons également salué la résilience et la performance de l’économie burkinabè », a-t-il soutenu. Avant la BCEAO, la Banque mondiale, le FMI, l’UEMOA, la BAD, la BOAD, etc. ont aussi réitéré et salué la résilience de l’économie burkinabè. Mais quels sont les leviers actionnés par le gouvernement actuel pour stabiliser ses indicateurs économiques, surtout que le pays fait face à de nombreux défis sus-mentionnés ?
Des choix financiers audacieux
Le ton a été donné par le chef de l’État qui a renoncé à son salaire de fonction du président du Faso, gardant celui de son grade dans l’armée. Un acte fort qui annonçait qu’un curseur particulier sera mis sur la bonne gouvernance financière et qu’aucun fonctionnaire ne devrait impunément dilapider les ressources du pays. Aussi, le gouvernement, s’inscrivant en droite ligne de cette orthodoxie financière, s’est doté d’une nouvelle vision, du pragmatisme dans les choix économiques à mettre en place au bonheur des Burkinabè. Sur ce, l’Exécutif a acté dès les premiers mois, à la réduction de certaines institutions dites budgétivores telles que le Conseil économique et social (CES), le Médiateur du Faso, le Haut-Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) et le Haut-Représentant du président du Faso. Ces quatre institutions avaient un budget d’environ 1,640 milliard FCFA, représentant 0,067% du budget national, selon le budget exercice 2018. Une bouffée d’oxygène pour le Trésor public.
Répression de la délinquance financière
Autre fait notable et visible est la lutte accrue contre la corruption dans la gestion du bien public et le blanchiment d’argent. Les différents rapports de la Cour des comptes et de l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et les différents jugements sur les infractions financières en sont illustratifs. Et les affaires judiciaires dites Tiégnan portant sur le détournement de plus de 3 milliards FCFA destinés à l’assistance des personnes déplacées internes et celle du vaste réseau de corruption impliquant des agents des Douanes et des magistrats….
L’État, à travers l’Agent judiciaire de l’État (AJE), a mené ainsi une opération de recouvrement des créances. Des résultats satisfaisants sont à noter dans cette vaste opération de salubrité publique. Sur la lutte contre la fraude, des structures étatiques comme la Brigade de répression mobile contre la fraude (BRMCF), la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) et la Douane obtiennent des résultats satisfaisants.
A titre illustratif, le 14 mai 2026, les services de la Douane de Koudougou ont saisi des produits prohibés d’une valeur de plus de 1 milliard FCFA. Cette opération s’est accompagnée de contrôle des prix de produits de grande consommation, toute chose qui a permis de stabiliser les prix d’achat. A toutes ces initiatives, le gouvernement s’est attelé à la réduction du train de vie de l’État. Des initiatives qui ont créé un impact direct sur les populations : surplus de recettes financières au compte du Trésor public au profit de la prise en charge des questions humanitaires.
Cette résilience économique se repose sur un autre pan, celui de ne plus exporter les produits locaux de façon brute hors du pays mais de les transformer d’abord. Cette vision économique permet la mise en place des unités de transformation créatrices de valeur ajoutée. Une politique qui évite au pays la sortie des devises. Qui dit mise en place des unités de transformation dit réduction du chômage à travers la création de milliers d’emplois au profit des jeunes et des femmes.
Une souveraineté minière assumée
L’or est le premier produit d’exportation du Burkina Faso, et l’Exécutif a décidé de reprendre les choses en main C’est ainsi qu’il a fait réviser le Code minier qui accorde désormais 15% des parts à l’État burkinabè. Aussi, le gouvernement a racheté certaines sociétés minières qu’il exploite. Cette souveraineté minière s’est poursuivie avec un encadrement rigoureux sur l’activité de l’orpaillage, freinant ainsi la sortie de l’or hors du pays. o
Ambèternifa Crépin SOMDA
Quelques indicateurs macroéconomiques en 2025
«Le taux de croissance économique est d’environ 6,5% en 2025, contre 4,8% en 2024, traduisant la résilience de l’économie nationale. Grâce aux efforts du gouvernement en matière de contrôle des prix et à l’efficacité des politiques de soutien au secteur productif, notre économie connait une déflation de l’ordre de 0,5% en 2025, contre une inflation de 4,20% en 2024. Sur le plan des échanges extérieurs, le pays a franchi un cap historique. Grâce à la promotion du secteur privé et à la réorganisation du secteur minier, le Burkina Faso affiche un excédent historique de sa balance commerciale de plus de 1.975 milliards FCFA en 2025”.
Source : Exposé sur la situation de la Nation du Premier ministre à l’ALP, le 30 janvier 2026.



