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Projets et réformes de l’UEMOA:  avec 89% de taux d’exécution en 2025, le Faso consolide sa performance

• 145 réformes évaluées • Performance encore meilleure dans la gouvernance économique

• Dans une dynamique d’intégration régionale

Où en est le Burkina Faso dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ? C’était la question centrale au menu de la revue annuelle desdites réformes, au titre de l’année 2025, tenue le 5 mai 2026, à Ouagadougou. Cet exercice, onzième du genre, n’a pas dérogé à sa tradition de réunir des délégations de la Commission de l’UEMOA et du gouvernement burkinabè, respectivement conduites par le président de la Commission, Abdoulaye Diop, et le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo.

Selon le ministre de l’Economie et des Finances, la revue annuelle permet d’améliorer significativement la compétitivité et l’attractivité de l’Union. (Ph. Yvan Sama)

Cette rencontre fait suite à une revue technique qui avait réuni les deux parties en novembre 2025. Ces travaux avaient permis aux experts d’examiner l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la revue de 2024 et de passer en revue les réformes, les politiques, ainsi que les programmes et projets financés par les organes de l’Union. Au terme des conclusions de cette réunion technique, le Burkina Faso a, en 2025, consolidé sa performance en matière de réformes communautaires, avec un taux de mise en œuvre d’environ 89%. « Une constance dans la performance », selon le président de la Commission de l’UEMOA, qui a précisé que cette évaluation avait porté sur 145 réformes, contre 132 en 2024, et trois composantes, à savoir : la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les réformes sectorielles.

Pour Abdoulaye Diop, la performance enregistrée par le pays des Hommes intègres traduit le niveau de sa matérialisation du processus d’intégration, l’application des textes communautaires et « un haut niveau » d’exécution des programmes et projets. Un motif de satisfaction pour la Commission qui a salué les efforts et l’engagement du gouvernement burkinabè en faveur du processus d’intégration régionale.

La revue annuelle vise un objectif, celui de permettre aux instances exécutives de l’Union d’évaluer les actions communes mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs du Traité de l’UEMOA. Et pour le président de la Commission, la présente rencontre constitue « un puissant levier pour le renforcement de l’intégration économique » au sein de l’espace communautaire.

Aux yeux des autorités burkinabè, ce cadre d’échanges qu’est la revue annuelle est bien plus qu’un exercice de conformité. « Elle est un moment de vérité, un espace d’évaluation partagée et, surtout, un levier d’ajustement pour mieux répondre aux priorités de nos économies », a déclaré Aboubakar Nacanabo.

La onzième revue annuelle a été l’occasion pour le gouvernement de saluer la dynamique de collaboration entre le pays des Hommes intègres et la Commission de l’UEMOA. Une collaboration qui, selon Aboubakar Nacanabo, se traduit, notamment, par un accompagnement technique soutenu et une meilleure structuration du suivi des engagements communautaires. « La désignation d’un point focal dédié, en lien avec la structure nationale de coordination, illustre cette volonté d’efficacité et de proximité dans la conduite des réformes », a-t-il déclaré.

Au-delà du simple dispositif institutionnel permettant l’harmonisation des législations nationales, la coordination des politiques sectorielles nationales et la bonne exécution des politiques, programmes et projets communautaires, la revue annuelle est aussi perçue comme une opportunité d’améliorer l’attractivité de l’Union et d’agir en faveur des populations. « Elle permet d’améliorer significativement la compétitivité et l’attractivité de l’Union et, partant, le potentiel de croissance économique nécessaire à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté », a précisé Aboubakar Nacanabo.

Il faut dire que la rencontre bipartite a été l’occasion pour le gouvernement burkinabè de réaffirmer son attachement aux valeurs et principes de l’intégration régionale. Aboubakar Nacanabo a, par ailleurs, assuré que le Burkina Faso restait engagé dans la mise en œuvre des recommandations issues de la revue technique, en vue de l’accélération de la mise en œuvre des réformes communautaires.

Passée l’étape des travaux entre les délégations de la Commission et du gouvernement, l’autre temps fort de la revue annuelle a été la remise d’un mémorandum au chef du gouvernement.  Occasion pour ce dernier de présenter à la Commission de l’UEMOA la vision gouvernementale en matière de développement socioéconomique et culturel.

Béranger KABRE (Collaborateur)

 

Note élevée pour la gouvernance économique

De la rencontre avec le Premier ministre, il est ressorti que dans chacune des trois composantes de l’évaluation, le Burkina Faso a affiché un taux supérieur à 80%. La note est particulièrement plus satisfaisante concernant la composante Gouvernance économique et convergence, avec une performance atteignant 95 à 96 %, selon la Commission.

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