
Une action de responsabilité sociétale
Pour soutenir la biennale de la culture
L’initiative saluée par le ministère de la Culture et des passagers

En cette matinée du 23 avril 2026, soit à deux jours du top de départ de la Semaine nationale de la culture, la gare SITARAIL de Ouagadougou a été le théâtre d’une importante mobilisation de passagers. Environ 400 personnes ont embarqué dans le train spécial dit de la Culture, direction Bobo-Dioulasso. Le Train de la culture est une initiative de SITARAIL et d’Africa Global Logistics (AGL). Elle consiste à assurer le transport gratuit des Ouagalais souhaitant se rendre dans la capitale économique du Burkina, à l’occasion de la biennale de la culture. Un moment peu ordinaire qui a suffi pour mobiliser les premiers responsables d’AGL Burkina et de SITARAIL, ainsi qu’une représentante du ministre de la Culture pour une cérémonie de départ.
Avant le sifflement du train, l’ambiance bon enfant traduisait déjà tout ce que cette initiative peut représenter comme opportunité pour les passagers. Mais pour l’administration d’AGL, il faut y voir une action de responsabilité sociétale, avec la volonté d’accompagner les activités gouvernementales. « Nous nous inscrivons dans cette dynamique d’accompagnement et de soutien », a déclaré le Directeur général adjoint d’AGL Burkina, Joachim Ouédraogo. Pour lui, l’envergure de la SNC est telle que le Groupe ne pouvait pas rester en marge de l’évènement. « C’est la raison pour laquelle toutes les actions sont mises en œuvre pour que ce train de SITARAIL puisse accompagner environ 400 personnes pour participer pleinement à la Semaine nationale de la culture de façon gratuite », a expliqué Joachim Ouédraogo.

Pour le numéro deux d’AGL Burkina, le Train de la culture est aussi l’occasion pour les passagers de replonger dans la tradition d’un moyen de transport qui a connu ses moments de gloire dans l’histoire du pays des Hommes intègres, avant le développement d’autres moyens de transport. Bien plus que la redécouverte d’une tradition, cette initiative de SITARAIL revêt un caractère « symbolique et hautement patriotique, a indiqué la représentante du ministre de la Culture, Marguerite Douanio.
Selon la porte-parole du ministre, ce train spécial n’est pas qu’un simple convoi. « C’est le train d’union de notre diversité culturelle. Il transporte bien plus que des personnes et des biens. Il transporte des histoires, des savoirs, des talents et des rêves. Il transporte la culture. A chaque coup de sifflet de cette locomotive spéciale SNC, c’est l’appel de la culture burkinabè qui résonnera dans toutes nos savanes », a déclaré Marguerite Douanio. Et la Chargée de mission d’ajouter que c’est toute une vision qui est conjointement lancée avec AGL et SITARAIL, « celle d’une culture en mouvement, inclusive et rayonnante, celle d’un pays qui croit en la richesse de son patrimoine et en la puissance de sa créativité ».
Tout en saluant une « responsabilité sociétale exemplaire » de SITARAIL, la représentante du ministre a assuré que ce geste est « fortement apprécié » par les plus hautes autorités et épouse parfaitement la vision du gouvernement. De quoi encourager les organisateurs du Train de la culture à poursuivre dans cette dynamique.
Pour rappel, ce convoi spécial n’est pas une première pour SITARAIL. L’entreprise se félicite d’avoir tenu un pari similaire, lors d’une édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).
Béranger KABRE (Collaborateur)
Des passagers entre enthousiasme et reconnaissance
Il faut dire que l’initiative du convoi spécial et gratuit est bien accueillie par les passagers. Pour nombre d’entre eux, c’est l’opportunité d’une première expérience du train qu’il ne fallait pas rater. Etudiante en communication, Antoinette Nana était de ces passagers peu familiers à la locomotive. « C’est vrai que c’est une première pour moi, mais je trouve ce moyen de transport assez confortable. On ne peut qu’être reconnaissant à SITARAIL pour cette initiative ».
C’est aussi une première pour Honoré Ouédraogo qui, dans l’attente du sifflement de l’engin roulant, nous a confié d’être « ému et curieux ». Ismaël Tiendrebéogo, lui, n’est pas un novice du train qu’il a souvent emprunté. Mais pour ce convoi spécial, il avoue être impressionné par cet engouement mêlé à l’ambiance et la musique. Pour ce restaurateur en partance pour une exposition à la SNC, ce convoi est pour lui une opportunité de savourer des avantages uniques au train. « Ce qui est meilleur dans le train, c’est qu’on peut se promener, on peut bavarder, il y a l’espace et le calme quand on le souhaite », nous a-t-il confié.

