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Apurement de la dette sociale à l’AGSP: plus de 18.000 agents concernés

• 7 mois pour solder le passif salarial

• L’État consent un montant de plus de 35 milliards FCFA

• Reversement et avancement en jeu

Plus de 35 milliards FCFA, tel est le montant que le gouvernement burkinabè consent en 2026 pour l’apurement progressif du passif social de plus de 18.000 agents de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires (AGSP). Cette bonne nouvelle a été portée le 2 avril 2026, en Conseil des ministres par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou. A travers cette mesure sociale, l’Etat burkinabè enlève une épine dans le pied du Directeur général de l’AGSP, Frédéric Loué. Selon des précisions données à la Direction de la communication et des relations publiques du ministère de la Santé, il a confié que le passif social accumulé au sein de l’AGSP s’expliquait principalement par le retard dans la mise en œuvre de la fonction publique hospitalière, la complexité des actes de carrière, les reversements, les avancements, les indemnités spécifiques, ainsi que les gardes effectives. A titre illustratif, il ressort qu’à la fin de l’année 2025, le montant dudit passif était de 35.423.593.620 FCFA. Ce sont plus de 18.000 agents relevant de l’AGSP qui sont concernés par cette mesure d’apurement du passif social, selon le ministère de la Santé. Un délai de sept mois, à compter d’avril 2026, est retenu pour l’apurement du passif. D’ores et déjà, le Directeur général de l’AGSP révèle que 22.594 actes de carrière ont été identifiés, dont 4.139 décisions de reversement et 18.455 décisions d’avancement, avec pour objectif une prise en charge accélérée dans les semaines à venir.

Solder le passif des gardes

‎Pour tenir cet engagement, le gouvernement a pris des mesures, afin de régler définitivement ce problème. Il s’agit, entre autres, de l’apurement total du passif social lié à la garde courant avril 2026, et des autres types du passif progressivement jusqu’en fin octobre 2026 ; le paiement sur la base des gardes effectives selon le programme digitalisé à partir du mois d’avril 2026. Pour éviter qu’une telle situation se reproduise, le gouvernement a pris certaines mesures de fermeté qui portent, d’une part, sur le renforcement du contrôle de l’effectivité de la garde et de la présence des agents, et d’autre part, sur la mise en place d’un comité interministériel de suivi du processus et du niveau d’apurement du passif impliquant toutes les parties prenantes. La mise en œuvre de ce plan d’apurement, selon le gouvernement, permettra aux agents de santé de travailler dans les conditions optimales et de continuer à offrir les soins et services de santé et de nutrition de qualité aux populations. Il faut préciser que depuis sa création, l’AGSP est régulièrement confrontée à des déficits de prise en charge de certains éléments salariaux qui constituent à ce jour un passif important.

2025 : Plus de 11 milliards FCFA engagés au profit de plus de 36.000 agents

Il faut aussi noter qu’à côté de la dette publique que le gouvernement, sous l’impulsion du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, s’évertue à régler, afin de permettre à l’économie nationale de respirer, il fait aussi de l’apurement de la dette sociale son combat. L’Exécutif s’attèle à régler le passif de sa dette salariale envers certaines catégories d’emplois de l’administration publique. C’est ainsi que plus de 11 milliards FCFA ont été consentis par le gouvernement burkinabè en 2025 envers ses partenaires sociaux, en s’acquittant de sa dette sociale. Cette dette sociale dont le paiement a débuté depuis le dernier trimestre de 2025, concerne le reclassement des fonctionnaires pour un effectif de 36.670 agents. Le payement de cette dette sociale résulte d’un engagement pris par le Conseil des ministres en sa séance du 30 juillet 2025, qui a adopté un rapport relatif à la mise en œuvre des avancements de classe des fonctionnaires d’Etat, conformément aux dispositions de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015, portant statut général de la Fonction publique d’Etat.

Le social au cœur des priorités du gouvernement

Le gouvernement burkinabè ne s’est pas limité à apurer sa dette sociale, il a aussi fait du renforcement de la protection sociale des populations un défi majeur. Dans sa déclaration sur la situation de la Nation, prononcée le 30 janvier 2026 devant les Députés de l’Assemblée législative du Peuple (ALP), le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, est revenu sur ces actions.  Le chef de l’Exécutif a évoqué l’octroi des bourses scolaires aux orphelins des pensionnés de la CARFO et de la CNSS, le financement de 102 projets au profit des travailleurs déflatés et retraités et près de 175.000 personnes immatriculées au régime d’assurance maladie universelle, dont 31.441 bénéficieront des prestations de la phase pilote dès ce premier trimestre 2026. A ces mesures, il y a eu l’amélioration de l’administration publique au service du peuple, qui a nécessité le recrutement de 10.150 nouveaux agents.

Ambéternifa Crépin SOMDA

Les causes du passif social de l’AGSP ?

Les reversements dont les actes de prise de service sont pris en retard ;

– Les nouvelles indemnités créées par le décret 2018/814 qui portent sur les indemnités de risque et de contamination ;

– L’augmentation de l’indemnité d’astreinte ;

– L’indemnité de formation spécialisée pour les médecins spécialisés ;

Pour les cas d’avancement d’échelon 

– L’indemnité de garde effective.

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