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Fonds de soutien patriotique: Plus de 212 milliards FCFA mobilisés en 2025

• Sur une prévision de 150 milliards

• Soit un taux de recouvrement de 141%

• En progression de 26% par rapport à 2024

L’année 2025 s’est achevée sur une bonne note en matière de mobilisation des ressources pour soutenir les efforts de reconquête du territoire national. En effet, une mobilisation inattendue de plus de 212.859.611.426 FCFA a été enregistrée du 1er janvier au 30 décembre de l’année écoulée. C’était du moins le chiffre clé à retenir de la quatrième et dernière session ordinaire de l’année du Conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique, tenue le 31 décembre 2025, sous la présidence du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo.

Présidé par le Premier ministre, le Conseil d’orientation réunit plusieurs ministères et institutions. (Ph. Yvan Sama)

Il faut souligner que l’objectif affiché fin 2024 était de recouvrer 150 milliards FCFA. Ainsi, le Comité de gestion a enregistré un taux de recouvrement de 141,91%. Par rapport à 2024 où le total mobilisé s’était établi à 175 milliards, la progression en 2025 est de 26,37%.

Rappelons que le FSP repose sur une contribution des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora, en vue de la prise en charge et de l’équipement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Et cela, à travers différents canaux de contribution. Dans le détail, les 212 milliards mobilisés proviennent de 9 sources distinctes dont les principales sont réparties comme suit : les prélèvements (taxes) qui constituent la source principale des recettes avec 41,69% du total recouvré, le Fonds minier de développement (FMD), deuxième source majeure avec 18,54%, les retenues obligatoires sur les salaires du public (17,07%), les téléphonies et la télévision (9,28%) et les prélèvements sur les produits importés (8,64%).

Pour le Premier ministre, le FSP a atteint une phase de maturité après trois années de mise en œuvre. (Ph. Yvan Sama)

Selon le Comité de gestion du Fonds, cette mobilisation au-delà des attentes a permis d’engranger de nombreux acquis dans la lutte pour la reconquête du territoire. Au nombre de ceux-ci, il y a l’achat de trois hélicoptères ; l’acquisition de deux moteurs d’avions, des engins lourds, ainsi que de l’armement. En outre, les fonds mobilisés ont permis d’autres dépenses d’un montant total de 81.688.592.530 FCFA. Il s’agit de la prise en charge des primes d’opération des combattants à hauteur de 68.757.040.000 FCFA, soit 84,17% des dépenses, l’alimentation des VDP nationaux à hauteur de 8.486.229.000 FCFA, les dépenses en santé qui s’élèvent à 1.960.073.030 FCFA, la formation (399.508.500 FCFA), les frais d’indemnisation des ayants droit des VDP décédés (1.812.250.000 FCFA) et les frais de retrait mobile money (273.492.000 FCFA). Ces dépenses ont eu l’effet de produire des « résultats très encourageants » sur le terrain de la reconquête, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo.

Le niveau de mobilisation atteint au titre de l’année 2025 fait dire au Premier ministre qu’après trois années de mise en œuvre, le FSP a atteint une « phase de maturité » qui consacre son statut d’outil majeur de financement de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. « Les résultats enregistrés au cours des exercices précédents témoignent, en effet, de sa pertinence, de son efficacité et de sa capacité à mobiliser l’engagement citoyen au service de la défense nationale », a expliqué Jean Emmanuel Ouédraogo.

Qu’à tout cela ne tienne, des défis sécuritaires et socioéconomiques demeurent persistants et exigent la vigilance et de la constance, selon Jean Emmanuel Ouédraogo. « Ces défis nous commandent de consolider les acquis, de maintenir une gestion exemplaire et de renforcer les mécanismes de suivi et de contrôle pour préserver cette crédibilité patiemment construite. A cet égard, je réaffirme la nécessité d’une stricte conformité aux règles de bonne gouvernance, condition indispensable pour maintenir la confiance des contributeurs et garantir l’efficacité opérationnelle du Fonds », a indiqué le chef du gouvernement.

La prochaine session du Conseil d’orientation du FSP est prévue en mars 2026. Celle-ci devrait permettre de mesurer la performance du Fonds au premier trimestre de cette nouvelle année.

B.K

Le FSP dans une nouvelle dynamique après trois années de mise en œuvre

Après trois ans de mise en œuvre du Fonds, l’année 2026 devra inscrire le FSP dans une dynamique de consolidation autour des priorités suivantes :

Le renforcement de la gouvernance et des dispositifs de contrôle ;

L’intensification de la mobilisation nationale, en poursuivant la dynamique citoyenne au Burkina Faso comme au sein de la diaspora ;

L’optimisation de l’affectation des ressources, en adéquation avec les priorités opérationnelles des forces combattantes ;

La consolidation du partenariat avec l’ensemble des parties prenantes, pour élargir la base nationale de soutien ;

Le renforcement de la redevabilité publique, gage de transparence et de légitimité durable.

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