A la uneEntreprises

Banque Finance Magazine (BFM): « Notre souhait, amener une stimulation dans le domaine économique », Mathieu Kaboré, Directeur de publication

Banque Finance Magazine (BFM). C’est le dernier né des médias burkinabè. Lancé officiellement à Ouagadougou, le vendredi 5 juin 2026, ce trimestriel est dédié à l’actualité économique et financière. Pour son promoteur, Mathieu Kaboré, la création du journal répond à un besoin de démocratiser l’information financière et d’accompagner les mutations du secteur. En se confiant à L’Économiste du Faso, il a dit souhaiter voir son magazine s’imposer comme un outil de référence pour les décideurs, les institutions et le grand public.

L’Économiste du Faso : Dites-nous d’où vous est venue l’idée de lancer un tel magazine dans l’environnement médiatique burkinabè ?

Mathieu Kaboré, Directeur de publication de Bank Finance Magazine (BFM): Avec 7 ans de parcours comme journaliste média, et surtout dans la communication, j’ai eu à travailler avec des banques et des sociétés d’assurance. En côtoyant les gens de ce milieu, j’ai pu voir que l’information est quelque chose de très important dans la décision et l’orientation des structures financières. Et j’ai moi-même participé à faire des travaux, des recherches, des veilles concurrentielles pour certaines structures.

J’ai vu que les banques prennent de la place, mais les plateformes restent presque les mêmes, dans le sens qu’elles sont obligées de recourir à des médias généralistes pour pouvoir diffuser l’information.

Certaines innovations du milieu passent souvent inaperçues ainsi. Lorsque des investisseurs doivent venir dans un pays, ils font des analyses sur la situation économique, les structures financières et autres, pour mieux s’orienter lorsqu’ils seront sur place. Et là également, ils sont obligés de recourir à des médias peut-être généralistes et espérer avoir des informations qui vont un peu dans leurs besoins. Au regard de tout cela, j’ai pensé à mettre en place un média qui va centraliser tout ce qui est information des banques, des assurances, des microfinances, des fintechs … qui permettrait d’avoir une analyse générale.

On peut faire des analyses, recouper des informations qui puissent aider pour l’orientation, mais aussi pour aider les investisseurs, la population. BFM a donc été mis en place dans ce sens-là pour aider à la décision, aider à l’analyse, aider à l’éducation financière.

Quel est le support que vous proposez et pourquoi le choix de tel support ?

Alors, nous avons pensé à deux supports, notamment numérique et papier. Le format numérique nous a été inspiré par un chef d’entreprise. J’étais dans son bureau pour lui présenter le projet, lorsqu’il a émis des réserves sur le support papier. Pour lui, même pour faire ses signatures, il fait dans le numérique et n’utilise plus le papier. C’est vrai, il n’est pas le seul. Beaucoup sont tellement accro au numérique que le papier les encombre. Et donc, le numérique a sa place, surtout dans l’évolution digitale que nous avons aujourd’hui.

Le support papier permet d’archiver beaucoup plus facilement et de faire une communication. Un magazine de papier, lorsqu’on l’a, on peut le déposer sur son bureau, dans une salle d’attente, offrir à quelqu’un pendant le voyage. Ça permet de prendre une place en termes de communication visuelle présente. Donc, nous avons pensé à deux formats pour pouvoir satisfaire certaines personnes de ces deux catégories-là.

En termes de contenu, qu’est-ce que vous proposez à vos différents lecteurs?

Alors, le magazine est un trimestriel structuré en plusieurs rubriques. Nous avons « le grand dossier du mois », qui est une analyse sur un sujet capital qui prend assez de place dans le magazine. D’ailleurs, tous les autres articles du magazine vont tourner à peu près autour de ce sujet. Le grand dossier permet de décrypter un sujet; ça peut être un sujet connu comme un sujet méconnu, pour le mettre en lumière.

Il y a également « la personnalité du mois », où on met une personne en exergue, de par ses contributions, ce qu’elle a apporté comme innovation, comme avancée dans le secteur bancaire et financier. Nous allons mettre cette personne qui respecte ces critères en lumière et ce sera une façon également d’encourager les autres à faire beaucoup plus.

Nous avons une rubrique consacrée aux « classements » où nous essayons de mettre en lumière l›évolution, les performances des banques et des sociétés d’assurances, qui peuvent aider les décideurs à mieux s›orienter.

Il y a également des « entretiens spéciaux » qui constituent avec les trois rubriques citées plus haut, les quatre grandes parties qui meublent le magazine. Autour de ces rubriques, il y a les sujets d’actualité.

BFM est un trimestriel que vous mettez sur le marché à 10.000 francs l’unité. Pourquoi faut-il débourser cette somme pour se l’octroyer ?

Nous pensons que le contenu justifie le prix. C’est vrai que ce premier numéro, nous avons fait beaucoup plus d’analyses institutionnelles, mais le numéro qui suivra aura beaucoup de recherches, des recoupements, d’informations. Et ce que cela va apporter à ceux qui vont payer le magazine dépassera nettement le prix de 10.000 FCFA.

10 000 FCFA aussi à cause du coût d’impression. Pour ce magazine, en impression numérique, nous ne sommes pas à moins de 7.000 ou 8.000 FCFA pour le coût d’impression d’un seul exemplaire, donc, le revendre à 10.000, c’est nettement juste prix.

10.000 FCFA, c’est aussi un prix étudié, car le magazine papier ne s’adresse pas forcément à tout le monde. C’est vraiment pour les décideurs et les chefs d’entreprise, les personnes du domaine bancaire, d’assurance et de FinTech…

Vous êtes au numéro 001, qu’est-ce que vous avez en termes de perspective pour ce journal?

Ce magazine a l’ambition d’être un outil de référence en termes d’analyse du secteur des banques, des assurances, des FinTech, des microfinances. L’ambition également, c’est de pouvoir aider la population à accéder à l’information financière, à vivre l’inclusion financière.

Par exemple, dans le premier numéro, nous avons traité de l’éducation financière, à travers « le crédit ». Et le crédit, quand on parle des prêts, beaucoup de personnes ne savent pas qu’ils doivent négocier les taux et avoir certaines facilités. Mais beaucoup, quand ils partent demander un prêt, ils se voient d’abord en demandeurs et ne veulent plus négocier certaines choses.

L’éducation financière dans ce magazine-là, est la chose que nous voulons également mettre en avant pour que ça puisse aider les entrepreneurs au Burkina Faso et d’Afrique de l’Ouest à savoir mieux s’orienter dans le système bancaire et financier. Également, notre souhait, c’est de pouvoir, à travers ce magazine-là, amener une stimulation du domaine bancaire et assurance pour que chacun puisse innover, se surpasser, pour offrir de bons services, des services de qualité aux populations.

Interview réalisée par Moumouni SIMPORE

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page