
• Plusieurs chantiers en perspective
• Après des acquis engrangés en 2025
• Dans un contexte de défis
Conformément à ses statuts et règlements intérieurs, le Bureau et les membres de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) se sont réunis le 5 février 2026, à Ouagadougou, en Assemblée générale ordinaire. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette Assemblée générale mixte : examen et adoption des rapports de gestion 2025 de l’AGO et du Bureau de la Confédération, examen et adoption du plan de travail et du budget 2026, ainsi que des projets de résolution, information des membres sur les enjeux économiques, institutionnels et règlementaires majeurs, ….
Cette instance est présentée comme importante pour la gouvernance de la Confédération. « Elle nous permet de faire le point sur la marche de notre organisation, d’examiner nos performances, de tirer les enseignements nécessaires, de prendre en toute responsabilité, les décisions nécessaires au bon fonctionnement et au rayonnement de la COGEF, mais surtout de définir ensemble les orientations stratégiques qui guideront notre action au cours de l’année 2026 », a indiqué Idrissa Nassa, président de la Confédération générale des entreprises du Faso.

Pour le patron de l’ex-Conseil national du patronat burkinabè, l’année 2025 a été celle de défis, mais également une année d’enseignements et de consolidation pour la COGEF, qui a su poursuivre son rôle de représentation, de plaidoyer et d’accompagnement du secteur privé. Et ce, dans un « contexte national exigeant ». Le patron des patrons a défendu un bilan fait de nombreux acquis. « Au cours de l’année 2025, la COGEF a œuvré au renforcement du dialogue public-privé, à la défense des intérêts de ses membres et du secteur privé national et à la participation active aux réflexions nationales sur les réformes économiques, l’amélioration de l’environnement des affaires et la promotion du secteur privé », a rappelé Idrissa Nassa. Et de revendiquer « des avancées notables », allant de l’ancrage territorial de la Confédération à son positionnement dans le dispositif institutionnel du secteur privé, en passant par le renforcement de la collaboration avec les partenaires stratégiques de financement et de formation, la mobilisation des ressources financières, le renforcement des capacités des PME/PMI, etc.
Outre ces acquis énumérés, le président de la COGEF s’est félicité de faits majeurs qui ont marqué l’exercice 2025. Au premier plan, le changement de la dénomination sociale qui, selon lui, « symbolise une ambition élargie, une vision renouvelée, et un engagement renforcé envers toutes les entreprises du pays, quels que soient leur taille ou leur secteur d’activités » ; la finalisation de l’acquisition de deux terrains, ouvrant de nouvelles perspectives pour doter la COGEF d’un siège digne de son rôle, et créer un espace de référence pour les acteurs économiques ; la tenue de la cérémonie officielle d’installation des treize (13) COGEF régionales ; la signature de conventions avec plusieurs partenaires, dont la SFI, la Coopération belge, le FSA, le FAGACE, etc. « Ce bilan doit être apprécié avec lucidité et responsabilité. Il nous invite à consolider les acquis, à corriger les insuffisances et à renforcer l’efficacité de notre action collective », a suggéré Monsieur Nassa.
La lecture de la COGEF est que l’année 2026 s’ouvre dans un contexte national et international marqué par de profondes mutations économiques, des défis sécuritaires persistants, mais aussi par des opportunités réelles de transformation structurelle de notre économie. Pour Idrissa Nassa, elle doit être « une année de projection et d’impact », en s’inscrivant dans la dynamique du renforcement de la COGEF comme « institution moderne, crédible et influente ». Bien plus, les magnats de l’économie nationale souhaitent faire de 2026 une année de consolidation de leurs acquis, mais aussi d’innovation et d’initiatives audacieuses au service d’un secteur privé plus structuré et plus compétitif. C’est cette note d’espoir qui a été au cœur d’une cérémonie de présentation des vœux des membres de la COGEF, cérémonie qui a marqué le clou de l’Assemblée générale mixte.
Dans un sens plus large, l’Assemblée générale mixte, couplée à la cérémonie de présentation des vœux, s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition des Journées du patronat burkinabè. C’est dans le cadre de ces journées qu’est également organisé un Forum sur l’investissement souverain.o
Béranger KABRE (Collaborateur)
Les perspectives de la COGEF en 2026
– Pose de la première pierre de la construction du siège ;
– Réorganisation et installation complémentaire des COGEF régionales ;
– Poursuite de l’opérationnalisation des COGEF régionales à travers le renforcement de leurs capacités ;
– Renforcement de l’autonomisation financière de la COGEF ;
– Mise en place des bureaux de liaison en Côte d’Ivoire et au Togo ;
– Élaboration d’un important projet de renforcement de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes ;
– Approfondissement du dialogue avec les pouvoirs publics, les partenaires sociaux et les partenaires au développement ;
– Renforcement des capacités des PME /PMI ;
– Développement des activités innovantes, à travers la promotion de l’investissement productif, la production et la transformation locale ;
– Renforcement et rayonnement de la COGEF sur la scène internationale.
La COGEF en quelques chiffres
La COGEF c’est : 13 Confédérations régionales; 116 membres directs, dont 79 associations et groupements professionnels et 37 entreprises ; 70.000 entreprises fédérées à leur tour par les organisations professionnelles et opérant dans l’ensemble des secteurs d’activités de l’économie nationale.


