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Notation financière: perspectives stables pour Onatel-SA

• La note d’émetteur de long terme a été rehaussée

• Elle passe de A (WU) à A+ (WU) 

• Sur l’échelle de notation de GCR ratings

La fin d’année 2025 a apporté de nouvelles perspectives à la société Onatel-SA. Le 19 décembre, l’agence de notation GCR ratings a publié un communiqué de presse sur la notation de l’entreprise. Les bonnes nouvelles : GCR rehausse la note d’émetteur de long terme de A(WU) à A+(WU) de ONATEL-SA (Moov Africa Burkina Faso), sur son échelle régionale de notation.  La perspective est stable.  En outre, la note d’émetteur de court terme de A1(WU) est affirmée.

Les principaux facteurs de notation

Selon le communiqué de presse de GCR, le rehaussement de la notation de ONATEL-SA (Moov Africa Burkina Faso) repose sur la capacité durable de l’opérateur à générer une rentabilité solide et des flux de trésorerie élevés, lesquels renforcent sa flexibilité financière et atténuent l’affaiblissement progressif de la liquidité lié à l’augmentation des besoins de financement des investissements et au maintien d’une politique de dividendes captive. « Ces fondamentaux financiers robustes compensent largement la faiblesse du profil d’affaires de l’opérateur caractérisé par une position de challenger sur le marché de la téléphonie mobile au Burkina Faso », peut-on y lire.  Le profil financier de ONATEL-SA (Moov Africa Burkina Faso) demeure robuste, soutenu par une reprise modérée de l’activité. Les revenus ont enregistré une croissance de 2% sur l’exercice pour atteindre 142 milliards FCFA (2023 : 139 milliards FCFA ; 2022 : 146 milliards FCFA ; 2021 : 155 milliards FCFA ; 2020 : 157 milliards FCFA). Cette amélioration reflète principalement la forte progression du segment très haut débit, en hausse de 152%, qui continue de se distinguer pour devenir le principal moteur de croissance de l’opérateur.

Les marges opérationnelles restent stables d’une année à l’autre, malgré un environnement sécuritaire difficile, avec une marge brute de 24% (inchangée par rapport à 2023) et une marge nette de 15 %. Cette résilience traduit une bonne maîtrise des coûts et un positionnement commercial solide sur un marché concurrentiel.

Toutefois, GCR anticipe une pression accrue sur les marges de l’opérateur au cours des 12 à 18 prochains mois, en raison de la croissance de ses charges d’approvisionnement en énergie et des dépenses de maintenance et de sécurisation des infrastructures dans les zones exposées aux risques sécuritaires.

Moov Africa (ONATEL-SA) conserve un profil concurrentiel adéquat, soutenu par une large couverture réseau, un portefeuille de services convergents et l’appui opérationnel du Groupe Maroc Telecom. La croissance du très haut débit et du mobile money continue de dynamiser l’activité, tandis que l’expansion du réseau contribue à l’augmentation de la base clients. Toutefois, l’opérateur demeure challenger sur un marché dominé par le principal concurrent dont la position de leader exerce une pression tarifaire persistante.

« De la classification des opérateurs suivant le revenu, ONATEL-SA affirme sa position de challenger sur le marché burkinabè, avec une part de 26%, derrière Orange Burkina Faso (62%) et devant Telecel (8%) pour une croissance de 4% du secteur des télécommunications, représentant un revenu de 533 milliards FCFA, malgré un contexte sécuritaire difficile », indique le communiqué. Et de poursuivre, son nombre d’abonnés atteint 12,023 millions, contre 12,636 millions pour Orange, sur un total de 27,455 millions dans le secteur. Au regard de la dynamique de marché, GCR prévoit que la société maintiendra sa position de challenger, en dépit des stratégies mises en œuvre pour récupérer sa place de leader.

NK

Perspective stable

La perspective attachée à la notation de ONATEL-SA (Moov Africa Burkina Faso) est stable. GCR justifie cette perspective stable par le fait que l’opérateur devrait continuer à générer des marges de profits adéquats du fait de la stabilité de sa structure de coûts, ce qui soutiendrait de solides leviers financiers. En outre, la liquidité devrait rester sous pression du besoin d’investissements et des dividendes, pendant que la structure maintient sa position de challenger sur le marché.

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