
• 500 infrastructures socioéconomiques déjà réalisées
• 30.000 femmes insérées dans l’agrosylvopastoral
• 1.400 écoles réouvertes
Englué dans une crise sécuritaire depuis 2015, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir le 30 septembre 2022, fait de cette question cruciale une priorité. Une insécurité qui affecte malheureusement de nombreuses familles qui sont aujourd’hui dans une situation d’assistanat à laquelle le gouvernement entend apporter une réponse urgente et efficace. Appelé pour la deuxième fois, conformément à la Constitution, en l’espace de trois mois, devant la Représentation nationale pour exposer aux Burkinabè la situation sur l’état de la Nation, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogoa, a donné une bonne nouvelle aux Députés. Cette information à partir des chiffres officiels porte sur le retour des PDI dans leurs localités d’origine. Il a attiré l’attention des Députés sur la mise en œuvre des actions, combinée à la dynamique de reconquête et de sécurisation du territoire, qui a permis à ce jour, la réinstallation progressive de plus de 1.014.000 PDI dans près de 700 localités. Toujours dans la même dynamique, il a rappelé qu’une assistance alimentaire avait été́ apportée à près de 2.000.000 de personnes vulnérables et que 108.000 ménages avaient bénéficié́ d’articles ménagers essentiels. En plus de l’assistance alimentaire, l’Etat burkinabè a pensé à comment les PDI pouvaient garder toujours leur dignité en les dotant d’abris. A ce titre, des appuis en logement et abris d’urgence ont été́ apportés à 23.000 PDI et à plus de 45.000 ménages vulnérables. Dans le souci d’apporter une solution structurelle à la prise en charge des PDI, le Premier ministre a mentionné que le gouvernement veillait à ce que les personnes qui retournent dans leurs localités d’origine puissent être accompagnées à s’y installer durablement par des activités socioéconomiques. Le deuxième axe de la résorption de la crise humanitaire a porté́ sur la redynamisation des économies locales et l’autonomisation des populations affectées. La concrétisation de ce deuxième axe passe, selon Jean Emmanuel Ouédraogo, par la poursuite de la mise en œuvre de grands projets d’investissement tels que le Projet d’appui au développement des économies locales, le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience et le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel. Lesquels projets ont déjà permis la réalisation de près de 500 infrastructures socioéconomiques dans la quasi-totalité́ des 13 régions du Burkina Faso. En faveur de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, près de 91.000 personnes ont bénéficié́ de crédits pour le financement de leurs activités. 30.000 femmes appartenant à des organisations féminines ont été́ dotées en technologies et matériels de production, de transformation et de conservation de produits agrosylvopastoraux. Le rôle régalien de l’Etat burkinabè envers les PDI ne s’est pas arrêté aux actions suscitées. Le Premier ministre a évoqué les mesures efficaces et efficientes prises pour permettre aux enfants déplacés de poursuivre leur scolarité et mieux, de pouvoir continuer de bénéficier des soins adéquats. Il a mentionné qu’un grand nombre d’enfants qui vivaient dans les localités affectées par le terrorisme avaient vu leur scolarité́ perturbée. Dès lors, dit-il, les actions ont porté́ sur la délocalisation des structures éducatives des zones à fort défi sécuritaire vers des zones plus sécurisées, sur la construction d’espaces temporaires d’apprentissage et sur l’octroi de subventions aux élèves déplacés internes.
Ambéternifa Crépin SOMDA
Encadré 1
Les efforts engagés pour garder les milliers d’enfants dans le système éducatif
• Plus de 1.400 structures éducatives ont été́ réouvertes ;
• Environ 400 structures éducatives ont été́ délocalisées ;
• 1.700 espaces temporaires d’apprentissage ont été́ réalisés ;
• De milliers de kits scolaires ont été́ distribués, pour ne citer que ces exemples.
Encadré 2
Les mesures sanitaires fortes déployées
– Réouverture de plus de 200 formations sanitaires ;
– Création de 60 postes de santé avancés ;
– Déploiement de cliniques mobiles dans les régions ; recrutement et déploiement de 15.000 agents de santé à base communautaire.