
• Une amélioration de plus de 9% par rapport à 2025
• Portée par les rendements de l’arachide, la pastèque et le riz
• 76 millions de tonnes de production au niveau de l’Union
La Commission de l’UEMOA a rendu publiques, le 6 octobre dernier, les principales évolutions de la conjoncture économique et financière de l’Union. Dans cette note, il ressort que pour 2026, le taux de croissance économique de l’Union est projeté à 6,3%, contre 6,5% en 2025. Au deuxième trimestre 2026, le PIB réel de l’Union a progressé de 6%, et selon les estimations de la BCEAO, le Niger est le pays qui affiche le rythme le plus soutenu, soit 7%. Une dynamique portée par les bons résultats de la campagne agricole, la vigueur de la demande intérieure, ainsi que le dynamisme du BTP, du commerce et des services.

C’est le meilleur levier pour surveiller la dynamique de croissance dans l’Union. Dans la note de conjoncture, il ressort que pour la campagne agricole 2025-2026, la production agricole, au niveau régional, s’est nettement améliorée, avec une estimation de la production de plus de 76 millions de tonnes, pour une hausse de 6,6% par rapport à la campagne précédente, et une production d’exportation qui se situerait à 15,1 millions de tonnes, pour une augmentation de 8,9% par rapport à la campagne précédente.
Par pays, cette amélioration a évolué en dents de scie. Au Bénin, par exemple, les prévisions de la campagne tablent sur une production vivrière de 13,4 millions de tonnes — tirée par le mil (+88,1%) et le maïs (+16,4) — et une production d’exportation en hausse de 6,2%, pour se situer à 2,8 millions de tonnes, malgré le repli de 3,7% de la production de coton. Pour rappel, le Bénin est devenu le leader de la production de coton au niveau de la région au cours des dernières années, avec des rendements de plus de 1,19 tonne à l’hectare.
Au Burkina Faso, les premières estimations de la production pour la campagne 2025-2026 tablent sur une production vivrière de 8,388 millions de tonnes, soit une hausse de 16,5% de la production, et une exploitation des produits d’exportation en hausse de 7,7% qui devrait porter la production à 1,697 million de tonnes. En Côte d’Ivoire, l’agriculture d’exportation s’est consolidée de 6,3%, malgré la baisse de la production de cacao (-2,7%), en lien avec les phénomènes climatiques et le recul persistant de la production de café (-62,2%). En effet, bien que les prix de la fève de cacao sur le marché international aient été attractifs pour les agriculteurs et les investisseurs, au point de les amener à renforcer leur production en 2025, certains ont préféré consacrer une bonne partie de leur superficie à la production d’anacarde. En conséquence, celle-ci s’est renforcée de plus de 64% en 2025, participant également à la résilience du pays face aux effets climatiques.
Hausse de production agricole au Mali
En Guinée-Bissau, la production agricole s’est bien comportée en 2025, avec des hausses respectives de 4% pour les produits vivriers et de 25,7% pour les produits d’exportation, tirés essentiellement par les exportations d’anacarde, principale ressource d’exportation du pays. Au Mali, les estimations pour la campagne 2025-2026 affichent une hausse de la production agricole de 4%, soient 11,452 millions de tonnes de produits vivriers et 682 mille tonnes de coton pour l’exportation. La production vivrière a, notamment, été tirée par les récoltes de maïs (+20,6%) et de fonio (+6,4%). Cependant, des baisses de production ont été relevées au niveau de certaines céréales telles que le mil (-13,3%) et le riz (-6,6%).
Au Niger, les estimations de la production agricole indiquent une croissance de 9,2% en 2025, contre une contraction de 4,7%, lors de la campagne précédente, soit une production totale de 11,862 millions de tonnes. S’agissant des produits d’exportation, la production d’arachide devrait se renforcer de 8,4% pour dépasser la barre des 800 mille tonnes. La pastèque serait encore plus dynamique, avec une hypothèse de croissance de 10% de sa production. S’agissant des produits vivriers, la dynamique de la production serait portée par le riz qui afficherait une production de plus de 370 mille tonnes, après la production de 294 mille tonnes, lors de la campagne précédente. Le mil resterait dynamique et continuerait de constituer, avec le niébé, une des principales spéculations vivrières.

Au Sénégal, les estimations de production pour la campagne 2025-2026 font ressortir une hausse de 11,3% de la production agricole, résultant d’une hausse de 25,8% des produits d’exportation, constitués principalement de l’arachide (+21,8%), du coton (+65,9%) et de la pastèque (+29,8%). Les produits vivriers sont estimés en augmentation de 4,7%, pour une production de 3,340 millions de tonnes. La production de maïs a atteint 639,938 mille tonnes, soit une hausse de 29,1% en 2025. La production de riz a effleuré le million de tonne, soit 998,379 mille tonnes et la production de mil est estimée à 696,440 mille tonnes.
Au Togo, la production au titre de la campagne agricole 2025-2026 est attendue en hausse de 3,8%, soit une production totale de 4,950 millions de tonnes. Les productions d’exportation augmenteraient de 7,9%, sous l’influence de la dynamique de la production de cacao (+6,2%), de l’augmentation de la production de coton (+6,6%) et de celle de café (+11,3%). La production vivrière augmenterait de 3,4% pour cette campagne, avec une production d’igname qui devrait rester vigoureuse (+3,7%). La production de maïs devrait se conforter, ressortant en hausse de 2,1%, de même que celle de riz qui ressortirait en croissance de 4,7%.
NK



