
• 14 personnes physiques et morales distinguées
• Assurances et BTP, deux catégories s’ajoutent
• La culture valorisée
Et de deux pour la cérémonie de distinction des Personnalités de l’année de L’Economiste du Faso ! Après la première édition en 2025, le pari de la deuxième a été tenu dans la soirée du 20 janvier 2026. Cette fois, l’enceinte du Musée national du Burkina a servi de cadre pour ce rendez-vous annuel. Tout comme la précédente édition, la présente a drainé du monde, parmi lesquels, des responsables d’institutions, des patrons de médias, des Directeurs de communication, des chefs d’entreprises, des représentants du corps diplomatique. Au total, pas moins de trois cent personnes ont été témoins d’une soirée conviviale mais aussi empreinte de solennité.
Pour cette deuxième édition, 14 personnalités physiques et morales étaient à l’honneur. Innovation, deux catégories, BTP et Assurances, font leur entrée dans la sélection du canard, en plus des douze retenues, lors de la première édition, à savoir les catégories Education, Culture, Sport, Société, Santé, Finances et Bourse, Commerce, Services, Agriculture, Mines, Industrie et Banques. L’ajout des deux nouvelles catégories se justifie, ces secteurs sont aussi reconnus comme des maillons essentiels du financement de l’économie nationale, et désormais des secteurs suivis par la Rédaction de votre journal.
Selon un processus et des critères de sélection bien définis

Les personnalités dans ces différentes catégories ont en commun cette particularité d’avoir marqué l’actualité de l’année écoulée, par des valeurs et qualités reconnues : dévouement, engagement, sens du devoir et de la responsabilité, etc. En exemple, l’octogénaire Tinkuilga Nana, lauréat dans la catégorie Société. Ceux qui gardent un œil sur l’actualité burkinabè se rappellent encore cette scène, en juin 2025, dont ce vieil homme fut l’acteur principal. En effet, ce vieil homme a pédalé sa bicyclette sur une trentaine de kilomètres, avec son sac de ciment attaché derrière, pour soutenir et accompagner l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. « Je sais que mon sac de ciment ne pourra pas bâtir le pays à lui seul, mais je le fais pour ceux qui viendront après moi, pour mes petits-enfants, pour montrer l’exemple », avait-il expliqué. Un acte hautement patriotique qui a profondément marqué l’opinion nationale, suscité l’admiration de nombreux Burkinabè et inspiré des entreprises à reconnaître et à soutenir les citoyens engagés. Depuis, Tinkuilga Nana incarne un engagement exemplaire en faveur du développement communautaire et de la solidarité citoyenne au pays des Hommes intègres.
Raconter des efforts et des sacrifices au-delà de l’info
Les personnes distinguées ont été sélectionnées suivant un processus et des critères bien définis. En effet, un jury composé de journalistes, chefs de desk de L’Economiste du Faso, suit, au fil de l’année, l’actualité de leurs secteurs respectifs, en retenant les faits les plus importants. Au cours des réunions, avec des experts et consultants dans ces dits secteurs, les choix s’affinent et se dégage une liste de candidats pour chaque catégorie.
Le choix définitif revient au jury qui statue après le 31 décembre de l’année N. Les lauréats doivent répondre à plusieurs critères : jouir d’une bonne moralité avérée et reconnue, avoir un impact social et/ou économique dans sa communauté, avoir mené une action forte au cours de l’année clôturée et n’avoir pas été déjà primé sur les éditions précédentes des PDA.
En mettant ces personnalités sous les feux des projecteurs, L’Economiste du Faso entend célébrer celles et ceux qui se sont distingués non seulement dans l’actualité, mais aussi dans la vie de leurs concitoyens. « Ce soir, nous faisons bien plus que remettre des distinctions. Nous faisons le choix de célébrer les réussites, dans un contexte où l’on parle trop souvent d’échecs et de crises », a indiqué la Directrice de publication du journal, Elza Sandrine Sawadogo. Selon elle, cette soirée de reconnaissance est guidée par une conviction que s’est fait le magazine américain The Times : « Le journalisme ne doit pas se limiter à informer ou à classer des performances. Il doit raconter les efforts, parfois les sacrifices consentis pour bâtir une économie plus solide et une société plus résiliente », a-t-elle déclaré.
Inspirer les générations futures par l’exemple
La deuxième édition de la cérémonie de distinction a reçu la caution de plusieurs personnalités de marque. Notamment, le président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma, patron de l’évènement, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo, président de la cérémonie, et la marraine, la Directrice générale de Coris Bank International, Gisèle Gumedzoé. Pour cette dernière, les lauréats, par leurs trajectoires, leur engagement et leurs résultats, contribuent à renforcer la confiance, à inspirer les générations futures et à démontrer que le pays des Hommes intègres regorge de talents capables de relever les défis du moment. « Vous êtes des sources d’inspiration pour les entrepreneurs, des jeunes cadres et tous ceux qui aspirent à contribuer activement au développement de notre Nation », a déclaré Gisèle Gumedzoé à l’endroit des 14 Personnalités. Lauréate d’un prix dans la catégorie Banques, lors de la première édition, la Directrice générale de Coris Bank International a témoigné que cette reconnaissance a renforcé le sens de responsabilité et d’exigence de la banque. « Elle nous engage à poursuivre avec constance et rigueur notre mission au service du développement économique et social », a indiqué Gisèle Gumedzoé.
Susciter une mobilisation collective autour d’un idéal commun
Pour sa part, le ministre de la Communication a salué la tenue d’une cérémonie qui valorise et magnifie le sens de l’engagement et de la contribution au développement du pays. « Chaque Burkinabè est un bâtisseur et il n’y a pas de petite pierre pour participer à l’édification de notre patrie. Célébrer les réussites n’est donc pas un luxe, c’est une nécessité, voire un impératif dont l’objectif est de susciter la mobilisation collective autour de notre idéal commun, celui de faire du Burkina Faso une terre libre et prospère, digne et fière de son intégrité », a estimé Gilbert Ouédraogo. Et d’ajouter : « Cela est une contribution précieuse à la construction d’une société plus engagée et plus confiante en son avenir ». Pour le ministre Ouédraogo, c’est toute la presse burkinabè qui se sent honorée à travers L’Economiste du Faso.
Pour rappel, la désignation de personnalités de l’année est une vieille tradition instituée par le magazine américain The Times depuis une centaine d’années. Au fil des ans, de nombreuses Rédactions à travers le monde se sont approprié cette tradition.
Mais en organisant une cérémonie dédiée à ses Personnalités, L’Economiste du Faso entend sortir des sentiers battus consistant à présenter ceux qui marquent toute une année seulement dans les colonnes des journaux.
En attendant la troisième édition, en 2027, le ministre de la Communication a souhaité « que cette noble initiative se consolide et se perpétue à l’agenda économique national, afin de pérenniser l’honneur et la mémoire de ceux qui ont fait et qui font la fierté de notre chère et fière patrie ». o
B.K
« Rythmes et savoirs du terroir », pour valoriser la culture
Cette deuxième édition des PDA de L’Economiste du Faso était placée sous le thème « Rythmes et savoirs du terroir ». Une autre innovation par laquelle le Journal a voulu valoriser le potentiel culturel burkinabè. En témoigne le son du balafon et les rythmes Salou qui ont agrémenté la cérémonie. Ou encore le choix même du Musée national pour accueillir l’évènement. Pour le ministre de la Communication, cela est un symbole fort et la preuve que culture et économie sont des secteurs qui vont de pair et se renforcent mutuellement. Pour le ministre de la Communication, c’est toute une vision que le Journal a choisi de célébrer, « celle d’un Burkina Faso qui croit en son potentiel culturel, touristique et économique et qui fait du mérite, du travail et de la créativité les piliers de son développement ». L’occasion pour Gilbert Ouédraogo de rappeler que le tourisme culturel représente une source importante de création de richesse et d’emploi. A l’en croire, les arrivées du tourisme récepteur sont passées de 120.202 en 2023 à 133.240 en 2024, soit une progression de 9,6 %. Dans le même temps, en 2024, le secteur a engendré des recettes de 90 milliards FCFA.
Avis de participants à la cérémonie
Arnaud Ouédraogo, Coordonnateur de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO)
« Je crois que c’est une bonne initiative à encourager, parce qu’au regard de la situation actuelle des médias, au Burkina et dans le monde, qui vivent des moments difficiles en termes de rentabilité économique, de viabilité tout courT, voir un média tenir un évènementiel de cette taille, c’est à encourager et à dupliquer dans tous les médias. Il faut que les médias réfléchissent à se réinventer, à vendre autre chose que les contenus médiatiques, même si c’est leur première fonction que de vendre ces contenus. Mais quand on parle de modèle économique, quand on parle d’adaptation ou de viabilité, il faut aussi des cadres de ce genre. Parce que cela donne une visibilité au média, aux acteurs de l’économie et d’autres secteurs de développement du pays. Ça donne un élan de patriotisme aussi aux populations, aux lecteurs.
Cyr Payim Ouédraogo, Directeur de publication de Infos-Sciences-Culture, président de la Société des éditeurs de presse (SEP)
« C’est une très belle initiative et c’est très important d’aller dans le sens de ce type de prix. Des initiatives de personnalités de l’année, beaucoup de médias, qu’ils soient nationaux ou internationaux, en font. Le fait de faire sortir de l’ombre de grands acteurs qui participent au développement, qui participent au rayonnement des différents domaines d’activités, c’est une bonne chose que beaucoup de gens méritent de savoir. Il faut que les médias le fassent pour valoriser ces hommes et ces structures. Des cérémonies comme celle-là permettent de donner une autre ouverture, une autre fenêtre en ce qui concerne la valorisation de ces acteurs du développement ».
Abdoul Kader Diabaté, Consultant en Ressources humaines
« J’ai participé à une belle soirée et je loue fortement cette initiative. En ajoutant de nouvelles catégories dans le palmarès des distinctions, le Journal montre qu’il étend sa vision sur d’autres secteurs. Ces récompenses donnent de l’énergie et du dynamisme à d’autres secteurs d’activités où les acteurs savent désormais qu’il y a des gens qui, dans l’ombre, les observent et qu’ils doivent mettre de la valeur et du sacrifice dans ce qu’ils font ».
Propos recueillis par B.K


