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West African Resources: 232.905 onces d’or produites au 1er semestre 2026

  • Pour un bénéfice semestriel estimé à 175 milliards FCFA
  • Un premier dividende sera distribué aux actionnaires
  • Selon le PDG de la société, lors du Mining Forum Americas

 Le Mining Forum Americas, l’un des plus grands rassemblements mondiaux des sociétés minières de métaux précieux et d’investisseurs, a refermé ses portes le 30 septembre dernier, aux Etats-Unis. La rencontre a réuni les dirigeants des plus grandes entreprises du secteur et les principaux gestionnaires de Fonds mondiaux. L’édition de septembre 2026 a réuni 206 entreprises provenant de 34 pays, représentant une capitalisation boursière combinée phénoménale de 1.350 milliards de dollars.

Parmi elles, une entreprise comme West African Resources (WAF) a présenté les perspectives financières et opérationnelles à l’attention des marchés. Richard Hyde, son PDG, y a publié les résultats financiers de la société mère de Kiaka et Sanbrado. L’Economiste du Faso a obtenu une copie de ces résultats. Et 3 points importants ressortent de la présentation de M. Hyde.

La société australienne a dévoilé un bénéfice net après impôts de 437 millions de dollars australiens (AUD) pour le premier semestre 2026 et anticipe un bénéfice annuel proche du milliard d’AUD ; deuxième point, porté par ce résultat, la société distribue son tout premier dividende de 0,20 dollar australien, soit environ 24 millions d’AUD aux actionnaires. Troisième point, elle a décidé de maintenir l’intégralité de sa production d’or sans couverture financière. Une pratique qui permet à l’entreprise et à ses investisseurs de profiter pleinement de la hausse actuelle des cours de l’or. Des performances rendues possibles grâce à la production d’or tirée des deux mines de la société, Kiaka et Sanbrado. Ces deux projets ont produit 232.905 onces d’or au premier semestre 2026. Sur la période, Kiaka a contribué à hauteur de 133.274 onces et Sanbrado à 99.631 onces.

Kiaka, le nouveau moteur de production

Mise en production en juin 2025, Kiaka est située dans le Centre-Sud du Burkina Faso.

Le projet repose sur une exploitation à ciel ouvert et dispose de ressources évaluées à 9,2 millions d’onces d’or, tandis que les réserves sont estimées à 4,7 millions d’onces. La durée de vie de la mine est annoncée à 16 ans.

L’installation de traitement fonctionne actuellement sur une capacité de 10 millions de tonnes de minerai par an, avec une montée à 12 millions de tonnes prévue en 2028. Avec un taux de récupération annoncé de 92 % sur la durée de vie de la mine, Kiaka devrait produire en moyenne 277.000 onces par an entre 2026 et 2035. Au premier semestre 2026, sa production a déjà atteint 133.274 onces.

Avant Kiaka, WAF avait déjà installé son activité au Burkina Faso avec Sanbrado, entrée en production en mars 2020. Sanbrado combine exploitation à ciel ouvert et exploitation souterraine. Ses ressources sont estimées à 4,4 millions d’onces d’or, pour des réserves de 2,3 millions d’onces. La durée de vie de la mine est annoncée à plus de 11 ans.

Au premier semestre 2026, Sanbrado a produit 99.631 onces.

Au-delà des volumes produits, l’enjeu pour le Burkina Faso se mesure aussi dans les retombées financières de l’activité minière. WAF affirme avoir contribué directement à hauteur de 850 millions de dollars en impôts et redevances depuis le début de ses opérations minières en 2020.

La compagnie indique également avoir versé 46 millions de dollars au Fonds de développement minier, correspondant à 1 % des revenus, selon la présentation, ainsi que 18 millions de dollars dans des projets communautaires et des dons. Six millions de dollars supplémentaires ont été consacrés au Fonds de réhabilitation et de fermeture des mines.

Ces montants donnent une indication de l’importance prise par les activités de WAF dans l’économie minière nationale. Ils doivent, toutefois, être distingués des dividendes et autres flux liés à la participation de l’État dans le capital des sociétés minières.

L’autre volet des retombées revendiquées par WAF concerne l’emploi et le développement des compétences. Le Groupe indique compter 3.653 travailleurs dans ses opérations au Burkina Faso, dont 2.491 employés de WAF. Plus de 95 % de ces derniers sont Burkinabè.

La compagnie indique également que 30 % de la main d’œuvre de Kiaka et 55 % de celle de Sanbrado proviennent des régions locales concernées.

Pour renforcer cette base de compétences, plus de 32.000 heures de formation ont été dispensées, couvrant, notamment, l’intégration des nouveaux employés, le développement du leadership et les compétences techniques. WAF a, par ailleurs, mis en place un programme de formation et de certification permettant de transformer l’expérience pratique acquise dans les métiers techniques en qualifications reconnues au niveau national.

Les perspectives de WAF au Burkina

Le Groupe affiche ainsi une ambition de production moyenne de 533.000 onces d’or par an entre 2026 et 2035, avec un pic annoncé à 596.000 onces en 2030. Cette trajectoire repose principalement sur la combinaison de Kiaka et de Sanbrado, mais aussi sur la capacité de WAF à convertir ses ressources supplémentaires en réserves et à prolonger la durée de vie de ses actifs. Le Groupe reste par ailleurs exposé à l’évolution du prix de l’or et aux conditions techniques et règlementaires de ses opérations.  Et bien que Richard Hyde ait rappelé la complexité sécuritaire régionale en Afrique de l’Ouest, il a insisté sur la résilience de WAF, soulignant que l’entreprise n’a jamais manqué ses prévisions trimestrielles depuis cinq ans et collabore étroitement avec l’État burkinabè (qui détient 15% de participation dans les projets).

ESS

 Résultats financiers

Le Directeur général, Richard Hyde, a déclaré que la société avait affiché un solide résultat semestriel et générait désormais des flux de trésorerie substantiels.

  • Bénéfice semestriel : 437 millions AUD (environ 175.274.889.786)
  • Prévision de bénéfice annuel : environ 1 milliard AUD, soit environ le double du résultat du premier semestre.
  • Capitalisation boursière : environ 4,1 milliards AUD, soit environ 3 milliards $.
  • Liquidités et lingots à la fin du trimestre de juin : 1 milliard AUD, soit environ 777 millions $.
  • Coûts tout compris (AISC) : en dessous de 1.900 AUD l’once.
  • Ratio cours/bénéfice : environ 4 fois sur la base des prévisions annuelles.

Source : Investir.com

 

Bilan opérationnel

  • Effectif total : près de 4.000 personnes, y compris le personnel direct et les sous-traitants.
  • Formation dispensée : plus de 32.000 heures.
  • Domaines de formation : inductions, développement du leadership et formation professionnelle.
  • Performance en matière de sécurité : taux de fréquence des accidents enregistrables de 1,35, contre une moyenne du secteur australien de 5,7.
  • Les équipes de sécurité et médicales sont également utilisées pour soutenir les communautés voisines lors d’incidents.
  • Depuis 2020, la société a indiqué avoir versé plus de 850 millions $ en redevances et taxes directes au Burkina Faso.
  • Dépenses pour les projets communautaires : 18 millions AUD.
  • Investissement dans le Fonds de développement local : près de 50 millions AUD.
  • Provisions pour fermeture : 6 millions AUD.
  • Au moins quatre écoles ont été reconstruites ou rénovées.

D’autres programmes comprennent l’énergie solaire et les systèmes de batteries pour l’apprentissage des adultes en soirée, les repas scolaires, les programmes de pépinières, la restauration des moyens de subsistance et des projets agricoles tels que la culture du moringa.

La société a indiqué que son premier diplômé universitaire avait déjà été recruté comme géologue, et que le programme s’étend à huit étudiants par an dans l’ensemble du Groupe.

Source : Investir.com

 

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