
• 16 milliards FCFA encaissés sur les cas de malversations financières
• 478 millions FCFA recouvrés sur les dépenses d’eau, d’électricité et de télécommunications
• 621 millions FCFA sur la location des baux administratifs
Le gouvernement s’est engagé dans la lutte contre la malversation financière qui n’est plus un simple impératif administratif mais un acte de souveraineté et un combat de libération économique. En 2025, les prémices de cette malversation financière se sont révélées probantes avec la “traque” des entreprises qui continuent de vouloir se soustraire au civisme fiscal sur le volet des timbres fiscaux. A la faveur de son exposé sur la situation de la Nation, le 30 janvier 2026 à l’Assemblée législative de transition (ALT), le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, annonce que plus de 3.300 entreprises ont fait l’objet de contrôles fiscaux permettant le recouvrement effectif de plus de 47 milliards FCFA.
A ces chiffres, le locataire de la Primature a aussi révélé que plus de 28.000 acteurs économiques, de même que 473 entreprises industrielles avaient été contrôlés dans le cadre de la lutte contre la fraude commerciale et des pratiques anticoncurrentielles. Des saisies substantielles ont été opérées, dont plus de 2.165 tonnes d’amandes de karité ; 1.850 comptes de dépôts des ministères et institutions ont été contrôlés, afin de lutter contre les malversations financières.
En outre, la défense des intérêts de l’Etat par l’Agence judiciaire de l’État a permis d’éviter des condamnations financières à hauteur de 21 milliards FCFA et de recouvrer 16 milliards FCFA. Ces efforts constants, selon Jean Emmanuel Ouédraogo, se sont intensifiés dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme qui ont permis le retrait du Burkina Faso de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) le 24 octobre 2025, améliorant ainsi la stabilité financière et la signature internationale du pays.
La réduction du train de vie de l’Etat en marche
Toujours en 2025, le gouvernement a engagé des mesures courageuses de rationalisation des dépenses publiques et de réduction du train de vie de l’État pour mieux les aligner aux priorités nationales et améliorer le bien-être des Burkinabè. Comment y arriver, surtout où trouver les ressources financières nécessaires avec le contexte sécuritaire que traverse le Burkina Faso depuis 2015 ? Faut-il d’autres nouvelles mesures fiscales alors que les Burkinabè contribuent déjà au Fonds de soutien patriotique ? Faut-il recourir aux dons et autres aides publiques de développement des partenaires financiers, alors que la révolution patriotique populaire pratiquée au Burkina Faso a renoncé à ces assujettissements ? En lieu et place de toutes ces mesures, l’Exécutif a opté de traquer les fraudeurs et les corrupteurs, mais surtout a décidé de réduire considérablement le train de vie de l’Etat en 2025.
Le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, a révélé que ces mesures sus-citées ont été payantes pour le Trésor public. De l’avis du chef du gouvernement, ces mesures ont permis d’économiser 478 millions FCFA sur les dépenses d’eau, d’électricité et de télécommunications, 621 millions FCFA sur les baux administratifs et une rationalisation institutionnelle par la suppression ou la réforme de structures à faible valeur ajoutée. Sur la plus-value de la suppression de certaines institutions étatiques, le locataire de la Primature mentionne qu’à titre illustratif, la suppression de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le regroupement de 14 Fonds nationaux en 4 grands Fonds. Ces deux mesures fortes de réduction du train de vie de l’Etat ont permis au Trésor public de recevoir un surplus de 1.099.000.000 FCFA.
L’exemplarité par le sommet : réduction des ministères
Au regard de cette vision imprimée par le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui permet de rehausser les recettes propres de l’Etat, Jean Emmanuel Ouédraogo a indiqué que ces efforts qui se poursuivront en 2026 traduisent une exigence de cohérence et d’exemplarité. Pour lui, ce changement de politique est la preuve que l’État se réforme lui-même, afin de mieux servir le peuple et de dégager des marges budgétaires au profit des secteurs sociaux et des investissements structurants.
Au compte de cette réduction budgétaire enclenchée, il faut ajouter le dernier remaniement gouvernemental qui s’inscrit dans cette logique de transformation. Et pour cause, il a consacré la réduction du nombre de départements ministériels, et pour certains d’entre eux, l’adoption de nouvelles dénominations aussi évocatrices qu’engagées.
Ambéternifa Crépin SOMDA
Bonne gestion financière pour relancer l’économie
A bien regarder les sommes engrangées à travers la réduction du train de vie de l’Etat et la malversation financière (tableau), soient 64.099.000.000 FCFA par le Trésor public, il est à noter que le gouvernement burkinabè est engagé dans la bonne gouvernance financière. Un tel surplus de montant sera un atout dans la réalisation des ambitions du gouvernement, à travers la construction d’usines économiques, d’infrastructures éducatives, sanitaires, routières, etc. La finalité est la satisfaction de l’épanouissement économique des Burkinabè.



