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Restes à recouvrer (RAR) : plus de 1.000 milliards FCFA « dehors »

• A la date du 31 octobre 2025

• Un montant de 295,49 milliards FCFA constitué en 2025

• Des mesures fortes pour le recouvrement

L’Etat burkinabè est redevable à ses fournisseurs à des centaines de milliards FCFA. Il s’agit de la dette intérieure. Au titre de l’année budgétaire 2026, le plafond d’endettement du Burkina Faso se situerait à 2.088,39 milliards FCFA, dont 730,94 milliards FCFA (35%) au titre de la dette extérieure et 1.357,45 milliards FCFA (65°/o) au titre de la dette intérieure. Autant l’Etat burkinabè traîne des arriérés de paiement, des agents économiques doivent aussi à ce même Etat. Ces montants dus sont appelés Restes à recouvrer (RAR). Le terme désigne les impôts ou taxes non encaissés à la clôture de l’exercice fiscale (créances, factures, impôts ou cotisations). Il s’agit d’un indicateur financier qui mesure le volume de dettes non encore payées par les redevables et contribuables nécessitant souvent des relances. 

Quelle est la situation desdits RAR en 2025 ?

Un début de réponse a été donné par le gouvernement burkinabè aux membres de la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée législative de transition (ALT) dont le rapport a été rendu public en décembre 2025. A la date du 31 octobre 2025, il a été recensé par la Direction générale des Impôts (DGI), un montant de 1.082,34 milliards FCFA.

Une telle somme perçue par les caisses de l’Etat permettrait la réalisation de plus d’infrastructures éducatives, sanitaires, routières, l’achat de plus d’engrais et de matériels agricoles au profit du monde paysan, etc. Aussi, la totalité de ces RAR recouvrés servira à payer plus d’armes et de munitions pour nos Forces de défense et de sécurité qui font face aux attaques terroristes, à l’acquisition de matériels au profit de l’agence Faso Mêbo, etc.  Sur les 1.082,34 milliards FCFA, 786,84 milliards FCFA sont issus des exercices antérieurs à 2025 et 295,49 milliards FCFA constitués au cours de l’exercice 2025.

Des mesures fortes pour leur apurement

Maintenant que la DGI a pu recenser les RAR, quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour leur apurement ? A cette préoccupation majeure, le ministre de l’Economie et des Finances, Docteur Aboubakar Nacanabo, a donné quelques pistes de solutions. Pour arriver à ses fins, l’Exécutif a sorti une batterie de mesures, dont l’assainissement et la maîtrise de la gestion par les acteurs à travers l’élaboration d’une stratégie de gestion des RAR, assortie d’un plan d’actions opérationnel, et la mise en place des comités d’apurement des RAR dans l’ensemble des Unités de recouvrement (UR) et des sous-UR de la DGI.

A celles-ci le ministre annonce l’assignation   à chaque   responsable   d ‘UR   d’un contrat d’objectifs en matière d’apurement des RAR des 50 plus gros reliquataires, à travers sa lettre de mission au titre de l’année 2025, et l’organisation par la Direction technique (DSF) des tournées d’encadrement des comités d’apurement des RAR, en vue de renforcer leurs capacités.o

Ambéternifa Crépin SOMDA

La dette intérieure 2026 évaluée à 1.357,45 milliards FCFA

A l’effet de préserver la viabilité de la dette, le gouvernement a adopté, en février 2008, la Politique nationale d’endettement public qui prévoit, par ailleurs, la fixation d’un plafond d’endettement annuel. Au titre de l’année budgétaire 2026, la stratégie d’endettement prend en compte les prévisions du cadrage budgétaire à moyen terme 2026-2028 et propose le plafond d’endettement et de garantie, la structure du portefeuille des nouveaux emprunts et leurs termes indicatifs, ainsi que le profil de viabilité de la dette publique à moyen et long terme. Ainsi, le plafond d’endettement pour l’année 2026 se situerait à 2.088,39 milliards FCFA, dont 730,94 milliards FCFA (35%) au titre de la dette extérieure et 1.357,45 milliards FCFA (65°/o) au titre de la dette intérieure.

Source : RAPPORT N°2025-023/ALT/COMFIB/décembre 2025

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