
• Education, santé, routes, industrie…
• Les allocations budgétaires par département
• Plus de 228 milliards FCFA pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire
Ce sont plus de 700 milliards FCFA que le gouvernement burkinabè va injecter, en 2026, dans six grands départements ministériels. Il s’agit de l’Education ; de la Santé ; de la Construction de la Patrie ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Energie et de l’Agriculture. Objectif: accélérer le développement socioéconomique du Burkina Faso. Car pour le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, il faut rattraper le retard en matière de développement socioéconomique. Et pour relever le défi, il exhorte les Burkinabè au sacrifice et au don de soi pour mettre le pays au diapason des grandes Nations.
Du reste, le gap de ce retard a commencé à être comblé dès son avènement au pouvoir et va se consolider en 2026, avec la réalisation de grands projets socioéconomiques pour le bien-être des Burkinabè. Ces grandes réalisations en 2026 avec leurs allocations budgétaires découlent de la mise en œuvre du Budget programme 2026-2028, qui devra permettre d’obtenir des produits ou livrables dont les principaux pour l’année 2026 sont présentés par certains ministères dans la Loi de finance 2026. Pour un montant total de 740.088.109.000 FCFA pour les six ministères mentionnés plus haut.
Enseignement de base : plus de 17 milliards FCFA alloués
« Le Burkina Faso est actuellement comme un avion qui est en bout de piste. Nous allons mettre les pleins gaz pour atteindre en fin d’année 2026, ce que les pilotes appellent V1 ». Voici ce que disait le président du Faso, à la traditionnelle montée des couleurs, le 26 janvier 2026, au Palais présidentiel, à ses collaborateurs.
Pour le président du Faso, pour parvenir à l’indépendance totale et à la souveraineté du Burkina Faso, le pays doit compter sur une génération bien formée, bien éduquée et surtout bien éclairée sur les enjeux du monde. A ce titre, il est prévu une allocation budgétaire d’un montant estimé à 17.687.347.000 FCFA au ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN) en 2026, pour réaliser des investissements structurants tels que la construction de 20 blocs de 3 salles de classes équipées, pour l’expansion du préscolaire ; la réalisation de 14 blocs de 3 salles de classes équipées pour la résorption des classes sous paillotes et la construction de11blocs de 3 salles de classes semi-finies équipées, pour le désengorgement des écoles et l’accroissement des capacités d’accueil au profit des élèves déplacés internes (EDI). A ces infrastructures, s’ajoute la construction de 5 centres d’éducation de base non formelle (CEBNF) équipés.
Au niveau du département de la Recherche et de l’Innovation, on retient l’annonce de la production de 2 phyto-médicaments contre l’hypertension artérielle, la drépanocytose, les hépatites, les arthroses et les parasitoses digestives.
Au regard des ambitions que nourrit le chef de l’Etat dans le domaine scientifique et technologique, le gouvernement a acquis, d’ores et déjà, un microscope électronique à balayage, l’un des plus récents et modernes qui existe actuellement en Afrique, en 2026. En plus de cet appareil de dernière génération, l’Etat a acquis, en 2026, beaucoup d’autres appareils technologiques pour faciliter la recherche par les chercheurs burkinabè. Toujours dans le domaine de la recherche et de l’innovation, l’Exécutif, en 2026, prévoit la construction d’un bâtiment administratif à usage de bureau (R+1) de l’antenne de l’IRSS à Diébougou ; la construction d’un parc d’innovation et l’incubation de 20 technologies. Avec une enveloppe budgétaire de 30.758.420.000FCFA allouée au MESRI, il est aussi attendu la construction de 4 bâtiments pédagogiques ; la réhabilitation de 2 bâtiments ; la construction d’un bâtiment R+3 à l’ENS et la construction de 3 restaurants universitaires.
Santé des Burkinabè : plus de 162 milliards FCFA
La santé des Burkinabè est aussi une priorité majeure du gouvernement burkinabè. Après avoir inauguré le Centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo-Dioulasso, d’un coût de plus de 70 milliards FCFA et d’une capacité de 500 lits, il est prévu, en 2026, la réalisation d’autres infrastructures sanitaires similaires. Avec un budget d’exécution estimé à 162.793.916.000 FCFA en 2026, le gouvernement compte accélérer la mise en service du CHR-U de Manga ; la mise en service du nouveau CHU de Bobo-Dioulasso ; la mise en service du Centre de radiothérapie de Bobo-Dioulasso ; la construction de 10 Postes de santé communautaire (PSC) et la construction de 25 CSPS.
Construction de la Patrie (MCP): 210 km de routes à bitumer en 2026
La fusion entre les Infrastructures et l’Habitat et l’Urbanisme a fait grimper l’enveloppe budgétaire du ministère de la Construction de la Patrie à 209.525.394.000FCFA. Cette somme dont l’exécution devrait permettre d’accélérer à un rythme soutenu les travaux de construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso d’une distance de 332 km en 2X4 voies. En plus de ce grand projet d’autoroute, le MCP doit aussi bitumer un réseau de 210 km de routes, entretenir 6.500 km de route du réseau routier classé ; renforcer 1.500 km de pistes rurales ; réhabiliter / renforcer 20 km de routes et manager 262 km de pistes rurales. Il est aussi assigné au ministère de la Construction de la Patrie, l’apurement de 400 hectares et l’ouverture de 40 km de voies. Pour permettre à chaque Burkinabè de se loger dignement, il est annoncé la construction de 21.765 logements décents.
Industrie et Commerce : financement de 200 entrepreneurs
Le gouvernement burkinabè a aussi bâti le socle de son économie sur des leviers que sont l’industrie, le commerce et l’artisanat. Pour booster, en 2026, ces leviers de croissance, l’Etat a décidé d’injecter une allocation de 19.265.614.000 FCFA. Cette somme doit permettre, en fin décembre 2026, la réhabilitation de 2 infrastructures au SIAO, la construction de 5 infrastructures du Village artisanal du Burkina; le financement de 200 entrepreneurs ou entreprises qui bénéficieront du fonds de partenariat.
Plus de 72 milliards FCFA pour booster l’électricité en 2026
Dans le secteur de l’énergie, le gouvernement compte mettre fin aux délestages au Burkina Faso. Pour y arriver, il a décaissé une allocation globale de 72.485.794.000 FCFA pour la réalisation d’un poste de 90KV et d’une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 20MWc qui seront installés à Koudougou. La réalisation de 42 lignes de 90 KV à Kossodo-Ouaga Est Patte-d’Oie et la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de Matourkou d’une capacité de 30MWc, avec un stockage d’énergie de 17 MWh. Ces réalisations sont prévues s’achever en fin 2026 et permettront, à terme, de réduire la fracture énergétique.
Ambéternifa Crépin SOMDA
Plus de 228 milliards FCFA pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire
L’Agriculture demeure un secteur stratégique pour l’Etat burkinabè, car il doit, comme en 2025, permettre au pays d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Pour y arriver, le président du Faso a jugé optimal de lui adjoindre les secteurs Environnement, Eau et Assainissement. Cette fusion donne désormais le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques et ce, depuis le 12 janvier 2026. Impact direct de ce changement, c’est une enveloppe budgétaire de 228.571.624.000 FCFA allouée audit département en 2026, pour les investissements relatifs à l›environnement, à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à la réalisation d’infrastructures hydrauliques et à la gestion intégrée des ressources en eau. Comme réalisations attendues en 2026, la construction de 1.200 forages équipés de pompes à motricité humaine (PMH), 42.000 branchements particuliers en milieu urbain ; 35.000 latrines familiales ; 1.120 latrines institutionnelles et publiques, etc.
Dans le domaine agricole, le gouvernement va réhabiliter et aménager 10.000 ha de bas-fonds. Dans le domaine des ressources animales et halieutiques :150 tonnes de semences fourragères certifiées seront mises à la disposition des producteurs, etc.



