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Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi: Annick Pikbougoum installée dans ses fonctions

• Elle remplace à ce poste Roland Somda

• Et s’engage à améliorer l’action publique dans son département

Rita Sawadogo, la première femme ministre des Sports du Burkina Faso

«Tout est urgent », avait rappelé le président du Faso, lors de sa prise de pouvoir, le 30 septembre 2022. Et pour cela, il ne faut pas tergiverser sur les services à rendre aux Burkinabè. En effet, à peine nommée, lors du remaniement ministériel intervenu dans la soirée du lundi 12 janvier 2026, Annick Lydie Djouma Pikbougoum née Zingué Ouattara a été installée dans son fauteuil, le mercredi 14 janvier 2026, par le Secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre Directeur de Cabinet du président du Faso, Anderson Méda.

Un bilan satisfaisant à la tête du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi

Les officiels ont immortalisé ces instants historiques pour la postérité

Nommé le 1er août 2024 au poste de ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Anûuyirtole Roland Somda a passé 1 an et 163 jours à la tête du département. Arrivé à ce poste à un moment de fortes attentes, il a réussi à traiter certains dossiers avec stratégie. Il s’agit, notamment, de la crise à la Fédération burkinabè de football (FBF), avec l’élection du Colonel-Major à la retraite, Oumarou Sawadogo, comme président de la faîtière du football national. Le chantier de réhabilitation du Stade du 4-Août dont la réouverture est intervenue le 4 août 2025, en présence du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, et d’anciennes gloires du football africain (Jay Jay Okocha, Emmanuel Adebayor, Samuel Eto’o, Stéphane Mbia, etc.) et du football burkinabè (Charles Kaboré, Djakaridja Koné, Bakary Koné et bien d’autres…). Pour ce qui concerne le département de la Jeunesse, le ministre Somda a su taire les luttes internes du Conseil national de la jeunesse (CNJ), en suspendant le Bureau exécutif national en place. Son passage est crédité d’un bilan satisfaisant. « Des avancées ont été enregistrées, conformément aux orientations reçues, sans jamais perdre de vue l’intérêt général. A titre d’illustration, mon contrat d’objectifs 2025 affiche un taux d’exécution de 90,33%», a relevé Roland Somda.

Au moment de passer la main à Annick Pikbougoum, le ministre a tenu à remercier les premiers responsables du Burkina Faso pour la confiance dont il a bénéficié.  « Votre professionnalisme, votre loyauté et votre disponibilité ont été déterminants », a indiqué M. Somda à l’endroit du président du Faso et du Premier ministre. Il a ajouté que «la passation de charges est avant tout un acte de continuité républicaine. Je quitte ce département en étant rassuré que la dynamique engagée se poursuivra de la plus belle des manières ».

Annick Pikbougoum pour la continuité et l’amélioration de l’action publique

La liste des femmes ayant occupé ce poste n’est pas longue. En effet, Rita Sawadogo a été la première à occuper le ministère en 1984, sous la Révolution conduite par le Capitaine Thomas Sankara. Haut-Commissaire à Kongoussi, dans l’actuelle région des Kuilsé, elle faisait partie des personnes en qui le père de la Révolution d’août 1983 avait placé sa confiance pour conduire les affaires. Après Mme Sawadogo, il a fallu attendre en 1991, pour voir Marlène Zébango arriver comme ministre de la Jeunesse et des Sports, à la faveur de l’ouverture faite à l’époque par le Président Blaise Compaoré, à l’opposition politique à laquelle elle appartenait. Depuis son départ en 1993, le ministère des Sports est dirigé par des hommes.

Il a fallu attendre 2026, soient 33 ans après, pour qu’une autre femme, Annick Lydie Djouma Pikbougoum née Zingué Ouattara, soit nommée à ce poste. Consciente des attentes fortes du ministère dont elle est issue, Mme Pikbougoum s’est engagée à œuvrer à «la continuité et l’amélioration de l’action publique ». En 2023, un Burkinabè sur trois est jeune, c’est-à-dire âgé entre 15 et 34 ans, soient 7,5 millions de personnes. Pour répondre aux attentes de cette frange jeune et aussi des plus âgés, elle s’est engagée à renforcer les infrastructures sportives et soutenir nos athlètes, à faire du sport et de la jeunesse des piliers du développement national en cultivant la pratique du sport chez les jeunes et en développant une industrie sportive au Burkina Faso, dans un esprit de totale inclusion, à promouvoir l’entrepreneuriat et l’innovation chez les jeunes, à développer des programmes d’insertion professionnelle adaptés aux réalités locales. Pour cela, elle a dit compter sur l’apport de ses collaborateurs au ministère et sur l’appui des autorités burkinabè.o

Jacques Théodore BALIMA (Collaborateur)

 

Qui est Annick Lydie Djouma Pikbougoum née Zingué Ouattara ?

Née le 19 juin 1970 à Bobo-Dioulasso, elle est experte en Management- Sport de haut niveau-Sport santé-Évènementiel sportif–Enseignement. Avec son Baccalauréat série D obtenu en 1991, elle intègre l’Institut national de la Jeunesse et des Sports d’Abidjan (Marcory) où elle obtient, en 1996, une Licence en Sciences et Techniques des activités physiques et sportives (STAPS). En 2020, elle décroche un Master en développement et en éducation des adultes, à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Professeur certifiée d’E.P.S., elle a exercé dans plusieurs établissements et a occupé plusieurs postes de responsabilité dans l’administration publique. Elle a été Directrice des Sports de compétition, Directrice du Sport de haut niveau au ministère des Sports et des Loisirs, Administrateur au Conseil d’administration de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS, actuel BYM). Avant sa nomination, elle était Chargée de mission au Cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

 

Football : la Fédération met fin à sa collaboration avec Brama Traoré

La nouvelle est tombée dans la soirée de ce mercredi 12 janvier 2026. La Fédération burkinabè de football a annoncé la fin de sa collaboration avec Brama Traoré, sélectionneur des Etalons. La décision concerne aussi Issa Balboné, Pierre Bazié, Mohamed Kaboré et Wilfried Dah, tous membres du staff technique.

La mesure a été prise aux lendemains de l’élimination des Etalons en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025 par la Côte d’Ivoire (3-0). Cette contreperformance de l’équipe nationale avait suscité la révolte des supporters burkinabè. « Cette décision fait suite aux résultats jugés largement en deçà des objectifs assignés à l’équipe nationale pour cette compétition continentale majeure. Cette contreperformance qui a suscité une vive déception au sein des supporters, des acteurs du football national et des instances dirigeantes », a écrit la faîtière du football national. L’objectif, selon la FBF, était d’atteindre au moins les demi-finales de la compétition comme l’avaient fait Paulo Duarte en 2017 et Kamou Malo à la CAN 2021 au Cameroun.  Par ailleurs, la Fédération rassure les supporters et partenaires du football burkinabè que des dispositions immédiates seront prises, afin d’engager un nouveau processus de sélection en vue de la mise en place d’un nouvel encadrement technique pour les Étalons.o

Jacques Théodore BALIMA (Collaborateur)

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