• L’hôpital de référence a été inauguré par le président du Faso
• Après plus de 3 ans de travaux
• Financé par la République populaire de Chine

Le président du Faso, président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, le Capitaine Ibrahim Traoré, a inauguré, ce 24 décembre 2025, dans la matinée, le nouveau Centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko. Hôpital de référence, cette réalisation est le fruit de la collaboration entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine.

Après 3 ans 8 mois de travaux, et un investissement de 70 milliards FCFA, le Centre hospitalier universitaire de Pala a ouvert officiellement ses portes ce 24 décembre 2025. Financé par la République populaire de Chine, le CHU de Pala s’inscrit dans le cadre de la coopération sino-burkinabè. Cet hôpital de référence a été bâti sur une superficie initiale de 17 hectares, extensible à 30 hectares, dispose d’une capacité de 500 lits et d’un plateau technique moderne, conforme aux normes et standards internationaux. Prononçant le discours officiel d’inauguration, le ministre de la Santé, Dr Lucien Kargougou, a laissé entendre que la date du 24 décembre 2025 restera gravée dans l’histoire à double titre : « Par la mise en service d’une infrastructure sanitaire moderne de haut standing, dotée d’équipements de dernière génération répondant aux normes et standards internationaux, venant ainsi renforcer le plateau technique du pays et rehausser de façon considérable l’offre des soins spécialisés de qualité, d’une part, et d’autre part, la coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine, fondée sur la fraternité, la solidarité et le respect mutuel ».

Ce joyau adopte un modèle architectural vertical en R+2, favorisant une utilisation rationnelle du foncier et une intégration harmonieuse dans son environnement, avec des possibilités d’extension future. Entièrement équipé, il comprend, notamment, 90 salles de consultation, 11 ascenseurs, une unité de soins intensifs, un service d’imagerie médicale de haut niveau avec IRM et scanner de 80 barrettes, 3 radios télécommandées os-poumon, un bloc unifié de laboratoire, ainsi qu’une salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardiovasculaire de dernière génération. Cette salle Phéno-Actis-Siemens, installée au CHU de Pala, serait la première du genre dans la sous-région, voire en Afrique au sud du Sahara, selon le ministre de la Santé, Dr Lucien Kargougou.
Présent à la cérémonie, l’Ambassadeur de la Chine au Burkina, Zhao Deyong, a tenu à saluer la forte implication des autorités, toute chose qui a permis la réalisation de cette infrastructure. Pour lui, le Burkina et la Chine partagent des valeurs similaires en matière de santé publique, en ce sens qu’ils placent les populations au cœur de leurs politiques sanitaires et font de la vie une priorité absolue. Ce nouveau CHU vient donc comme la traduction de la vision d’un Burkina Faso nouveau, fondée sur l’accès équitable à des soins de haute qualité pour tous, sans laisser personne de côté.
Le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, présent à la cérémonie, a affirmé que «l’inauguration de cet hôpital de haut standing vient nous prouver la capacité de certaines Nations à se mettre au-dessus de toutes les considérations et tisser une amitié forte avec le Burkina Faso. Ce CHU est le fruit du partenariat entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. C’est une matérialisation concrète en termes de relations stratégiques entre les deux Nations. C’est une fierté ».
Ib/Collaborateur
La construction du CHU de Pala a fait couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, le site initialement prévu pour accueillir cette infrastructure était la forêt classée de Kua. Mais cela a fait l’objet de plusieurs polémiques et de vives oppositions notamment de la part des organisations environnementales. Après des discussions, consensus a été trouvé pour un nouveau site, à savoir, le village de Pala dans l’arrondissement 5 de la commune de Bobo-Dioulasso, sur la route nationale numéro 1 (RN1).
c’est ainsi que les travaux ont officiellement été lancés le 20 octobre 2020 par le premier ministre d’alors, Christophe Joseph Marie Dabiré. Prévu pour être exécuté sur 36 mois, à compter de la date de la pose de la première pierre, le projet a connu des retards qui ont parfois suscité doutes et inquiétudes.
Il a fallu attendre plus d’une année après le lancement des travaux, soit en 2021 pour que l’entreprise chinoise en charge de la réalisation de l’infrastructure «Beijing Urban Construction Group (BUCG)» Soit officiellement présentée à la population.

