
• Au profit de 12 PPD
• Il faut désormais dire « Initiatives » et « Opérations »
• En lieu et place de « Projets » et « Programmes »
Exit les appellations « Projets et Programmes » de développement. Désormais, il faut utiliser les termes « Initiatives et Opérations » dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques au Burkina Faso. Cette décision a été prise le 6 mars 2025 par le gouvernement burkinabè, à travers une note signée du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur.
La note, adressée spécifiquement aux missions diplomatiques, postes consulaires, organisations internationales et interafricaines accrédités au Burkina Faso, informe que ces nouvelles appellations cadrent avec la mise en œuvre des initiatives présidentielles en cours au pays des Hommes intègres. Depuis son arrivée à la tête de l’Etat burkinabè, le 30 septembre 2022, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, n’a cessé de déclarer que les Partenaires techniques et financiers (PTF) doivent aligner toute aide aux priorités du peuple burkinabè.
Mais avant la prise de cet acte administratif, que peut-on retenir des financements acquis en 2024 et 2025 et du nombre de Projets et Programmes de développement (PPD) réalisés et/ou à réaliser ? Pour l’année 2025, 12 PPD [NDRL : Lire Initiatives et Opérations (IO)] seront mis en œuvre par l’Etat burkinabè et ses Partenaires techniques et financiers (PTF). Sur le coût financier de ces 12 IO, les prévisions sont estimées à 188,584 milliards FCFA.
Il est également attendu la réalisation d’infrastructures socioéconomiques pour la satisfaction des populations burkinabè. Ces bonnes nouvelles ont été communiquées à l’opinion publique le 6 mars 2025, à Ouagadougou, au cours de la première revue des désormais « IO », initiée par le ministère de l’Economie et des Finances autour du thème : « Enjeux et défis de la prise en compte des questions environnementales et sociales dans la formulation et la mise en œuvre des PPD ».
En 2024 : 76% du budget consacré aux investissements
Mais avant 2025, cette rencontre a évalué les taux d’exécution physique et financière respectifs de la mise en œuvre des Projets et Programmes de développement à la date du 31 décembre 2024. Il ressort que les PPD enregistrent des taux d’exécution physique et financière respectifs de 79,01% et 56,38 % au 31 décembre 2024. Mieux, au 31 décembre 2024, le portefeuille des Projets et Programmes de développement sous tutelle technique du MEF comptait 16 Projets et Programmes, dont un Projet en démarrage ; 12 Projets en exécution et 3 Projets en phase de clôture.
Il ressort qu’à fin décembre 2024, le portefeuille des Projets et Programmes du MEF a enregistré des performances moyennes, avec un taux d’exécution physique de 79,01%, soit une hausse de 2,42% points de pourcentage par rapport à 2023, pour la même période, et un taux d’exécution financière moyen de 56,38%.
Sur une prévision de 209,085 milliards FCFA, 121,106 milliards FCFA ont été décaissés et 117, 885 milliards FCFA ont été dépensés, traduisant une bonne absorption des ressources en 2024. Sur les 117,885 milliards FCFA, 76, 3% ont servi aux investissements. Ces investissements ont permis, entre autres, la réalisation d’infrastructures socioéconomiques au profit des populations des zones d’intervention, la production d’information statistique et le renforcement des capacités de l’administration publique.
La rencontre tenue le 6 mars dernier a aussi permis aux acteurs intervenant dans la gestion des PPD d’échanger sur les difficultés rencontrées, de formuler des recommandations et de valider le plan de travail et le budget annuel 2025 des PPD. Au cours de cette revue, les participants se sont également penchés sur les questions environnementales et sociales, dans la mise en œuvre des PPD. Il s’est agi de réfléchir sur leur implication en matière de passation des marchés, leurs impacts sur les coûts et les délais de réalisation des infrastructures.
Synthèse de Ambéternifa Crépin SOMDA
Encadré 1
Difficultés et contraintes de mise en œuvre des Projets et Programmes
• Difficultés liées aux prestataires de services ;
• Difficultés liées aux partenaires techniques et financiers ;
• Difficultés liées aux Unités de gestion de projets ;
• Difficultés liées à l’Administration ;
• Difficultés liées aux bénéficiaires ;
• Contraintes d’ordre général.
Les contraintes majeures de la mise en œuvre des PPD sont, entre autres :
– l’accès difficile à certains sites du fait de la situation sécuritaire ;
– les changements institutionnels ayant entrainé la suspension des décaissements par certains partenaires ;
– l’inflation (qui a atteint un record de 14,6% en 2022) entrainant un renchérissement des prix.o
Source : L’Économiste du Faso
Encadré 2
Des subventions de 20 milliards FCFA à mobiliser au profit du FIE
Le gouvernement burkinabè va pouvoir mobiliser des financements sous forme de subventions à hauteur de 20.000.000.000 FCFA à l’horizon 2027, pour la mise en œuvre de Projets et Programmes en matière de changements climatiques. Lesquels financements serviront pour soutenir des actions climatiques avec d’importantes retombées socioéconomiques et environnementales, dans le cadre de la mise en œuvre du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE), Fonds d’Etat sous la tutelle technique du ministère en charge de l’environnement. Cette information a fait l’objet d’une communication en Conseil des ministres du 12 mars 2025.